Harry Wilson : « Je n'ai pas revu Moses depuis qu'on a joué dans l’équipe scolaire du Queensland »
Il est un peu plus de 11h30 ce vendredi 10 juillet 2026 à Brisbane. Harry Wilson sort de la séance d’entraînement au Suncorp Stadium d’un pas décidé. Au milieu de l’esplanade l’attendent, aussi fiers et déterminés l’un que l’autre, son homologue du XV de France Maxime Lucu et deux trophées, celui des Bicentenaires (qui sera remis le lendemain soir au vainqueur du match) et le trophée du Championnat des Nations.
Dix ans après, le spectre d’une nouvelle série de six défaites
Les Wallabies sont sur une série de cinq défaites de rang et Wilson sait très bien que celle-ci doit impérativement s’arrêter sous peine de vivre la deuxième saison la plus noire de leur histoire, dix ans après ; même si en 2025, ils ont perdu dix tests en une saison, pour la première fois en 127 ans.
Il y a dix ans, après avoir essuyé six défaites consécutives (trois fois contre la Nouvelle-Zélande et trois fois contre l’Angleterre), l’Australie avait arrêté les frais en battant l’Afrique du Sud le 10 septembre 2016 avec une victoire 23-17… à Brisbane.
Harry Wilson face à la série noire
« Oui, ça nous préoccupe vraiment », admet Harry Wilson. « On a besoin d’une victoire et on a été vraiment déçus par le résultat du week-end dernier (31-33 contre l’Irlande à Sydney alors qu’ils menaient 24-19 à la pause, ndlr). On a eu plein d’occasions de sceller le sort de ce match et on ne l’a pas fait. On peut bien se dire qu’on est contents d’être pas loin de la victoire et de progresser, mais au final, ce sont les victoires qu’il nous faut.
« On joue ici en Australie, à domicile, devant, espérons-le, 42 000 Australiens venus nous soutenir ; je pense que c’est presque complet. On va entrer sur le terrain pour gagner, et nous allons saisir ces occasions. C’est un sujet dont nous parlons : la discipline sera notre priorité ce week-end, et si nous parvenons à régler ce point, cela nous aidera sans aucun doute. »
Moses Alo-Émile et Manny Meafou
Face aux Wallabies, quelques visages familiers parmi les Bleus tel Moses Alo-Émile, pilier aux origines samoanes, né à quelques kilomètres d’ici, à Redcliffe. « Oui, c’est plutôt sympa. J’ai joué dans l’équipe scolaire du Queensland avec Moses, je ne l’ai pas revu depuis, donc c’est plutôt sympa de l’affronter à nouveau », sourit le troisième-ligne des vert et or à l’idée des retrouvailles.
« C’est un costaud qui évolue depuis longtemps en France en première ligne, donc il va sans doute nous poser des problèmes. Et puis, bien sûr, il y en a Emmanuel Meafou. On l’a affronté l’année dernière, c’est un joueur qui impose sa présence sur le terrain et c’est la première fois qu’il dispute un match international dans son stade, ici à Brisbane, en Australie. Ils vont nous poser des problèmes, mais c’est aussi le cas du reste de l’équipe, donc on va devoir être motivés et prêts. »