Le rugby français, une économie qui pèse plus d'un milliard d'euros
Au-delà de sa popularité exponentielle, le rugby en France est aussi une économie qui pèse et continue de grandir. Elle a en effet progressé de 38% entre les saisons 2018-2019 et 2024-2025, pour atteindre aujourd’hui 1,33 milliard d’euros selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES) publiée mardi par la Ligue nationale de rugby.
Sur cette activité économique, 575 millions d’euros ont été générés par les 30 clubs professionnels et 203 millions par les spectateurs, au nombre de 5,3 millions dans les stades la saison passée.
Le rugby, via les affluences générées par les 14 clubs de Top 14 et les 16 de Pro D2, constitue ainsi la première entreprise de spectacle, tous secteurs confondus, dans 16 départements français, comme dans le Var par exemple, autour du Rugby Club toulonnais, ou dans les quatre départements de la façade atlantique de Nouvelle-Aquitaine.
« Construit sur des modèles économiques sains et diversifiés », le rugby professionnel est « un accélérateur de valeur pour les finances publiques et les économies locales », insiste cette étude, avec des contributions sociales et fiscales versées par la LNR et les clubs professionnels de 193,8 millions d’euros (+28,5%), contre 45,7 millions d’euros de soutien financier des collectivités territoriales.
Soit un ratio de quatre euros reversés par les acteurs du rugby professionnel aux finances publiques pour un euro de soutien public reçu, souligne le CDES.
Découvrez les résultats de la nouvelle étude économique du rugby professionnel français, réalisée par la LNR avec le Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES) 🏉📈
Cette étude met en évidence une forte progression de l’ensemble des indicateurs économiques, sociaux et… pic.twitter.com/8U2LCAXh5d
— Ligue Nationale de Rugby (@LNRofficiel) January 13, 2026
Un investissement très rentable pour les collectivités
« Au-delà des seuls indicateurs économiques, le rugby professionnel s’affirme comme un acteur structurant de la vie locale », poursuit cette étude, avec jusqu’à seize euros générés localement pour un euro d’investissement public dans les clubs de Top 14.
Le total des dépenses hors stade (transports, hébergement, restauration, tourisme, autres) des 5,3 millions de spectateurs en 2024-2025 a par exemple été évalué à 203,7 millions d’euros.
Quant aux clubs, leur modèle économique est principalement « basé sur les recettes de jour de match », entre les partenariats et hospitalités (47,1%), la billetterie (14,1%), le merchandising (6,7%) et les autres services comme la restauration (6,9%), souligne le CDES. Les droits TV et droits commerciaux reversés par la LNR ne représentent « que » 126,9 millions d’euros, soit 19,8% des recettes des clubs.
Plus que les clubs pros, c’est tout un écosystème qui profite de l’essor du rugby pro en France. Générateur de 5 133 emplois, dont 1 315 emplois induits, soit une progression de 26% depuis 2018-2019, il est aussi un gisement d’emplois « non délocalisables, au cœur des territoires ». De quoi pousser, aussi, les autres territoires moins rugby à investir davantage dans ce sport qui porte bien plus que de belles valeurs.
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