Taniela Tupou (Australie & Racing 92) : « Je suis pas le genre à aller voir la Tour Eiffel et tout ça »
Si le pilier des Wallabies Taniela Tupou a décidé de venir au Racing 92 il y a tout juste un an, c’est pas pour faire du tourisme. « Je suis pas vraiment du genre à aller voir la tour Eiffel et tout ça », admet-il. Lui le besogneux, le taciturne qui s’est mis au français tant bien que mal, pourrait retrouver face à lui son coéquipier du Racing, le pilier droit Demba Bamba lorsque Australie et France s’affronteront samedi 11 juillet au Suncorp Stadium de Brisbane.
Le pilier droit australien (30 ans, 1,84m et 148 kg, né aux Îles Tonga), celui que l’on surnomme “le Thor tongien” est arrivé à Nanterre en pleine phase aller du Top 14 après six mois de bons et loyaux services avec les Wallabies.
Une adaptation express au Racing 92
En décembre 2025, il ne lui a suffit que de deux semaines d’acclimatation avant de vite se remettre au travail. Douze matchs en ciel et blanc, cinq essais. Beau rendement pour un pilier droit. Dixièmes la saison précédente, les Racingmen ont fini celle-ci dans le Top 5, stoppés en demi-finale par Toulouse, et Taniela Tupou n’y est sans doute pas étranger.
Avant cette escapade parisienne – il a signé jusqu’en 2028 -, l’international aux 70 sélections avait joué avec les Warathas et encore avant ça avec les Melbourne Rebels (aujourd’hui disparus). Bref, depuis 2023 il n’a pas vraiment eu le temps de retourner à Brisbane où il vit.

« C’est bien d’être à la maison à Brisbane, ça faisait un moment », a-t-il soufflé ce mardi 7 juillet lorsqu’il s’est présenté devant les journalistes à quelques jours du match contre les Bleus. « Je suis un peu plus relax maintenant. J’essaie juste d’en profiter.
« Je suis de l’autre côté du monde maintenant. Je savais pas si j’allais faire partie de cette équipe. Donc là je suis de retour et j’essaie d’en profiter à fond parce que tu sais qu’un de ces stages sera le dernier. Donc ouais, c’est bien d’être avec les gars et j’ai hâte du match ce week-end contre les Français. »
Pourquoi il a voulu quitter l’Australie
Revenu chez lui, Taniela Tupou s’est un peu plus ouvert sur les motivations qui l’avaient poussé à s’exiler voici près d’un an. « J’avais juste besoin de changer d’air, d’un nouvel environnement, de nouvelles personnes, jouer contre de nouvelles équipes », évoque-t-il. « J’étais en Australie depuis peut-être dix ans; c’est le changement dont j’avais besoin. Franchement, j’ai vraiment apprécié.
« Mais c’est bien d’être à la maison. Je me rendais pas compte à quel point l’Australie me manquait jusqu’à ce que je revienne. J’ai adoré mon passage en France et j’y retourne dans quelques mois. »
Non seulement le Racing lui a permis de se relancer, rugbystiquement et mentalement, mais aussi de lui développer d’autres skills plus inattendues. « Je joue mieux au golf maintenant, je m’y suis mis », sourit-il. Décidément, lui qui commençait à tourner en rond en Australie ne regrette son grand changement opéré il y a un an. « Ouais, je pense que c’est ce dont j’avais besoin. Et ça se trouve que c’est à Paris. Franchement, quelle ville, j’en profite », assure-t-il.