Top 14 - Coup d'envoi de la saison : qui peut enfin faire tomber Toulouse ?
Fort de quatre Boucliers de Brennus consécutifs, le Stade toulousain aborde la saison de Top 14 samedi 5 septembre les yeux rivés vers un quintuplé inédit, mais ses rivaux aux dents longues chercheront à briser son hégémonie. Quoiqu’il advienne, la finale du championnat le 26 juin 2027 accouchera d’un vainqueur qui entrera dans l’histoire du rugby français.
Toulouse en quête d’un cinquième sacre historique
Si Toulouse et sa génération dorée l’emportent, le club de la Ville Rose deviendra le premier à enchaîner cinq titres consécutifs de champion de France, une domination encore jamais vue. Et si les hommes d’Ugo Mola échouent à conserver une année de plus leur place sur le trône, l’équipe couronnée restera dans les annales comme celle ayant mis fin à la suprématie toulousaine.
Pour y arriver, il faudra mettre à mal le savoir-faire d’Antoine Dupont et sa bande qui ont bâti leurs succès récents sur une régularité impressionnante, prenant la première place de la saison régulière lors des quatre derniers exercices. L’usure et la lassitude peuvent certes guetter les Toulousains, mais leur maîtrise sur la scène nationale n’a que rarement été démentie depuis leur prise de pouvoir en 2019, avec six titres engrangés sur sept distribués.
Une transition à gérer malgré les départs
Et cette génération voudra certainement s’appliquer à ne pas obscurcir le tableau majestueux dessiné depuis plusieurs années, alors qu’une page se tournera en fin de saison avec les départs officialisés de certains de ses tauliers : Thomas Ramos au Racing 92 et François Cros à Lyon, en attendant d’autres départs possibles de cadres historiques.
Il faudra donc gérer cette transition au sein d’une institution secouée en profondeur par plusieurs affaires, lourdement sanctionnée pour des infractions au salary cap et que des évolutions du règlement financier de la Ligue contraignent à changer de braquet.
La gestion des internationaux sera également scrutée à Ernest-Wallon, comme ailleurs, alors que la Coupe du Monde de Rugby australienne attend les Bleus dans un an, et qu’un protocole visant à les ménager face aux cadences infernales a été établi entre les clubs et la Fédération.
Montpellier et l’UBB, les principaux challengers
En attendant l’Australie, plusieurs équipes rêvant de renverser la table trépignent, derrière des Rouge et Noir qui ont été les seuls à se qualifier pour les phases finales lors des deux dernières saisons. Finaliste la saison passée, Montpellier tentera de faire au moins aussi bien, dans la foulée d’une saison réussie marquée par 23 victoires lors de ses 26 rencontres toutes compétitions confondues ayant précédé la finale, grâce à la densité de son pack.
L’Union Bordeaux-Bègles sera également attendue au tournant. Finaliste malheureuse en 2024 et 2025, elle a vécu un printemps contrasté, marqué par un doublé remarquable en Champions Cup, mais dont les festivités ont tourné court, plombées par une huitième place à l’issue de la saison régulière, hors de la qualification. Le triplé en Champions Cup « est un objectif, mais il n’y aura pas d’impasse sur le championnat. Il y a un marathon en continu sur l’année. Après être passé à côté la saison dernière, je pense qu’il y a un peu de rancoeur dans le club », a lancé le deuxième ligne bordelo-béglais Boris Palu lundi.
Perpignan et Vannes, la bataille du maintien
Le Stade français, solide troisième l’an dernier, ou la Section paloise, séduisante et pourvoyeuse de flèches pour le XV de France, pourraient continuer à s’immiscer dans la bataille pour la phase finale, tout comme le Racing 92, à la lutte durant toute la saison dernière mais éparpillé par Toulouse en demi-finales (71-17). Sur la voie de la renaissance au printemps, La Rochelle tentera aussi de retrouver le top 6, que viseront également Toulon et Castres, loin du compte dans l’hexagone la saison passée.
L’attraction pourrait également venir des équipes attendues en bas de tableau, sur le papier en tout cas. Perpignan, sauvé trois fois en match d’accession lors des quatre dernières saisons, voudra forcément faire mieux, armé de deux recrues néo-zélandaises de poids (Braydon Ennor et Sevu Reece). Et le Top 14 retrouvera la Bretagne, Vannes et son ambiance si particulière de La Rabine, un an après un premier passage, pour cette fois accrocher le maintien dans l’élite.
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