Rodage, patience, blessure : ce qu'il faut retenir des débuts victorieux des Bleues dans le Tournoi 2026
Il fallait une première et cette première est passée. Le XV de France féminin jouait samedi contre l’Italie au stade des Alpes de Grenoble son premier match depuis la prise de fonction du nouveau sélectionneur François Ratier. L’objectif comptable a été rempli avec un succès bonifié (40-7) qui lance les Françaises dans la compétition.
Au niveau du contenu, il y a eu du bon et du moins bon pour cette équipe qui intégrait de nouvelles joueuses par rapport à la dernière Coupe du monde et voulait porter un nouveau système de jeu. Rome ne s’étant pas faite en un jour, on a vu, surtout en première période, du déchet dans le jeu de ces Bleues qui avaient fait le choix de relancer un maximum de ballons à la main ainsi que quelques approximations dans les liaisons d’avants qui ont retardé l’obtention du bonus offensif.
À défaut de lancements fluides, les Françaises ont trouvé leur salut offensif dès lors qu’elles ont misé sur la puissance de leurs locomotives. Le second essai, conclu par Carla Arbez (44e) – par ailleurs chirurgicale au but – est venu d’une grosse charge de la pilière Ambre Mwayembe, très en vue samedi.
La tuile pour Grisez
Sa remplaçante Ilana Brosseau a inscrit son premier essai en équipe de France après que son homologue Assia Khalfaoui ait placé un débordement étonnant sur l’extérieur, alliant force et explosivité (54e). La même Khalfaoui, elle aussi créditée d’une très belle performance et élue joueuse du match, qui a été au bout d’un ballon porté vainqueur à l’heure de jeu pour assurer le bonus offensif de son équipe.
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19-0, l’écart est maintenant fait pour les Françaises face aux Italiennes, qui accusent le coup.
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— francetvsport (@francetvsport) April 11, 2026
Une capacité à faire mal sur des choses simples qu’il faudra conserver pour la suite. Tout comme l’entrée positive des finisseuses ou encore la défense, prise à défaut par les Italiennes pour la seule et unique fois dans les dernières minutes (78e). Des Transalpines qui n’ont pas eu la moindre occasion à se mettre sous la dent avant cela.
Du positif, donc, pour François Ratier, malheureusement contre-balancé par la blessure probablement grave du facteur X Joanna Grisez. En début de seconde période, la septiste, qui s’était vue refuser deux essais dans le premier acte, a failli aller au bout d’une action impulsée par Mwayembe (47e). Attrapée in-extremis, son genou a tourné sur le plaquage et son body language n’a pas donné des bons signes concernant le verdict qui pourrait la laisser au moins de longues semaines sur la touche.
Le gros bémol de cette première victoire confortable de l’équipe de France féminine sous la houlette de François Ratier.