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Six Nations : que va changer la semaine de repos en moins ?

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C’est la grande nouveauté de l’édition 2026 du Tournoi des Six Nations. La suppression d’une semaine de repos transforme désormais le Tournoi en bloc de six semaines d’affilée avec seulement un week-end « off ». Soit cinq journées de Tournoi sur six semaines.

La décision avait été entérinée en 2023, alors que Six Nations Rugby et World Rugby tombaient d’accord sur un calendrier censé favoriser le bien-être des joueurs.

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C’est en effet au terme de la Coupe du Monde de Rugby 2023 que les deux entités avaient communiqué sur le fait que ce Tournoi 2026 serait celui qui verrait un calendrier aligné entre hommes et femmes. À partir de 2026 en effet, Six Nations Rugby devait adapter la programmation de ses deux compétitions phares.

Plus de visibilité pour le Tournoi féminin

Désormais, le Tournoi féminin débuterait trois semaines plus tard que dans le calendrier en cours à ce moment-là, créant ainsi une fenêtre internationale commune à l’ensemble du rugby mondial.

« J’ai connu un peu les doublons, qui avaient une bonne image aussi parce que tout le monde était convié, et que sur les moins de 20, les garçons et les filles, les spectateurs savaient qu’on avait vraiment tout le monde réuni ; ils ne se tracassaient pas », se souvient l’ancienne internationale Jessy Trémoulière.

« C’est vrai que c’était seulement un week-end. Quand on jouait en Irlande, les spectateurs prenaient un week-end et venaient voir les garçons et les filles. Après, c’est vrai que le fait de jouer sur mars-avril, on a une meilleure visibilité, des grands stades qui peuvent nous accueillir parce qu’il n’y a pas les garçons, et du coup on joue en one shot où des fois c’était un peu compliqué. »

Benazzi : « Le calendrier est surbooké, il fallait enlever les semaines »

Le Tournoi masculin, quant à lui, se tiendrait sur cinq week-ends répartis sur six semaines, offrant davantage de périodes de récupération aux internationaux tout au long de la saison. Sauf que pour le Tournoi en lui-même, ça fait une semaine de repos en moins.

« Le Championnat des nations a rajouté un nouveau match international, en novembre. Le calendrier est surbooké, il fallait enlever les semaines », justifie l’ancien deuxième ligne international et actuel président du comité des Six Nations Abdelatif Benazzi, dans un entretien accordé à l’AFP. « Je pense que c’est bien pour beaucoup d’équipes qui passent la majorité de leur Tournoi des Six Nations ensemble. C’est quand même une petite Coupe du monde, au lieu de repartir dans leur club. Et même pour l’équipe de France, c’est une bonne chose aussi parce que les joueurs vont rester un peu plus ensemble. »

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« Le Tournoi, c’est quand même une petite Coupe du monde. Pour l’équipe de France, c’est une bonne chose aussi parce que les joueurs vont rester un peu plus ensemble. »

Les trois premières journées seront donc concentrées en trois week-ends consécutifs, suivis d’un seul week-end de repos, puis des deux dernières journées. Le but affiché était de compacter le Tournoi pour garder le momentum sportif et médiatique, éviter les longues coupures qui cassent le rythme, et créer un bloc international plus net avant les tests d’été et le Nations Championship.

Autre raison évoquée à l’origine, le bloc de six semaines devrait aussi faciliter l’articulation avec les championnats domestiques (Top 14, Premiership, URC), qui se plaignaient depuis longtemps de la durée des fenêtres internationales en Europe.

Ce changement majeur arrive également à un moment critique dans la vie du Tournoi. « On était un peu stressés sur le fait que la plupart des fédérations étaient en fin de contrat pour les droits télé, dans un marché qui est en crise », confirme Benazzi. « Au final on s’en sort très bien puisqu’on a renouvelé la majorité de nos contrats avec les pays. »

Une gestion des effectifs plus pointue

Sur le terrain, les sélectionneurs devront gérer les effectifs de façon plus agile avec une rotation plus fréquente, une utilisation accrue du banc et une profondeur de groupe solide.

Le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a déjà effleuré la question lorsqu’il avait surpris tout le monde en ne convoquant pas pour le premier match face à l’Irlande des cadres tels que Fickou, Alldritt ou Penaud, par définition dispos pour plus tard. « La sélection, c’est une photo à l’instant T. Elle peut bouger dès la prochaine convocation », avait-il anticipé face à la presse lors de la conférence de lancement.

Pour les joueurs, la charge physique augmente et la stratégie de récupération sera à suivre de très près. Pour les clubs enfin, grâce à une fenêtre internationale un peu plus courte et plus compacte, cela pourrait faciliter la planification de leurs propres matchs, mais au prix d’un risque supérieur de récupérer des joueurs plus fatigués ou blessés.

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