Champions Cup : les clubs français qui jouent leur peau avant les huitièmes
Derrière Bordeaux-Bègles, tenant du titre, qui a survolé ses trois premiers matchs de Champions Cup et déjà validé son billet pour les huitièmes de finale, quatre autres clubs français espèrent encore décrocher leur place, à l’image du Stade toulousain, bien décidé à éviter l’accident industriel.
Comme les hommes d’Ugo Mola, qui accueilleront samedi 17 janvier les Anglais de Sale, La Rochelle a encore son destin entre les mains et serait assurée de la qualification en cas de succès à domicile face aux Harlequins. Pau, en revanche, a vu ses espoirs s’envoler après sa défaite à domicile contre les Bulls (24-26), qui l’éloigne définitivement de la phase finale.
Toulon reste maître de son sort mais devra aller chercher la qualification à l’extérieur, tandis que Castres affrontera un déplacement périlleux au Munster. L’Aviron bayonnais et Clermont, eux, sont déjà hors course, avec trois défaites et zéro point au compteur.
L’UBB vers un 4/4
Trois matchs, trois victoires bonifiées, 23 essais marqués : Bordeaux-Bègles a écrasé la concurrence dans la poule 4. Seule équipe à 15 points, avec les Glasgow Warriors dans la poule 1, l’UBB vise un 20 sur 20 qui lui offrirait une des deux premières places au général, synonymes de matchs à domicile jusqu’en demi-finale.
Une véritable finale l’attend dimanche 18 janvier (14h00) en Angleterre, face à Bristol (2e, 14 pts), autre équipe invaincue, tout juste victorieuse des Bulls en Afrique du Sud (61-49).
Sur un nuage, portée par un Jalibert étincelant et malgré l’absence de Lucu, l’UBB semble supérieure. Mais attention aux Bears, 4e du championnat d’Angleterre, emmenés par Ellis Genge et Louis Rees-Zammit.
Toulouse doit redevenir extraordinaire
À domicile samedi 17 janvier (18h30) face aux Sharks de Sale, le Stade toulousain (4e, 7 pts) part favori dans la poule 1. Pourtant, cette édition de la Champions Cup ressemble peu aux précédentes pour les triples champions de France en titre, déjà battus à Glasgow et chez les Saracens, une première depuis 2016-2017.
Redevenus « ordinaires » à l’extérieur, selon Ugo Mola, les Toulousains parviendront-ils à se relancer à Ernest-Wallon ? Sur le papier, l’effectif reste solide malgré de nombreux absents derrière (Ntamack, Capuozzo, Barassi), avec le retour du guerrier François Cros. Reste à se méfier de Sharks déjà qualifiés (2e, 11 pts) et sans pression, emmenés par l’ouvreur George Ford et le flanker Tom Curry.
Une nouvelle défaite serait dramatique : le Stade toulousain pourrait être dépassé par les Sharks de Durban (5e, 5 pts), attendus victorieux face à Clermont.
La Rochelle en ballotage favorable, Toulon et Castres en sursis
Battus d’un souffle samedi au Leinster (25-24), les Rochelais (4e, 6 pts) peuvent encore se qualifier dans la poule 3 s’ils dominent les Harlequins de Marcus Smith (2e, 11 pts) dimanche (16h15). Une victoire à leur portée, à condition de reproduire leur niveau de Dublin, même sans Nolann Le Garrec, blessé.
Déjà éliminé, Bayonne tentera de sauver l’honneur devant son public contre le Leinster (1er, 14 pts), lui aussi en quête de première place générale.
Dans la poule 2, où le suspense reste total, Toulon (3e, 9 pts) qui affrontera Gloucester et Castres (6e, 5 pts) qui jouera face au Munster devront réussir à l’extérieur. Pour le CO, seule une victoire à Limerick ouvrirait la voie à une seconde phase finale européenne pour une deuxième année de suite.
Si la mission sera ardue pour le CO pour le 20e affrontement entre les deux clubs dans cette coupe, les Varois auront un défi plus accessible à Gloucester (samedi 21h00), face à l’avant-dernier du championnat anglais. Mais attention : cette saison, les déplacements ne sourient pas aux Toulonnais, qui encaissent 43 points en moyenne hors de leurs bases.

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