Tournoi des Six Nations 2026 : six joueurs à suivre absolument
Matthieu Jalibert, Henry Pollock, Dan Sheehan, Huw Jones, Louis Rees-Zammit et Edoardo Todaro s’annoncent comme les principales attractions individuelles d’un Tournoi des Six Nations 2026 déjà très attendu. Ces talents, cadres installés ou révélations, portent une part importante des espoirs de leurs sélections respectives.
Matthieu Jalibert, sur un nuage

Absent lors des tests d’automne pour une blessure à une cuisse, l’ouvreur de l’UBB a transformé son retour en véritable démonstration. Stratosphérique depuis plusieurs semaines, il signe une masterclass à presque chaque sortie, empilant quatre essais et 40 points en quatre rencontres de Champions Cup, tout en affolant les compteurs en Top 14 avec cinq essais, 21 passes après contact et 61 défenseurs battus.
Pour le début du Tournoi, Jalibert se présente seul en piste au poste de numéro 10, profitant de la blessure de Romain Ntamack, titulaire habituel au sein du XV de France. Dans un rôle de patron de l’attaque tricolore, la question est désormais de savoir s’il brillera autant en bleu que sous le maillot girondin, au risque de poser un sérieux casse-tête à Fabien Galthié au retour de l’ouvreur toulousain.
Henry Pollock, provocateur et génial

Troisième ligne de Northampton, Henry Pollock est d’abord un joueur d’exception, qui semble se nourrir de l’adversité. Conspué à Chaban-Delmas par le public bordelais en Champions Cup en janvier, il a répondu par un doublé, ponctué à chaque fois de sa célébration signature, doigts posés sur la carotide pour signifier que son pouls reste parfaitement calme.
Titulaire pour la première fois avec les Saints à seulement 17 ans, déjà international anglais (5 sélections) et capé avec les Lions britanniques et irlandais lors de la tournée estivale en Australie à 20 ans, Pollock incarne la nouvelle star d’un XV de la Rose ressuscité. Sa capacité à peser dans le jeu courant et à assumer un rôle de leader émotionnel en fait l’un des symboles de l’ambition anglaise dans ce Tournoi 2026.
Dan Sheehan, le talonneur scoreur

Grand gabarit pour un talonneur (1,91 m pour 110 kg), Dan Sheehan allie puissance et vitesse, une combinaison qui fait de lui une véritable machine à marquer. Avec le Leinster, il affiche déjà 49 essais en 80 matches, auxquels s’ajoutent 16 essais en 35 sélections avec l’Irlande et deux essais en trois capes avec les Lions britanniques et irlandais lors de la tournée 2025 en Australie.
Dans un XV du Trèfle vieillissant et frappé par les blessures, le talonneur de 27 ans sera l’un des fers de lance du pack d’Andy Farrell pour l’ouverture du Tournoi au Stade de France. Son activité, sa mobilité et son sens de la ligne de craie en font une arme offensive majeure dans une sélection irlandaise en quête d’un second souffle.
Huw Jones, un Lion écossais indispensable

À 32 ans, Huw Jones s’est imposé comme une pièce maîtresse du XV du Chardon façonné par Gregor Townsend. Le centre forme avec Sione Tuipulotu une paire redoutable, qui fait la pluie et le beau temps au centre du terrain, aussi bien avec l’Écosse qu’avec les Glasgow Warriors, dont ils sont deux des cadres offensifs.
Auteur d’un triplé contre l’Italie lors du Tournoi 2025 avant de rejoindre les Lions britanniques et irlandais pour leur tournée en Australie, Jones reste pourtant en manque de rythme cette saison, limité à trois matches seulement après une blessure au tendon d’Achille du pied gauche. Son retour à 100% conditionnera en partie la capacité de l’Écosse à perturber les favoris.
Louis Rees-Zammit, l’Américain revenu aux sources

Après une parenthèse d’un an et demi en NFL pour tenter l’aventure du football américain, Louis Rees-Zammit a retrouvé le rugby à XV cette saison avec les Bristol Bears, puis, très vite, le maillot du pays de Galles. L’ailier-arrière n’a rien perdu de ses qualités de vitesse, en témoignent ses huit essais en 14 rencontres depuis son retour, statistiques qui confirment son statut de finisseur d’élite.
Dans un XV du Poireau rajeuni et privé de son capitaine Jac Morgan ainsi que de l’inusable Taulupe Faletau en troisième ligne, le sélectionneur Steve Tandy comptera sur Rees-Zammit pour encadrer une équipe galloise très jeune et éviter une deuxième cuillère de bois consécutive.
Edoardo Todaro, le nouveau Capuozzo ?

Avec 10 essais en 14 apparitions cette saison sous le maillot des Northampton Saints, Edoardo Todaro s’impose déjà, à 19 ans seulement, comme la nouvelle pépite du rugby italien. Né à Milan mais parti en Angleterre dès l’âge de 14 ans, le jeune ailier n’a encore porté le maillot de la Nazionale qu’une seule fois, à l’automne, mais Gonzalo Quesada n’a pas hésité à l’intégrer dans son groupe pour le Tournoi.
Avec ses 1,80 m et 88 kg, Todaro offre un mélange explosif de puissance et de vitesse, idéal pour dynamiter les défenses à l’aile d’un XV azzurri privé au coup d’envoi de son habituel détonateur, Ange Capuozzo. Il pourrait bien être l’une des révélations majeures de cette édition 2026.
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