Six Nations : pourquoi l’Angleterre et l’Écosse n’ont pas le droit à l’erreur ce week-end
Après la victoire bonifiée du XV de France face à l’Irlande (36-14) jeudi 5 février, pour l’ouverture du Tournoi des Six Nations 2026, l’Angleterre et l’Ecosse vont tenter de suivre le rythme imprimé par les Bleus, respectivement à Londres contre les Gallois et à Rome contre l’Italie.
Et si le duel paraît déséquilibré à Twickenham entre un XV de la Rose sur une série de 11 victoires et des Dragons bien inoffensifs, avec deux succès seulement au compteur sur leurs 23 derniers matchs (contre le Japon…), le déplacement pourrait être un peu plus compliqué pour les Ecossais face à une Nazionale ambitieuse.
Twickenham : un choc déséquilibré entre l’Angleterre et le Pays de Galles
En pleine confiance avec 11 victoires consécutives, dont un succès de prestige contre les All Blacks néo-zélandais à l’automne (33-19), les hommes de Steve Borthwick ne devraient faire qu’une bouchée d’un XV du Poireau très affaibli, privé de son capitaine Jac Morgan et de son vieux grognard Taulupe Faletau en troisième ligne.
Au complet ou presque, le XV d’Angleterre voudra débuter en fanfare, devant son public de Twickenham (17h40), avec en ligne de mire une éventuelle “finale” en mars au Stade de France, pour une première victoire dans le Tournoi depuis 2020.
« Le 14 mars à Paris, nous voulons être en position, au coup d’envoi, de réussir ce que nous visons tous », a affirmé Steve Borthwick mardi en annonçant son XV de départ, sans prononcer le mot de Grand Chelem, une performance après laquelle les Anglais courent depuis 2016.
Louis Rees-Zammit, l’arme galloise
Face à l’armada anglaise, boostée par les bons résultats des clubs de Premiership en Champions Cup, avec sept qualifiés sur huit, les hommes de Steve Tandy compteront sur leur facteur X, Louis Rees-Zammit, pour jouer les trouble-fête et tenter de signer une première victoire dans le Tournoi depuis un déplacement en Italie en 2023, et une première victoire en Angleterre dans le Tournoi depuis 2012.
Après une tentative ratée en football américain en NFL pendant un an et demi, l’ailier gallois est revenu au XV cette saison avec le club anglais des Bristol Bears, rejoignant dans la foulée la sélection du Poireau. Et il n’a rien perdu, à 25 ans, de ses qualités de vitesse, avec huit essais en 14 rencontres.
Rome : l’Écosse en danger face à une Italie ambitieuse
Sur le papier, l’Ecosse est grande favorite face à l’équipe de Gonzalo Quesada samedi 7 février au stadio Olimpico (15h10), avec une seule victoire de la Nazionale lors des 15 derniers affrontements entre les deux équipes. Mais c’était il y a deux ans seulement, avec un succès 31-29 de l’Italie.
Gare donc à un excès de confiance pour le XV du Chardon, qui arrivera gonflé à bloc dans le sillage du 20 sur 20 signé en Champions Cup par Glasgow, également en tête du United Rugby Championship.
Au sein d’un XV de départ largement bâti sur les Warriors (9 sur 15), le sélectionneur Gregor Townsend a fait des choix forts, écartant les deux meilleurs marqueurs d’essais du rugby écossais, Duhan van der Merwe (32) et Darcy Graham (31), et l’arrière du Stade toulousain Blair Kinghorn.
L’Italie amoindrie mais expérimentée
Côté italien, les Azurri seront privés d’Ange Capuozzo, leur dynamiteur toulousain, de leurs deux demi-de-mêlée habituels, Martin Page-Relo et Stephen Varney, et de l’ouvreur perpignanais Tommaso Allan, blessés. Mais Gonzalo Quesada comptera sur l’expérience de ses joueurs, et notamment de son capitaine Michele Lamaro et des Toulonnais Ignacio Brex et Paolo Garbisi, qui atteindront tous le cap des 50 sélections samedi.
Habitués aux exploits d’un jour mais incapables de confirmer sur la durée, les Ecossais veulent montrer qu’ils sont capables de jouer la victoire dans le Tournoi, alors qu’ils n’ont jamais fait mieux que 3e depuis l’arrivée de l’Italie dans l’épreuve en 2000, après un dernier trophée en 1999.
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