Comment le XV de France compte apporter « un peu plus d'imprévisibilité » pour battre l'Australie
Avec la confirmation que Matthieu Jalibert est « en pleine capacité de ses moyens », comme l’a assuré Maxime Lucu, le capitaine du XV de France, vendredi 10 juillet, au sujet de l’ouvreur de l’UBB, retenu pour jouer à l’arrière samedi contre l’Australie, à Brisbane, bien qu’en délicatesse avec son mollet droit depuis une semaine, un secteur de jeu pourrait être critique : la gestion des ballons hauts.
« On sait qu’on va être ciblés, comme quand on joue contre l’Australie à chaque fois », estime Maxime Lucu. « On avait prévu aussi ça contre les Néo-Zélandais, ils n’ont pas forcément trop tapé et ils ont plus porté le ballon à la main. Là on s’attend aussi, comme l’Australie, à avoir ces phases de jeu-là, mais aussi un peu plus de jeu au pied, notamment de la part du numéro 10. Donc il faudra l’aider, il faudra l’épauler. On a une stratégie et un fonctionnement, notamment avec les ailiers (Théo Attissogbe et Aaron Grandidier-Nkanang, ndlr), qui va être là et qui va être important. On sait qu’il y aura beaucoup de pression, on sait que maintenant il y a moins d’escorte, un peu plus de 50-50 dans ces situations-là. »
Une stratégie à deux ouvreurs
Le capitaine des Bleus a confirmé que cette stratégie à deux ouvreurs, le Toulousain Ntamack en 10 et Jalibert donc en 15, a pour but « d’apporter un peu plus d’imprévisibilité ». « Et Mathieu amène ça aussi au poste derrière », prévient le demi de mêlée de l’UBB.
« On va essayer de le faire du mieux possible. Romain aussi a beaucoup d’appétit pour commencer ce match, donc on aura de quoi faire en attaque. Il faudra qu’on soit maintenant bons sur les automatismes, mais en tout cas oui, cette association-là, et notamment d’avoir deux numéros 10, peut amener ce côté un petit peu imprévisible qui peut, sur les extérieurs, nous permettre de trouver des brèches. »
Un jeu de pression contre l’Australie
Par ailleurs, la France a mis le focus cette semaine sur les coups de pied de pression, les fameux box-kicks, qui leur avaient fait un peu défaut face aux All Blacks. « C’est ce qu’on voulait faire un petit peu contre les Néo-Zélandais, parce qu’on avait aussi la crainte du champ profond qui était un petit peu leur point fort et on ne voulait pas leur donner des ballons faciles », concède Maxime Lucu.
« Par moments, on a réussi à mettre la pression, à récupérer des ballons importants et derrière avoir le ballon et les mettre sous pression. Et par moments, on a eu des ballons peut-être un petit peu trop loin, un petit peu sans pression, et au final les Blacks ont pu mettre leur jeu en place, et c’est là où ils sont dangereux.
« Donc on a travaillé ça pour essayer de mettre l’Australie aussi sous pression, et on va essayer, à l’image de ce qu’ils font eux aussi avec le numéro 9 et le numéro 10, d’avoir des ballons. Maintenant les ballons, c’est 50-50, on dit qu’il n’y a plus trop d’escorte, donc il faut que demain les ballons soient pour nous. Et pour ça, il faudra de bons jeux au pied et on espère que ça sera le cas. »