All Blacks : les pistes pour remplacer Scott Robertson
Le 4 juillet 2026, le XV de France sera la toute première équipe à affronter les All Blacks avec leur nouvel entraîneur. Scott Robertson a été évincé jeudi 15 janvier et le processus de recrutement de son successeur a déjà débuté. Il ne reste que moins de 20 mois avant le début de la Coupe du Monde de Rugby 2027 en Australie.
Arrivé au lendemain de la Coupe du Monde de Rugby 2023 en remplacement de Ian Foster, Robertson n’a finalement pas été l’homme de la situation. Sous son mandat, les All Blacks n’ont pas remporté le Rugby Championship et ont notamment concédé une première défaite historique face aux Pumas en Argentine.
Résultat, l’ancien entraîneur des Canterbury Crusaders qui les avait menés à sept titres consécutifs de Super Rugby jusqu’en 2023 a été remercié en plein milieu de son contrat de quatre ans. Aucun autre changement n’a été acté au sein de l’encadrement élargi des All Blacks, le reste du staff demeurant en place pour l’instant.
Face aux médias, David Kirk, le président de la fédération néo-zélandaise de rugby, n’a pas caché que le processus de recrutement serait cette fois assez large pour tenter de trouver un sélectionneur à hauteur des enjeux, affirmant qu’il n’avait, pour l’heure, pas de candidat prédéfini à ce stade.
Jamie Joseph, candidat sérieux
Dans ce contexte, Jamie Joseph, entraîneur des Otago Highlanders et ancien sélectionneur du Japon (Coupes du Monde de Rugby 2019 et 2023), apparaît comme un candidat sérieux à la succession. L’ancien troisième-ligne des All Blacks, comme Robertson, il avait pris les commandes des All Blacks XV lors de leur tournée dans l’hémisphère Nord l’an dernier.
D’autres profils restent néanmoins cités dans la course. Vern Cotter, aujourd’hui à la tête des Blues après avoir dirigé l’Écosse, figure parmi les options envisagées. Dave Rennie, installé au Japon après son passage à la tête des Wallabies, reste lui aussi un nom crédible malgré un mandat écourté en Australie, où il avait été remplacé par Eddie Jones avant la Coupe du Monde de Rugby 2023, pour un résultat final catastrophique avec une élimination dès la phase de poules.
Un retour de Joe Schmidt ?
La piste Joe Schmidt nourrit également les spéculations, surtout auprès des supporters. « Place à Joe Schmidt », lance l’un d’eux. Le technicien néo-zélandais, qui doit céder sa place à Les Kiss à la tête des Wallabies après les tests du Nations Championship cet hiver, aurait été approché par NZ Rugby, au moins de manière informelle. Ancien adjoint d’Ian Foster dans le staff des All Blacks entre la mi 2022 et 2023, ex-sélectionneur de l’Irlande, Schmidt jouit d’une grande réputation pour sa rigueur et sa science du jeu.
Sur les réseaux sociaux, certains supporters vont même jusqu’à suggérer un improbable retour d’Ian Foster, l’entraîneur qui avait conduit les All Blacks jusqu’en finale de la Coupe du Monde de Rugby 2023, perdue 12-11 contre l’Afrique du Sud au Stade de France.
Enfin, d’autres ont mis en avant la frustration d’une partie du public néo-zélandais, estimant que Robertson « n’a quasiment pas eu sa chance ». Un internaute a résumé cet état d’esprit d’une formule tranchée : « Les entraîneurs devraient au moins avoir une occasion de disputer une Coupe du monde chacun. »
Programme chargé
Sur le terrain, le calendrier ne laissera que peu de répit à la future équipe en place. Les All Blacks doivent enchaîner trois rencontres du Nations Championship en juillet à domicile – contre la France, l’Italie et l’Irlande – pour lancer ce nouveau cycle. Ils se rendront ensuite en Afrique du Sud pour une tournée de huit matchs en août et septembre – the great rivalry – où ils doivent affronter les Springboks à quatre reprises.
Ils affronteront l’Australie à domicile et à l’extérieur dans le cadre de la Bledisloe Cup avant de se rendre en Europe en novembre pour d’autres de matchs du Nations Championship.
Quant à Scott Robertson, désormais libre de tout contrat, il devra néanmoins observer une période de réserve d’environ douze mois avant d’envisager de nouvelles fonctions. « Il est soumis à certaines restrictions quant à l’identité de ses futurs employeurs et aux délais avant de reprendre un poste », a précisé David Kirk. « Il existe en effet plusieurs pays concernés, principalement parmi les grandes nations du rugby. »

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