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Lenni Nouchi : « Si je commence déjà à calculer pour la Coupe du monde, je vais juste jouer pour ma gueule »

reporting from Brisbane

Lenni Nouchi, avec Romain Ntamack et Théo Attissogbe, au cours d'un entraînement du XV de France au St Joseph’s Nudgee College de Brisbane, mercredi 8 juillet 2026 (Photo : Willy Billiard / RugbyPass).
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Dans le pack tricolore pour affronter l’Australie samedi 11 juillet dans le cadre de la deuxième journée du Championnat des Nations, cinq changements devraient avoir lieu par rapport au XV de départ qui s’est incliné de deux points face aux All Blacks à Christchurch samedi dernier.

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Les seuls survivants seraient le Racingman Demba Bamba en pilier droit, le Bordelais Marko Gazzotti en n°8 et le Rochelais Oscar Jegou en flanker. Pour les rejoindre, quatre des finalistes du Top 14 sont attendus : deux champions de France toulousains, Peato Mauvaka au talonnage et Emmanuel Meafou en n°5, et deux Montpelliérains, Florian Verhaeghe en deuxième ligne et Lenni Nouchi en n°6.

Une intégration accélérée mais maîtrisée

Arrivés il y a tout juste une semaine, les finalistes s’étaient d’abord retrouver sur Paris avant de faire ensemble le trajet jusqu’à Brisbane, ne croisant que quelques heures le gros de la troupe en partance pour Christchurch, ce qui a permis aux finalistes de s’acclimater et de se remettre doucement dans le bain.

« Ça nous a permis de nous acclimater correctement ici, de pouvoir aussi prendre un peu de temps pour se soigner, pour se régénérer, se reposer un petit peu, prendre du bon temps entre nous. Donc ça s’est très bien passé », explique le capitaine du MHR qui a accueilli les Bleus à leur retour dimanche soir à l’hôtel.

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Les avants du XV de France au cours d'un entraînement du XV de France au St Joseph’s Nudgee College de Brisbane, mercredi 8 juillet 2026 (Photo : Willy Billiard / RugbyPass).

« Il y avait un mélange de fierté parce qu’ils n’ont rien lâché, ils ont sorti un très gros match. Mais quand on échoue à deux points, c’est toujours frustrant, surtout en Nouvelle-Zélande. Et les mecs qui ont eu la chance de jouer, je pense qu’ils ont à cœur aussi de faire une bonne performance pour l’Australie. »

Au terme du deuxième entraînement à forte intensité St Joseph’s Nudgee College, Lenni Nouchi a accepté de répondre à quelques questions.

Dans quel état d’esprit tu abordes cette semaine-là ?

Lenni Nouchi : Je l’aborde… j’espère de la meilleure des manières. Je suis très content d’être ici, ça me permet de switcher aussi sur la fin de championnat que j’ai eu avec Montpellier. Je suis très content d’avoir pu rejoindre le groupe France et si je joue, je serai le plus heureux.

En tant que flanker, en Australie il y a eu des très très grands joueurs, Pocock ou Hooper. C’est un peu des modèles pour vous ?

Il y a eu des très bons flankers en France aussi, pas qu’en Australie ! C’était des références quand on était petit parce qu’on regardait tous les troisièmes lignes, mais j’étais plus fan des troisièmes lignes français qu’australiens.

On est à un an de la Coupe du Monde de Rugby, on sait que là il faut marquer des points aussi dans cette optique-là…

Je pense surtout à sortir le meilleur match possible pour l’équipe. Si je commence déjà à calculer pour la Coupe du monde, je vais juste jouer pour ma gueule et ça va pas servir le collectif. Moi, le plus important c’est de sortir une bonne performance collective et après si je fais des bonnes performances, ça se fera tout seul.

Hier Laurent Sempéré disait que vous aviez que deux jours pour vous intégrer vraiment au groupe. Est-ce que c’est facile, est-ce que c’est jouable ?

On n’a que deux jours d’entraînement, mais les mecs qui sont là depuis trois semaines nous aident beaucoup aussi sur les lancements, sur toute la tactique autour du système. Donc on n’a que deux jours d’entraînement, mais ça fait six jours qu’on est là quand même, donc on a eu le temps de bien regarder, bien se préparer pour ce match.

Est-ce qu’il y a une obligation plus forte de gagner contre une nation qui est huitième au ranking World Rugby ?

Bien sûr. Mais quand on joue avec l’équipe de France, je pense qu’il y a tout le temps l’obligation de gagner. Après on a échoué à deux points la semaine dernière et maintenant faut gagner face à l’Australie.

Y a-t-il la crainte aussi d’une équipe qui a été battue de très peu par l’Irlande, une bête blessée ?

Des fois les bêtes blessées n’ont rien à perdre. Donc nous on va surtout se concentrer sur nous, sur ce que nous on peut produire et ce qu’on peut faire pour pouvoir gagner.


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