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Six Nations féminin : qu'attendre des deux prochains adversaires de la France

Les joueuses françaises participent à une séance d'entraînement dans le cadre de la préparation du match du Tournoi des Six Nations opposant la France à l'Irlande, à Marcoussis, au sud de Paris, le 21 avril 2026. (Photo de FRANCK FIFE / AFP via Getty Images)

L’Angleterre survole ce début de Tournoi des Six Nations 2026, la France a lancé le rendez-vous de Bordeaux, tandis que l’Écosse aborde une fin de compétition particulièrement périlleuse. Trois journées suffisent pour mesurer les forces en présence au cœur de cette édition 2026.

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L’Angleterre, l’inquiétant luxe d’un succès “retenu”

En trois journées, les Red Roses ont enchaîné trois succès bonifiés avec une facilité désarmante, conclue par un 62–24 face au Pays de Galles à Ashton Gate. Douze essais inscrits à Murrayfield contre l’Écosse une semaine plus tôt, dix de plus face aux Galloises : la machine anglaise prolonge sa série à 36 victoires consécutives et s’avance vers un huitième titre d’affilée comme si de rien n’était.

C’est dans ce contexte qu’Emily Scarratt, entraîneure de l’attaque, a parlé d’une réaction “muted” – “retenue” – dans le vestiaire après ce large succès, comme si le groupe, désormais champion du monde en titre, n’était plus vraiment impressionné par ses propres démonstrations.

« On est toujours dans un match de haut niveau quand on affronte une équipe comme le Pays de Galles », a expliqué Scarratt à la BBC. « J’ai trouvé qu’elles avaient vraiment apporté quelque chose aujourd’hui et qu’elles nous avaient posé des défis différents, ce qui est très positif pour notre développement.

« Nous avons quand même fait du bon travail. Il y a un sentiment retenu dans le groupe, ce qui est évidemment une très bonne chose quand on affiche un tel score. » Alors que l’interrogation majeure portait sur la capacité de l’Angleterre à rester motivée après le sommet émotionnel de la Coupe du Monde de Rugby, ce ton presque clinique dit aussi la barre que les Anglaises se sont fixée : tout ce qui n’est pas “parfait” semble désormais vécu comme un simple passage obligé.

France – Angleterre : Bordeaux au bout de la route

Au soir de la troisième journée, tout indique que le Stade Atlantique de Bordeaux, lors de la cinquième et dernière manche, couronnera le vainqueur du Tournoi. D’un côté, une Angleterre désormais routinière, première avec un maximum de points, 27 essais en trois matchs face à l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles, sans jamais vraiment être inquiétée.

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De l’autre, une France qui, sous la houlette du nouveau sélectionneur François Ratier, a pris le parti de rajeunir son groupe tout en restant invaincue, maîtrisant l’Italie à Grenoble puis l’Irlande dans une atmosphère bouillante à Clermont (26-7).

L’ancien sélectionneur du Canada n’a pas hésité à lancer une nouvelle vague de talents, avec six débuts enregistrés dès la première journée contre l’Italie, et des jeunes comme Pauline Barrat, Anaïs Grando, Mathilde Lazarko ou Aubane Rousset qui ont répondu présent. Cette génération, encore en apprentissage, donne pourtant l’impression de jouer au-dessus de ses années, au point de redonner aux Bleues une légitimité pleine et entière dans la course au titre. Si les Anglaises avancent avec leur assurance habituelle, il n’est plus interdit d’imaginer qu’elles regarderont par-dessus leur épaule à l’approche de la mi-mai et de ce choc annoncé en Gironde.

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L’Écosse dans le dur

En deux week-ends, le tableau écossais est brutal : 84 points concédés à domicile face à l’Angleterre, puis un 41-14 à Parme contre l’Italie, soit 21 essais encaissés en deux rencontres, 24 sur l’ensemble du Tournoi si l’on remonte à la victoire inaugurale sur le Pays de Galles. Au-delà des chiffres, la défaite face aux Azzurre actera une deuxième perte de rang de suite dans ce duel direct après le revers de 2024, confirmant l’ascendant italien et le recul d’une Écosse embarquée dans un nouveau cycle.

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Le forfait de dernière minute de la capitaine Rachel Malcolm, véritable métronome et voix de cette équipe, a laissé un vide que même la prise de brassard de Lana Skeldon n’a pu combler. Bousculées d’entrée par une Italie précise et ambitieuse, les Écossaises se sont retrouvées menées avec bonus offensif concédé dès la 33e minute, sans véritable réaction jusqu’à l’heure de jeu, malgré une séquence à quinze contre treize qui n’a offert qu’un sursaut tardif.

Sione Fukofuka a reconnu des problèmes de précision et d’organisation défensive, rappelant que ce groupe, marqué par des changements de staff et l’intégration de joueuses moins expérimentées, devait peut-être « reculer pour mieux avancer ». Avec la France en visite à Hive Stadium après la trêve, la marge d’erreur sera minimale pour éviter que ce Tournoi ne bascule franchement dans la crise.

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