La Géorgie défie le pays de Galles... qui répond laconiquement

Par Jérémy Fahner
A l'image de Liam Williams, les Gallois ont survolé la dernière rencontre face à la Géorgie, lors de la Coupe du Monde 2023 en France (Photo by Paul Harding/Getty Images).

Taquins, ces Géorgiens. Quelques jours à peine après avoir remporté le Rugby Europe Championship à Paris, la Géorgie a proposé au pays de Galles un match à Tbilissi cet automne.

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La victoire 36-10 de la Géorgie sur le Portugal en finale, au stade Jean-Bouin, est intervenue un peu plus de 24 heures après que la cinquième défaite galloise en autant de matchs dans le Tournoi 2024. Battu 21-24 par l’Italie à Cardiff lors de la dernière journée du Six-Nations, le pays de Galles a récolté sa première cuillère de bois.

Six Nations

P
W
L
D
PF
PA
PD
BP T
BP-7
BP
Total
1
Ireland
5
4
1
0
20
2
France
5
3
1
1
15
3
England
5
3
2
0
14
4
Scotland
5
2
3
0
12
5
Italy
5
2
2
1
11
6
Wales
5
0
5
0
4

À la suite de ces deux résultats, la Géorgie a publiquement défié le pays de Galles sur les réseaux sociaux. Elle cite, sur son compte X (anciennement Twitter), l’ancien capitaine du XV du Poireau, Sam Warburton, déclarant qu’il s’agissait du match que « les amateurs de rugby du monde entier veulent voir ».

L’idée de base consiste à faire venir jouer les Gallois dans la capitale géorgienne, avec un éventuel match retour à Cardiff.

Pour ajouter un peu d’huile sur le feu, la Géorgie a inclus dans son post une vidéo de ses joueurs célébrant leur victoire 13-12 en 2022, au Principality Stadium de Cardiff. Omettant par la même occasion que le pays de Galles est sorti vainqueur de leur dernière confrontation, lors de la Coupe du monde l’année dernière (43-19).

« Comme l’a dit Sam Warburton, c’est ce que tous les amoureux du rugby veulent voir !

« Alors, faisons en sorte que cela se produise. En Géorgie, on a coutume de dire qu’un invité est un cadeau. Nous ne pouvons pas imaginer de plus beau cadeau que d’accueillir les Gallois à Tbilissi cet automne ».

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Le pays de Galles a rapidement répondu au défi lancé par la Géorgie pour un match dans le courant de l’année. Toujours sur X (anciennement Twitter), le CM de Welsh Rugby Union a écrit « On se tient au courant… », laissant entrevoir aux fans la perspective d’un tel duel dès 2024.

Officiellement, il ne s’agit que d’un match dans le cadre d’une tournée d’automne. Mais la demande géorgienne est évidemment intéressée. L’ancien satellite soviétique pousse pour instaurer un système de promotion/relégation au sein du rugby européen.

Depuis son intégration au Tournoi en 2000, l’Italie a presque toujours fait figure de maillon faible et était dans le viseur des prétendants. Mais les performances des Azzurri cette année, conjuguées aux déboires gallois, ont entraîné un changement de cible.

Cette proposition ressemble donc bel et bien à un acte de candidature de la Géorgie à son intégration dans le Tournoi des Six Nations, que ce soit à la place d’un des membres actuels, ou dans le cadre d’un élargissement à sept, voire huit pays (en prenant en compte le Portugal par exemple).

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A l’issue de la victoire en finale du Rugby Europe Championship contre le Portugal, qui avait tenu les Lelos en échec lors du dernier Mondial (18-18), le nouveau sélectionneur Richard Cockerill a déclaré que son équipe était « probablement trop bonne » pour ce niveau de compétition.

S’adressant à RugbyPass après avoir soulevé le trophée, Cockerill, sélectionneur depuis janvier, s’est également interrogé sur la capacité de son équipe à se hisser au niveau des Six Nations. On peut donc lire le défi lancé au Pays de Galles comme le meilleur moyen de déterminer où il se situe actuellement.

« Il y avait une vraie pression parce que le Portugal est une équipe certainement assez talentueuse pour nous battre. Ils auraient probablement dû nous battre à la Coupe du monde », a déclaré l’ancien entraîneur adjoint de l’Angleterre.

« Par rapport aux autres équipes de ce tournoi, nous sommes probablement trop bons. Mais nous ne sommes peut-être pas encore assez bons pour manger à la même table que les équipes du Super Rugby, du United Rugby Championship ou des Six Nations. »

Ils auront peut-être l’occasion de s’étalonner cet automne…

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finn 8 hours ago
Ireland and South Africa share the same player development dilemma

What a difference 9 months makes! Last autumn everyone was talking about how important versatile bench players were to SA’s WC win, now we’re back to only wanting specialists? The timing of this turn is pretty odd when you consider that some of the best players on the pitch in the SA/Ireland match were Osbourne (a centre playing out of position at 15), Feinberg-Mngomezulu (a fly-half/centre playing out of position at 15), and Frawley (a utility back). Having specialists across the backline is great, but its not always necessary. Personally I think Frawley is unlikely to displace Crowley as first choice 10, but his ability to play 12 and 15 means he’s pretty much guaranteed to hold down a spot on the bench, and should get a decent amount of minutes either at the end of games or starting when there are injuries. I think Willemse is in a similar boat. Feinberg-Mngomezulu possibly could become a regular starter at 10 for the Springboks, but he might not, given he’d have to displace Libbok and Pollard. I think its best not to put all your eggs in one basket - Osbourne played so well at the weekend that he will hopefully be trusted with the 15 shirt for the autumn at least, but if things hadn’t gone well for him he could have bided his time until an opportunity opened up at centre. Similarly Feinberg-Mngomezulu is likely to get a few opportunities at 15 in the coming months due to le Roux’s age and Willemse’s injury, but given SA don’t have a single centre aged under 30 its likely that opportunities could also open up at 12 if he keeps playing there for Stormers. None of this will discount him from being given gametime at 10 - in the last RWC cycle Rassie gave a start at 10 to Frans Steyn, and even gave de Klerk minutes there off the bench - but it will give him far more opportunities for first team rugby.

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