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Comment le Top 14 a changé la vie de ces natifs d'Australie

reporting from Brisbane

De gauche à droite : Tom Staniforth Emmanuel Meafou et Moses Alo-Emile, au cours d'un entraînement au St Joseph’s Nudgee College de Brisbane, mercredi 8 juillet 2026 (Photo : Willy Billiard / RugbyPass).
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Ils sont désormais des Bleus comme les autres. À la différence qu’ils ne sont pas nés en France et que leur sélection ne repose donc pas sur le droit du sol, mais sur leur adoption après avoir joué cinq ans sans interruption dans le pays. Le deuxième-ligne Emmanuel “Manny” Meafou, franco-australien de 28 ans, avait ouvert la voie en 2023. Trois ans plus tard, ils sont au moins deux à suivre ses traces.

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Moses Alo-Emile, né à Redcliffe, est arrivé à Paris à 18 ans ; il en a 26 aujourd’hui. Tom Staniforth, né à Canberra, est arrivé à 25 ans à Castres ; il en a aujourd’hui 31. Le premier est pilier, le second est deuxième-ligne.

Le Top 14, aimant à talents internationaux

Et ce qui les a motivés à s’installer à l’exact opposé de la planète réside en deux mots : le Top 14. « Quand je suis arrivé en France, quand j’ai vu les stades, le rugby en Top 14… déjà le championnat Top 14 c’est le meilleur championnat du monde je pense », raconte Moses Alo-Emile, un brin timide, qui a fait toute sa carrière au Stade Français.

Pour sa part, lorsqu’il a choisi la France, Tom Staniforth avait déjà une carrière pro en Australie dans les jambes, que ce soit avec les Brumbies (2013 – 2017) ou les Waratahs (2017 – 2020). La légende veut qu’il ait été repéré par l’entraîneur du Castres olympique Pierre-Henry Broncan, qui le suivait depuis les U20, et à qui il a proposé un contrat. Staniforth a été libéré de ses deux dernières années de contrat avec les Waratahs et il est arrivé en France.

Une intégration réussie sur et hors du terrain

« Pour nous, pour tous ceux qui arrivent en France, c’est l’opportunité de jouer là-bas, d’habiter en France, de vivre une meilleure vie, de jouer dans les meilleurs stades », explique-t-il. « On a de la chance, on a un club en France qui nous a donné notre chance nous, et pour moi, ça c’est le plus important. Parce qu’on joue devant tout le monde, chaque week-end le stade est plein, il y a plein de monde, c’est incroyable. On a beaucoup de chance, en fait. Je serais toujours reconnaissant envers le Top 14 et les clubs en France. »

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Le 4 juillet à Christchurch, le grand gaillard à la coupe mullet a passé un cap en décrochant sa toute première sélection internationale avec le XV de France face aux All Blacks. Sa réaction, sincère et spontanée, a fait le tour des réseaux sociaux. En recevant sa cape, il a eu la politesse de marquer son étonnement en français (« Putain, je suis joueur de l’équipe de France ! »), plutôt que d’utiliser le fameux f*** tant prisé des anglo-saxons.

« Oui, il y avait beaucoup d’émotions, après, pendant et avant le match », rigole-t-il aujourd’hui. « Je suis surtout reconnaissant, vraiment reconnaissant de l’opportunité de jouer pour l’équipe de France, reconnaissant de jouer devant ma famille, ma femme et ma mère, mon père.

« Mes parents, ils sont trop fiers de moi. Déjà, parce que c’est mes parents, c’est normal (rires). C’était vraiment cool de les avoir à nouveau avec moi, de partager le moment avec eux. C’était quelque chose de spécial parce qu’ils ont sacrifié pas mal de choses pour nous, pour mes frères, mes sœurs. Et de partager ces moments, c’est peut-être une récompense pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. »

Un choix de vie au-delà du rugby

Et de jouer possiblement samedi 11 juillet contre l’Australie, son pays d’origine ? « C’est cool si j’ai l’opportunité. Ça va être encore un moment incroyable comme chaque fois que je vais avoir l’opportunité pour jouer pour l’équipe de France, chaque match, chaque test match », sourit-il.

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Ce qui caractérise ce costaud (1,98m, 124 kg), c’est sa douceur en dehors du terrain et sa dureté sur le terrain. Et ce n’est pas pour rien qu’il figure dans le groupe des 42 mobilisés sur ce Championnat des Nations en Australie. Avec 110 matchs sous les couleurs du CO – titulaire à 91%, quatre essais – il a su montrer aux entraîneurs qui lui faisaient confiance qu’ils avaient raison.

Et cette opportunité-là, ce grand pudique n’ose pas l’admettre, mais il ne l’aurait sans doute jamais eu s’il était resté en Australie. Est-ce qu’en revanche un jour il y retournerait ? « Non, non, je pense qu’on va rester en France », tranche-t-il. « Pour nous il faut trouver du boulot après le rugby, mais on a l’envie de rester, parce qu’on adore la France et la vie qui est là. »

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S
SB 91 days ago

He did well on his debut.

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D
David Laurenson 10 minutes ago
Has the balance between attack and defence become too lopsided?

I and the many others could not disagree more. The score lines are reflective of mainly the ability of the more dominate team, on the day. Forward tries by crash n bash, The illegal mauls, where players are ahead of the ball carrier are an easy score. The one area where the offence team is king though is the Maul !The defensive capabilities to stop a maul are nil, it used to be that all players were not offside as long as they had contact with another player. This was mandatory whether or not you were at the sides or in fact anywhere in the meelay. Now you have to retreat on the refs call to the back, you can’t even tackle the ball carrier, as you then get penalized for collapsing the maul. ALL the advantage is with the offensive side, Mauls are a freeby ! The structure that favors forward participation is predicable and boring. Backs have had to become forwards ! Line speed has totally killed off, running play. To qualify the offside laws have not or seldom been altered since rugby went professional. No compensation has been made for these elite athletes of today, meaning LESS time and SPACE to find a gap. Our game is compressed. We see all games where the pass is made and the receiver getting cleaned out. What does this tell us ? As coaches you have designed a bar the door screen of players, we have pods of forwards, hitting up with intent yet hardly making the gain line, time and time again. with phase play in the thirties. Backs are now used as forwards to hit it up and hopefully retain possession from the tackled ball or ruck. If you diagnosed our game with mathematicians and engineers, they would come up with two causes. Either you have less players, or you enlarge the field of play. Of course this would not be entertained, so the obvious solution is to add a metre to all the current off side laws. WHY to give a little time and space for the offensive team to attack, that’s right the opposite to what we have just read, but for both sides this would allow some freedom for backs to be backs, less kicking, less forward interference, we may even get our game back as it would be more enjoyable to play, to follow, to ref, fans could actually view tactics in motion as against the current predictability. Compression is negative, a little separation freedom.

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