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Jouer la Rochelle deux fois en huit jours : ce qu'en pense le Stade Français

Le demi de mêlée français de La Rochelle, Nolann Le Garrec, plonge pour marquer le premier essai de son équipe lors du match de Top 14 entre le Stade Rochelais (La Rochelle) et le Stade Français Paris, au stade Marcel-Deflandre de La Rochelle, dans l'ouest de la France, le 6 juin 2026. (Photo de XAVIER LEOTY / AFP via Getty Images)
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« C’est bizarre de jouer la même équipe deux semaines d’affilée », acquiesce le pilier du Stade Français, Paul Alo Emile, au moment de recevoir La Rochelle dimanche 14 juin. Une semaine après avoir échoué à Marcel-Deflandre (27-22) pour le compte de la 26e journée, voilà les Parisiens qui se préparent à accueillir les Maritimes dans un autre contexte : en barrage en vue d’une demi-finale en Top 14.

« On a nos idées en tête, on a joué la semaine dernière donc il faut qu’on apprenne de nos erreurs. Ça va être un match important et ça va être costaud », dit-il.

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L’international samoan, qui joue sans discontinuer depuis début novembre, en est à sa troisième phase finale avec le Stade Français, mais celle-ci est différente. « Par rapport aux années passées, je trouve qu’on a perdu un peu de concentration », admet-il. « Cette semaine, les discussions ont surtout porté sur le fait de vraiment rester concentré, de faire attention aux petits détails, et surtout la discipline, la défense, la conquête aussi. On voulait pas trop changer, on voulait pas mettre trop de choses en tête. »

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La Rochelle, l’équipe du moment

« La Rochelle, sur la fin du championnat, je pense qu’avec Montpellier ça doit être les deux équipes du moment » pointe l’arrière Léo Barré. « Ils ont pris le plein de confiance. J’ai vu une statistique, je peux peut-être me tromper, mais ils ont perdu un match sur leurs neuf derniers matchs. Ils sont vraiment en confiance, ils retrouvent aussi des joueurs importants pour eux.

« Effectivement c’est un peu différent des autres matchs parce qu’on les rejoue une semaine après, ça fait aussi assez bizarre. Mais on le prépare comme tous les autres matchs, et surtout avec une excitation supplémentaire, parce que oui on est qualifié en barrage, donc forcément avec le public derrière nous, ça va pas mal nous aider ce weekend. »

Le piège mental de la répétition

Pour l’entraîneur de la défense Rory Kockott, rejouer la même équipe une semaine plus tard « ça aide dans beaucoup de choses, mais bien sûr il y a le défi, on va dire mental, de rejouer la même équipe en deux semaines. Mais là, c’est notre match de rugby, et surtout on le joue à Jean-Bouin. Ça fait partie de nos leçons, que ce soit un match de début d’année ou celui-là. On a appris surtout autour de certains secteurs, et qui vont nous permettre d’être plus performants ce weekend. »

Sixième au classement avec 15 victoires et 11 défaites, La Rochelle est un peu l’invité surprise de ce barrage, celui qu’on n’attendait pas forcément. A l’inverse, le Stade Français a montré plus de régularité pour finir troisième de la saison et arriver avec le statut de favori pour décrocher sa place en demi-finale à Marseille la semaine suivante.

Si Paul Alo Emile affirme que La Rochelle a mérité sa place dans le top 6, le Stade Français aussi. « On n’avait pas beaucoup de confiance au tout début de la saison par rapport à l’année dernière », rappelle le pilier. « Mais là je trouve qu’on a mérité notre place dans le top 6, on a bien joué, on commence à prendre beaucoup plus de confiance. Et oui, je sais c’est pas qu’un bonus, nous on vise déjà de gagner le championnat, c’est le but pour tout le monde. »

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Favori sur le papier, vigilant sur le terrain

Ces deux équipes se connaissent extrêmement bien. L’une (le Stade Français) en est à 13 victoires quand l’autre (le Stade Rochelais) en cumule 11.

« Le plus grand danger de ce week-end, c’est l’équipe en face », insiste Rory Kockott. « Si on jouait contre personne on aurait gagné. Le plus grand danger bien sûr c’est l’équipe de La Rochelle, mais c’est surtout la façon de travailler de leurs entraîneurs, très intelligents. Je connais un mec en face qui a fait quelques drops en 2013 qui ont fait gagner l’équipe, un joueur intelligent. On parle pas de leur parcours, le parcours de Ronan (O’Gara, ndlr) est exceptionnel. Une équipe avec des joueurs hors norme, et surtout leur capacité d’évoluer depuis le début de la saison.

« Nous on peut aussi tirer le même aspect, on sait où on était et là où on est en ce moment, c’est quand-même une belle image. Mais le danger c’est leurs joueurs, c’est leur jeu, ils sont capables d’aller très vite, des joueurs dangereux. Et surtout leurs entraîneurs qui vont surtout nous prendre sur certaines facettes du jeu, que ce soit la touche, la mêlée. Même si on était capable d’être dominant dans ce secteur, on va voir quelques défis et c’est à nous de bien les gérer et de dominer. »

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Commentaires

1 Comment
S
SB 2 hours ago

“The biggest danger this weekend is the opposing team,” insists Rory Kockott. “If we weren’t playing against anyone, we would have won.

😂

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