Tournoi des Six Nations 2026 : le Pays de Galles va-t-il sortir de la crise ?
Un an après avoir bouclé le Tournoi des Six Nations 2025 à la dernière place, sans la moindre victoire, le rugby gallois tente de repartir sur de nouvelles bases. L’arrivée de Steve Tandy au poste de sélectionneur et la nomination de Dewi Lake comme capitaine symbolisent ce changement de cap. L’objectif prioritaire de stopper la spirale de défaites et retrouver un minimum de confiance après une période sportive désastreuse.
Un contexte chaotique, sur et en dehors du terrain
Nommé en septembre 2025, Steve Tandy, ancien entraîneur de la défense de l’Écosse et des Lions britanniques, hérite d’une sélection morose. Le Pays de Galles n’a gagné que deux de ses vingt-trois derniers matchs – uniquement contre le Japon – et a terminé le précédent Tournoi avec un différentiel de -119 points.
La crise dépasse largement le cadre du XV national. Les provinces engagées dans l’United Rugby Championship traversent elles aussi une période d’instabilité. La fédération galloise a confirmé, fin 2025, la disparition à venir de l’une de ses quatre franchises professionnelles (Cardiff, Ospreys, Scarlets, ou Dragons), décision qui menace directement la compétitivité du rugby local. Le rachat pressenti des Cardiff Blues par l’entreprise Y11 Sports & Media, déjà propriétaire des Ospreys, a par ailleurs suscité un vif débat sur la gouvernance et la transparence du sport au Pays de Galles.
Dans cet environnement tendu, Dewi Lake tente de mobiliser ses troupes autour de la compétition à venir. Pour lui, disputer le Tournoi des Six Nations représente une échappatoire bienvenue, un moment pour se concentrer sur le jeu et atténuer le bruit des polémiques extérieures.
Le retour d’un atout majeur : Louis Rees-Zammit
À seulement 24 ans, Louis Rees-Zammit fait son grand retour dans le groupe gallois après trois ans d’absence. Passé par la NFL en 2024, où il avait tenté l’aventure du football américain, il a finalement retrouvé le rugby courant 2025 et signé avec les Bristol Bears. Désormais utilisé principalement à l’arrière, il conserve la capacité de glisser à l’aile selon les besoins de Tandy. Sa vitesse fulgurante et son sens du spectacle restent précieux pour un XV du Poireau en quête de solutions offensives.
Première mission : éviter la cuillère de bois
Avec dix revers cumulés lors des deux derniers Tournois, les Gallois veulent avant tout cesser cette série noire. Le début de campagne s’annonce pourtant corsé, avec un déplacement à Twickenham pour y affronter l’Angleterre, suivi d’une réception de la France à Cardiff. Deux matchs qui pourraient déjà donner le ton de la compétition.

L’Angleterre a remporté dix de ses douze dernières confrontations contre les Gallois dans le Tournoi, souvent d’une courte marge, mais toujours avec autorité. Le dernier succès gallois à Twickenham remonte à 2015, lors d’un match resté mémorable à la Coupe du Monde de Rugby. Depuis, huit défaites se sont enchaînées, et le XV gallois n’a plus franchi la barre des vingt points marqués contre les Anglais depuis six confrontations.
Les espoirs de victoire se concentrent sur les rencontres suivantes, notamment celles face à l’Écosse (21 février) et à l’Italie (14 mars), deux adversaires à la portée d’une équipe en reconstruction. L’Italie reste d’ailleurs le dernier adversaire battu par le Pays de Galles dans le Tournoi, en mars 2023 – un souvenir lointain d’une époque où les Gallois n’étaient pas encore devenus les lanterne rouges du rugby européen.
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