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Rayasi, dernier chaînon marquant de l'UBB : « Il a un vrai talent sportif mais aussi de la nonchalance »

L'ailier de Bordeaux Salesi Rayasi en joie après un essai en Champions Cup contre Northampton. (Photo by ROMAIN PERROCHEAU / AFP via Getty Images).

À Bordeaux, on ne parle désormais (presque) que de lui. Après une année de découverte du Top 14 à Vannes, le Fidjien Salesi Rayasi a attiré sur lui la lumière au sein de la très qualitative ligne arrière de l’UBB et un peu plus encore dimanche dernier contre Northampton (50-28).

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Fait rarissime en Champions Cup, Louis Bielle-Biarrey, peu servi, et Damian Penaud, en mode altruiste, n’ont pas marqué lors de ce match largement dominé par le champion d’Europe. Ils ont laissé cet honneur au dernier venu du trident arrière girondin, Salesi Rayasi, suppléant de Romain Buros moins en verve ces derniers temps, qui a inscrit un triplé rappelant pas mal de souvenirs au public bordelais.

Sur ses deux premiers essais, entre course oblique et une-deux dans le couloir avec son ailier, Rayasi avait des faux airs de Semi Radradra, qui a régalé Chaban entre 2018 et 2020. Son troisième, au terme d’un slalom de 60 mètres entre des Anglais ressemblant à des piquets, a fait penser aux percées de Metuisela Talebula, autre légende fidjienne de l’UBB.

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« J’étais vraiment ravi pour lui. Ça a été un moment spécial. Il fallait le célébrer », a confié Noel McNamara, l’architecte irlandais de cette ligne de trois-quarts sans équivalent ou presque en Europe, qui a bondi de son siège en tribune.

Plus « stimulé » qu’à Vannes

Un moment fort pour ce fils discret de l’ancien international fidjien Filipe Rayasi (13 sélections) et d’une internationale samaone de netball (cousin du basket), passionné de golf et de basket qu’il a pratiqué jeune à bon niveau.

Jean-Noël Spitzer, qui l’a coaché la saison passée à Vannes, décrit un joueur avec « un vrai talent sportif mais aussi de la nonchalance. Il a des qualités assez exceptionnelles. Il l’avait montré en Super Rugby, c’est un grand gabarit, agile, capable d’avoir de la fluidité malgré sa taille (1,93 m), sa masse (105 kg). Il ne va pas vraiment vite mais il a de l’accélération. »

Le manager breton, qui ne l’a utilisé qu’à l’aile « car la communication n’était pas simple avec ses coéquipiers », ne doutait pas vraiment de sa réussite actuelle.

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« La saison dernière, j’ai dit à Yannick Bru que dans une ligne de trois-quarts et un troisième rideau avec des joueurs internationaux, Salesi serait davantage stimulé qu’à Vannes. Chez nous dans une équipe pas du tout du même standing, il n’était pas épanoui. On voyait ses qualités mais par intermittence. »

Noel McNamara, qui a croisé Rayasi pour la première lorsqu’il entraînait la défense de North Harbour, en Nouvelle-Zélande, il y a sept ans était également au courant du potentiel de son poulain. « Il était déjà monstrueux. Tout le monde là-bas le voyait jouer avec les All Blacks ». Une distinction qui n’est cependant pas arrivé, le Fidjien se contentant de l’équipe à VII néo-zélandaise et d’un titre de champion du monde en 2018.

Le tournant après France – Fidji

Cette saison à Bordeaux, Rayasi a été intégré progressivement, débutant sur le banc, puis une fois au centre et enfin à l’aile avant la Tournée d’automne qui a tout changé. Car lors de la venue des Fidji à Bordeaux pour affronter les Bleus, l’ancien All Black Aaron Mauger, entraîneur de l’attaque fidjienne, a parlé à McNamara de l’influence de Rayasi à l’arrière.

« C’était intéressant d’avoir ce point de vue différent », souligne l’Irlandais qui le lance à ce poste une demi-heure face aux Bulls (46-33) en Champions Cup début décembre.

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« Je ne dis pas qu’il a fait basculer le match mais il a fait une rentrée vraiment impressionnante », ajoute-t-il.

Suffisamment pour que l’UBB le prolonge jusqu’en 2029 et que le staff lui offre une première titularisation à l’arrière contre Northampton, marquante.

« Il a des grosses qualités, que ce soit sur les skills, les jeux au pied ou même les duels en un contre un », apprécie le centre Yoram Moefana qui n’hésite pas à chambrer Rayasi « car il est un peu dans son monde, tête en l’air, et arrive des fois un peu en retard. »

Il ne l’était pas face aux Saints, et pourrait, s’il continue sur sa belle lancée, ne pas l’être non plus dimanche lorsqu’il entrera en jeu face aux Bears de Bristol.

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