À un an de Australie 2027, les postes que Fabien Galthié doit encore trancher
Fabien Galthié dispose d’une ossature installée pour bâtir sa liste des 33 en vue de la Coupe du Monde de Rugby en Australie, avec une prime accordée à la polyvalence. Le sélectionneur du XV de France doit pourtant encore lever des incertitudes à plusieurs postes clés, à commencer par celui de pilier droit.
Au talon et à gauche, des repères solides
Julien Marchand et Peato Mauvaka se partagent en Bleu les deux places de talonneur, comme ils le font au Stade toulousain. La première ligne soulève des questions dans l’esprit du staff tricolore, mais le talon reste une source de garanties, et les deux Toulousains conservent une longueur d’avance sur le Bordelo-Béglais Maxime Lamothe.
À gauche, le Toulonnais Jean-Baptiste Gros semble le mieux placé. Souvent relayé par le Toulousain Rodrigue Neti, il doit aussi tenir compte du retour convaincant, en ce début de saison, de Cyril Baille, longtemps considéré comme le meilleur joueur du monde à ce poste.
Pilier droit, la place reste à prendre
Valeur sûre du Stade toulousain, Dorian Aldegheri est régulièrement sollicité à droite, où aucun des nombreux joueurs essayés pour prendre la succession de Uini Atonio n’a verrouillé le poste, ce qui en fait le chantier le plus lourd du staff. Fiable, il n’offre pas pour autant le profil singulier du Bayonnais Tevita Tatafu (1,85 m et 142 kg), freiné par des blessures à répétition.
Le Clermontois Régis Montagne et le Racingman Demba Bamba semblent, derrière ce duo, avoir pris un temps d’avance sur les autres prétendants au poste. Georges-Henri Colombe et Sipili Falatea en font partie, tout comme Thomas Laclayat.
Meafou, l’inconnue de la deuxième ligne
Sauf surprise, Galthié alignera en deuxième ligne la paire toulousaine formée par Thibaud Flament et Emmanuel Meafou. Mais tout l’enjeu, pour le colosse franco-australien qui porte le numéro 5, consistera à retrouver son niveau après la lourde blessure au genou dont il a été victime à la mi-septembre.
Le Lyonnais Mickaël Guillard a émergé depuis deux ans à ce poste de poutre du pack, où il devance le Castrais Tom Staniforth, sélectionné pour la première fois en 2026. Sa polyvalence, qui fait de lui un recours solide en numéro 8, joue en sa faveur.
Au poste de numéro 4, deux joueurs dominants en Top 14 postulent. Le Palois Hugo Auradou et le Montpelliérain Florian Verhaeghe doivent notamment cette domination à leur aisance en touche.
Une troisième ligne encore mouvante
Objet d’une rotation régulière, la troisième ligne constitue l’autre chantier ouvert. François Cros, infatigable travailleur de l’ombre, figure parmi les premiers noms que Fabien Galthié couche sur sa feuille de match, et Oscar Jégou s’est installé à ses côtés comme un titulaire en puissance au poste de flanker. Anthony Jelonch et Cameron Woki lorgnent aussi cette place, de même que Temo Matiu.
En numéro 8, poste où Grégory Alldritt a perdu du terrain, le choix paraît moins évident. Charles Ollivon, capable d’évoluer sur les ailes de la troisième ligne comme en numéro 4, peut faire valoir sa polyvalence et son expérience. Marko Gazzotti et Alexandre Roumat restent toutefois davantage des spécialistes du poste.
Dupont sans rival, l’ouverture en débat
Personne ne conteste le numéro 9 au capitaine Antoine Dupont. Le Bordelo-Béglais Maxime Lucu tient le rôle de doublure idéale, avec une avance certaine sur les jeunes Nolann Le Garrec ou Baptiste Jauneau.
Cet été, Romain Ntamack et Matthieu Jalibert ont été associés, le Girondin glissant à l’arrière en l’absence de Thomas Ramos. Les automatismes de la charnière toulousaine, performante en ce début de saison, ont longtemps coûté sa place au joueur de l’UBB, qui avait pourtant fait son trou lors du dernier Tournoi pendant la blessure de « NTK ». Le choix du partenaire de Dupont continuera d’alimenter un débat national.
Penaud contraint de cravacher
Compétiteur acharné qui donne de la voix sans relâche et fait office de deuxième ouvreur, Thomas Ramos a fait sien le numéro 15. Sur les ailes, deux joueurs capables de dépanner à l’arrière ont eux aussi solidement ancré leur position, Louis Bielle-Biarrey, qui enchaîne les essais, et le Béarnais Théo Attissogbe, insaisissable balle en main.
Damian Penaud a été déclassé en Bleu cette année. Le meilleur marqueur d’essais de l’histoire du XV de France, auteur de 41 réalisations, devra donc batailler pour s’assurer une place, alors que les Palois Grégoire Arfeuil et Aaron Grandidier-Nkanang, partis de plus loin, peuvent y croire au même titre que les Toulonnais Gaël Dréan et Gabin Villière.
Au centre, l’embouteillage
Parmi les nombreux prétendants au centre, secteur où le réservoir est le plus fourni, Yoram Moefana, robuste clé de voûte du milieu de terrain français, fait figure d’habitué. Le Toulousain Kalvin Gourgues, capable de dépanner à l’arrière ou à l’ouverture, voire à l’aile, s’est révélé depuis la saison dernière. Nicolas Depoortere, partenaire de Moefana à l’UBB, est régulièrement appelé.
Galthié ne devrait pas se passer du profil de Fabien Brau-Boirie. Derrière cet autre espoir palois en pleine confirmation, son coéquipier Émilien Gailleton se disputera les places restantes avec le Toulousain Pierre-Louis Barassi et l’expérimenté Gaël Fickou, qui court après sa 100e sélection.
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