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Englué dans les affaires de primes et contrats, Lacroix allume ses contre-feux

Le président du Stade Toulousain, Didier Lacroix, avant le quart de finale de la Champions Cup de rugby à XV entre le Rugby Club Toulonnais (RCT) et le Stade Toulousain, au stade Mayol, à Toulon, dans le sud-est de la France, le 13 avril 2025. (Photo de Miguel MEDINA / AFP) (Photo de MIGUEL MEDINA/AFP via Getty Images)
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Secoué par plusieurs affaires récentes, le Stade toulousain tient sa ligne en continuant de plaider pour « une modification de la règle » et une « abrogation » d’une partie du salary cap en vigueur dans le rugby français, à travers la voix de son président Didier Lacroix.

Le Stade Toulousain à l’offensive contre le salary cap

« On demande une abrogation mais qui introduit de fait une modification de la règle » du plafond salarial, a affirmé cette semaine Didier Lacroix devant quelques médias dont l’AFP. Pour sa première prise de parole publique depuis le début de l’affaire du transfert de Melvyn Jaminet dévoilée début 2025, le président du club 24 fois champion de France a martelé son souhait :« l’évolution de ces règlements ».

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Dans le viseur des Rouge et Noir, plusieurs dispositions, dont celles incluant les sommes versées par des partenaires du club aux joueurs ou les indemnités de transfert dans l’assiette du salary cap.

« Le Stade Toulousain considère qu’un certain nombre de dispositions du règlement salary cap ne sont pas licites », a rappelé Me Bruno Cavalié, avocat du club, alors que Didier Lacroix avait écrit aux autres présidents du rugby professionnel français en mars pour détailler les points sur lesquels il souhaite voir changer le règlement.

Les règles contestées: partenaires, transferts et légalité

Cette demande d’abrogation de dix articles du règlement du salary cap a été portée devant la Ligue nationale de rugby (LNR) en avril et rejetée par son comité directeur, qui a considéré que « les dispositions concernées ne sont pas entachées d’illégalité et qu’elles constituent des éléments indispensables à l’effectivité du dispositif ».

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Malgré ce refus, et alors que la possibilité d’un recours devant le Conseil d’Etat avait un temps été évoquée, le dialogue existe toujours entre Toulouse et le président de la LNR. Un « rendez-vous » aura lieu « prochainement » entre les deux parties, a indiqué M. Lacroix, ce qu’a confirmé la LNR à l’AFP.

Les affaires qui empoisonnent le club

Parallèlement, le Stade toulousain est convoqué devant la commission de discipline du salary cap le 26 mai prochain. Deux dossiers y seront étudiés. L’un porte sur les contrats d’images liant le troisième ligne Anthony Jelonch et la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia, révélés par une enquête du journal L’Equipe.

L’autre porte sur « les primes de champions » versées aux joueurs. « On pense avoir versé nos primes comme les autres années, sauf qu’on a eu un questionnement sur ces primes-là », a résumé Didier Lacroix.

Cette nouvelle étape survient alors qu’en 2023, Toulouse a écopé d’une amende de 50 000 euros pour « manquement à l’obligation générale de transparence et de coopération » lié au plafond salarial lors du transfert vers Toulon du Sud-Africain Cheslin Kolbe.

Puis au printemps 2025, le Stade toulousain a dû verser une « contribution » de 1,3 million d’euros dans le cadre d’infractions lors du transfert de Melvyn Jaminet, arrivé en 2022 en provenance de Perpignan.

Le précédent Jaminet, point de bascule judiciaire

A l’inverse des autres dossiers, qui ne font pas l’objet de suites judiciaires, ce dernier volet a été confié au parquet spécialisé de Bordeaux enquêtant notamment sur des faits d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée, a-t-on appris jeudi auprès du procureur de Toulouse.

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Mercredi, Didier Lacroix s’est dit « pas très à l’aise » et « plutôt embêté d’avoir à gérer ce type de situation vis-à-vis des joueurs, de l’encadrement, du public, des soutiens, des actionnaires, l’ensemble du rugby français dans sa globalité », soulignant que le club « s’est donné les moyens que ça ne recommence pas ».

Il a également regretté que les ajustements du plafond salarial actés par la LNR en février ne soient pas allés plus loin. L’exclusion des contrats équipementiers des joueurs du calcul du salary cap ? « C’est ni plus ni moins que ce qu’on demande pour tous les partenaires », lance Lacroix.

Selon lui, « le joueur n’a rien à voir avec un joueur d’il y a dix ans ou plus et même d’il y a cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’il est à la fois un joueur et un influenceur », et doit pouvoir « véritablement commercialiser (son) image ».

Un joueur devenu influenceur : l’argument économique du club

Le président toulousain appuie ainsi une demande émanant également des joueurs, au premier rang desquels la star Antoine Dupont, qui dénonçait en octobre dernier « une chasse aux sorcières », sur le contrôle des contrats par la Ligue.

La dégressivité prochaine des « crédits internationaux », qui compensent les clubs comptant des joueurs du XV de France ? « On prend le risque (…) de redéclencher des foudres entre les clubs et la FFR parce que ça sera de moins en moins facile d’être amputé de beaucoup d’internationaux », assène le président du principal pourvoyeur du XV de France.

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