Champions Cup : le double défi de Ben White (Toulon) à l'Aviva Stadium
Le Toulonnais Ben White aborde cette demi-finale de Champions Cup à l’Aviva Stadium samedi 2 mai comme une occasion de briser une malédiction toute personnelle à Dublin.
Car le demi de mêlée international écossais n’a jamais rien gagné ni en Irlande, ni face au XV du Trèfle. Mais il a la conviction que cette demi-finale de Champions Cup contre le Leinster peut mettre fin à ce cycle sans fin.
Un lieu chargé de souvenirs
Après avoir fait tomber Glasgow en quart et retrouvé l’Aviva, théâtre du sacre en Challenge Cup 2023, Toulon se prépare à affronter une province irlandaise installée dans ses habitudes européennes, à domicile, dans un Aviva à guichets fermés.
White, lui, refuse de se laisser impressionner par ce décor familier pour l’adversaire. « Chaque match est un nouveau match. C’est simplement la règle de ce genre de tournoi : il faut battre les meilleures équipes pour soulever un grand trophée », insiste-t-il.
« Jouer à l’Aviva, c’est quelque chose d’unique. C’est un stade génial, et ce sera aussi un formidable défi pour nous. Toulon a remporté la Challenge Cup dans ce stade. Beaucoup de joueurs gardent de bons souvenirs de ce stade et seront vraiment ravis de retourner à Dublin. »
Les Coupes d’Europe à la réception
Les Toulonnais sont arrivés par avion jeudi 30 avril au matin. Prêts à prendre leurs marques et à entrer sur le terrain. « Tu entres avec un plan, avec de la confiance, avec l’état d’esprit de devoir performer et faire ton travail. Pour moi, j’ai toujours essayé de voir les choses comme ça », explique-t-il.
Même loin de là, sur la Rade, la fièvre s’empare des supporters à mesure que se rapproche cette demi-finale, la première en Champions Cup depuis l’époque dorée du triplé européen achevé en 2015. « Partout où vous marchez sur le campus, il y a des photos de l’équipe qui a réalisé le doublé. Il y a les Coupes d’Europe à la réception. C’est une empreinte très forte sur le club, une histoire incroyable qu’ils ont bâtie sur cette période », détaille le demi de mêlée.
« On a l’opportunité d’essayer de faire la même chose. C’est pour ça qu’on est là. On n’avait pas atteint les demi-finales depuis longtemps. »
Une rade en effervescence
L’excitation, White la sent partout : dans le vestiaire, au centre d’entraînement, dans les rues d’une ville qui ne vit que pour son club lorsque les grands rendez-vous approchent. « On avait été éliminés en quarts de finale l’année dernière », rappelle-t-il.
« C’est une ville très fière de son rugby. C’est ancré en elle. Et dès qu’on arrive à ces grands matchs, on sent que la ville nous soutient, que l’enthousiasme monte. Les gens viennent nous parler sans arrêt.
« C’est clairement un endroit génial où se trouver en ce moment, et on ressent l’effervescence qui règne dans la ville. Je pense que c’est quelque chose qui enthousiasme vraiment les joueurs. »
Porté par les souvenirs des anciens
Ben White a pris le temps d’écouter ceux qui ont déjà connu les jours de titres sur la Rade, ces anciens qui racontent les finales gagnées et les défilés triomphaux. « Les joueurs qui sont là depuis longtemps, qui ont l’expérience d’avoir gagné ici, parlent de combien c’est incroyable de vivre ça », relate-t-il, avant d’ouvrir une parenthèse plus personnelle.
« En tant que joueur comme moi, qui n’a rien gagné ici, vous en avez envie. Vous êtes porté par les histoires que les gens racontent de ces grands jours. On espère pouvoir y aller et en tirer profit. »
À Dublin, face à un Leinster chez lui, c’est bien cette soif de marquer à son tour l’histoire toulonnaise que le demi de mêlée écossais entend transformer en première victoire à l’Aviva, pour lui comme pour un groupe en quête d’une nouvelle ère européenne.
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