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XV de France féminin : la révolution en douceur et maîtrise de François Ratier

GRENOBLE, FRANCE - 11 AVRIL : Francesca Granzotto, numéro 14 de l’Italie, est plaquée par Assia Khalfaoui, numéro 3 de la France, lors du match du Women’s Guinness Six Nations 2026 opposant la France à l’Italie au stade des Alpes, le 11 avril 2026 à Grenoble, France. (Photo : Catherine Steenkeste/Federugby via Getty Images)

Nouveau sélectionneur, nouveau projet de jeu et nouveau management : la greffe semble prendre au sein du XV de France féminin, qui a finalement balayé l’Italie 40 à 7 samedi 11 avril à Grenoble pour l’ouverture du Tournoi des Six Nations, après avoir balbutié son rugby une mi-temps.

Rencontre
Womens Six Nations
France Women
40 - 7
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Italy Women
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Voix douce, presque timide, François Ratier, successeur du duo Gaëlle Mignot – David Ortiz après la décevante 4e place des Bleues à la Coupe du Monde de Rugby 2025 en Angleterre, a pourtant un discours qui porte. À 5-0 pour la France à la mi-temps, après une bouillie de rugby, le ton a-t-il monté dans les vestiaires ?

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La méthode Ratier

« On les a bousculées, mais pas dans ce sens-là, au contraire », a insisté le sélectionneur dans les entrailles du stade des Alpes, après la rencontre. « Pas en haussant la voix, ni en essayant de motiver des troupes en déroute, au contraire. L’idée c’était justement de ne pas les retendre plus qu’elles ne l’étaient déjà, c’était juste leur dire, ‘ayez confiance en vous, le plan il n’est pas si mauvais que ça, on l’a validé ensemble, maintenant il faut aller au bout’ », a souligné le technicien de 53 ans.

Résultat : cinq essais supplémentaires en seconde période, un bonus offensif, et la première place au classement pour les Bleues, devant les championnes du monde anglaises, face auxquelles les Irlandaises ont plutôt bien résisté à Twickenham (33-12).

Un management différent

Dans la même situation, le discours aurait-il été différent avec l’ancien staff ? « Peut-être », a seulement concédé Assia Khalfaoui, la pilier droit française, élue joueuse du match et autrice d’un essai. Et d’ajouter, un petit sourire aux lèvres : « C’est deux managements très différents. »

« J’étais surprise, à la mi-temps l’ambiance dans le vestiaire était très calme », a confirmé Carla Arbez, auteure de l’essai qui a ouvert les vannes du compteur bleu à la 44e minute. « Ça nous a donné confiance, on ne s’est pas mis la tête à l’envers, on s’est juste dit qu’on était dans le vrai. »

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« Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris de plaisir en équipe de France… »

Un discours qui passe, et un projet de jeu qui plaît aux premières intéressées. « Le plan de jeu est différent dans les options qu’on a, (…) pour décaler un peu les ballons et jouer un peu moins frontal comme on a pu le faire », a poursuivi l’ouvreuse du Stade bordelais, se réjouissant d’« un projet qui (leur) correspond un peu plus ».

« Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris de plaisir en équipe de France », a même reconnu Assia Khalfaoui, évoquant « ces dernières années un peu compliquées », quand « l’équipe avait un rugby un peu terne ».

Une question de temps

Imperméable en défense, jusqu’à la 79e minute, les Bleues ont par contre été longtemps maladroites offensivement. « On voyait des opportunités, mais des lacunes techniques ne nous ont pas permis de toucher les zones qu’on voulait toucher, ou peut-être aussi la peur de rentrer pleinement dans un nouveau projet plus risqué », a tenté d’analyser le nouveau sélectionneur. « Mais ça viendra, c’est juste une question de temps », a-t-il rassuré.

Une certitude, les Bleues ont déjà progressé sur ces passes après contact devenues trop systématiques, qui étaient souvent autant de ballons rendus à l’adversaire. « C’est un constat, ils nous ont sorti les statistiques », a reconnu Khalfaoui, la pilier de Clermont.

La question des offloads

« Maintenant, si on veut faire des ‹ offloads › (passes après contact, ndlr), il faut qu’on ait passé nos épaules, il faut gagner nos duels. » « Sinon on garde le ballon », poursuivait Arbez. « La France est l’équipe qui a fait le plus de ‹ offloads › au Mondial et elle a fini 4e.

Les Anglaises sont celles qui en ont fait le moins, et elles ont été championnes du monde », a également constaté Ratier. « Alors est-ce qu’il ne faut plus faire d’offloads ? Non, pas du tout. Est-ce qu’il faut les faire mieux ? Ça c’est sûr ! »

La greffe Ratier a commencé à prendre. Va-t-elle tenir ? Élément de réponse samedi 18 avril au Pays de Galles…

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Commentaires

1 Comment
S
SB 22 hours ago

Calm coaching is always the best in my opinion. Then when you raise your voice, everyone takes much more notice.

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