Et de quatre pour l'indétrônable Stade toulousain, de nouveau champion de France
Le champion reste champion, pour la troisième fois de suite. Le Stade toulousain a remporté samedi la finale du Top 14 contre Montpellier (28-20), qui a largement rivalisé mais a trop gâché. Comme dans les années 90, les Toulousains remportent un quatrième Bouclier de Brennus d’affilée.
Montpellier le savait, pour pouvoir prétendre détrôner Toulouse, il était condamné à faire le match parfait, à la fois offensivement et défensivement. De ne rien laisser passer, aussi, de ce que les Toulousains leur laisseraient. C’est sur ce point que le MHR a pêché en première mi-temps.
Par deux fois, il n’a pas su concrétiser une touche à 5 mètres de l’en-but haut-garonnais, pénalisé sur la première (17e) et dépossédé du ballon sur la seconde (40e+2). Deux occasions franches manquées, c’est beaucoup, surtout en finale de Top 14 contre une équipe qui ne perd jamais ses finales.
À l’inverse, Toulouse a tout rentré. Et ce dès les premières minutes de la rencontre sur une combinaison en touche avec un une-deux entre Peato Mauvaka et Antoine Dupont, en début d’alignement (6e). Et sur la seule opportunité massive que les Montpelliérains ont pu sauver in-extremis, ils ont craqué dans la foulée, encore par le biais de Mauvaka (34e).
Antoine Dupont fait déjà un petit break pour Toulouse ⚡️
Le demi de mêlée du Stade est à la conclusion d’un superbe essai collectif des Toulousains 💥#FinaleTOP14 pic.twitter.com/qQBicfjrzt
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) June 27, 2026
L’inefficacité montpelliéraine
Même si les Héraultais, menés 25-6 à la mi-temps, se sont donnés le droit de rêver en marquant dès le retour des vestiaires par Justo Piccardo (41e), le manque de réalisme est venu une nouvelle fois les accabler. Sur un ballon poussé avec de la réussite au pied par Jordan Uelese, Matthis Lebel a pu sauver l’essai mais a été sanctionné d’un carton jaune (44e). Un joueur de plus, une occasion en or de revenir à moins d’un essai transformé, la pénalité à 5 mètres jouée à la main… et encore un gros coup de climatisation pour les Montpelliérains, avec un ballon arraché par le démoniaque Jack Willis.
À quatorze, Toulouse a non seulement encaissé aucun point mais a même augmenté son avance grâce à une pénalité obtenue en mêlée et concrétisée par Romain Ntamack (53e). Pour enfoncer le clou, Montpellier a encore laissé filer une occasion sur une touche à 5 mètres de l’en-but adverse (59e), juste avant que le jeu ne soit arrêté quelques minutes pour laisser passer un orage.
Contre mauvaise fortune, les Montpelliérains ont eu le mérite de toujours y croire, malgré une énieme déception lorsqu’à la reprise du jeu, après avoir gagné une pénalité sur la mêlée introduction toulousaine, Leo Coly a commis un en-avant (61e). Le même Coly qui, deux minutes plus tard, redonna un nouvel espoir au MHR en allant au bout d’une course chaloupée (63e).
Mais il manque toujours au moins deux marques. Et quand Christopher Tolofua a lobbé son alignement sur une nouvelle touche à 5 mètres de l’en-but toulousain (75e), tout Montpellier a compris que ce ne serait pas pour lui cette année. Poussé en prolongation pour l’UBB la saison dernière, le Stade toulousain a été une nouvelle fois poussé dans ses derniers retranchements mais l’issue est restée la même. Car dans le rugby français ces dernières années, à la fin, c’est toujours Toulouse qui gagne.
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