Top 14 2026-2027 - Stade français Paris : effectif, recrues et objectifs
Le Stade français a terminé onzième en 2022, puis quatrième, deuxième, douzième et troisième la saison passée. Le club a atteint la demi-finale du Top 14, battu par Montpellier (15-25), avec un effectif peu remanié et un budget de 38,5 millions d’euros. Paul Gustard a recruté deux ailiers rapides et chiffre publiquement ce qu’il faudra pour aller plus haut.
Le Stade français Paris en bref
- Top 14 2025-2026 : 3e de la phase régulière, demi-finaliste, battu par Montpellier (15-25)
- Challenge Cup 2025-2026 : éliminé en huitième de finale par Newport (31-36)
- Objectif 2026-2027 : le top 6, avec l’ambition affichée de viser plus haut
- Budget : 38,5 millions d’euros annoncés, selon le club
- Propriétaire et président : Hans-Peter Wild
- Directeur général : Thomas Lombard
- Entraîneur principal : Paul Gustard
- Stade : Jean-Bouin, 14 357 spectateurs de moyenne en 2025-2026
- Palmarès : quatorze titres de champion de France, le dernier en 2015 ; un Challenge européen (2017) ; un Challenge Yves du Manoir (1999)
La saison qui attend le Stade français
Cinq saisons, cinq classements très différents : onzième, quatrième, deuxième, douzième, troisième. Peu d’observateurs attendaient les Parisiens sur le podium en 2026, un an après une douzième place, et la saison a pourtant été construite sur des joueurs retrouvés et un staff resserré autour de Paul Gustard. L’irrégularité reste la marque du club, y compris à l’intérieur d’un même exercice : le Stade français a aussi encaissé un 35-3 à Gerland.
La phase finale a levé une hypothèque ancienne. Le club n’avait plus gagné un match de phase finale depuis neuf ans avant de balayer La Rochelle en barrage, 45-5, dans un match à sens unique préparé avec ce que la presse a décrit comme une arme secrète. En demi-finale, face à un Montpellier également présenté comme un outsider, les Parisiens ont cédé 15-25. « Montpellier a fait le match parfait contre nous », résumaient-ils après la rencontre, au terme d’un match où les Héraultais ont confisqué le ballon et où Paris est resté à quai pendant que l’Occitanie jouait le Brennus.
Paul Gustard a tiré de cette élimination une arithmétique. « Gagner à chaque fois le prochain match, et alors le top 6 sera là », explique l’entraîneur principal. Pour viser le titre, il fixe une cible : « Il faut forcément battre Toulouse en demie ou en finale, et donc marquer au moins 30 points et au moins trois ou quatre essais. » D’où le choix de « mettre l’accent sur l’attaque et la vitesse du ballon », avec le recrutement de deux ailiers qu’il crédite de « 36 km/h », l’Écossais Rufus McLean et l’Australien Israel Leota.
L’effectif a peu bougé, comme les deux étés précédents : sept arrivées, huit départs, 47 joueurs sous contrat. La première ligne concentre l’inquiétude, avec deux piliers droits de métier seulement. La préparation, elle, s’est bien passée : Paris s’est imposé 31-29 contre Clermont à Châteauroux le 22 août.
Le visage à suivre : Giorgi Melikidze
Giorgi Melikidze a été l’un des visages de la saison parisienne. Le pilier droit géorgien s’est imposé comme une référence en mêlée, secteur sur lequel le Stade français a bâti une bonne part de ses résultats.
Son absence a pesé au pire moment. Blessé, il a manqué la demi-finale contre Montpellier, et le club a payé cette indisponibilité dans le combat devant.
Le poste reste le point faible du groupe. Derrière lui, seul Paul Alo-Emile est un droitier de métier, pour une saison de Top 14 et de Challenge Cup. Le rythme que ces deux joueurs pourront tenir conditionnera la conquête parisienne.
Le chiffre qui résume le projet : 17
Le Stade français a récolté 17 points de bonus, offensifs et défensifs confondus, lors de la phase régulière 2025-2026. C’est le plus haut total du championnat depuis la saison 2017-2018.
Ce total explique en partie la troisième place. Un club qui prend des bonus dans les matchs qu’il gagne et dans ceux qu’il perd de peu accumule des points là où d’autres n’en prennent aucun, et compense une irrégularité de résultats par une régularité de rendement.
C’est aussi ce que Paul Gustard veut prolonger en recrutant de la vitesse. Marquer trois ou quatre essais par match, objectif qu’il a fixé publiquement, revient à transformer les bonus offensifs en habitude plutôt qu’en accident.
Ce que le Stade français doit réussir
L’objectif énoncé tient en une phrase de Paul Gustard : gagner le match suivant, et laisser le classement suivre. Formulé ainsi, le top 6 est une conséquence, pas une cible.
L’objectif réaliste est déjà de répéter la saison passée, ce que le club n’a pas fait depuis longtemps. Aucun des cinq derniers exercices parisiens ne ressemble au précédent, et deux bonnes saisons consécutives constitueraient en soi une rupture.
Trois points conditionnent cette continuité. La première ligne d’abord, avec deux piliers droits de métier pour deux compétitions. L’efficacité ensuite, puisque le club doit conserver un rendement en bonus que personne n’a atteint depuis huit ans. Le jeu enfin : Gustard a recruté pour marquer davantage, et c’est sur ce terrain que se jugera son pari.
Mercato : les renforts et les départs
Le Stade français a recruté sept joueurs pour huit départs, en visant la vitesse derrière et le volume devant. Rufus McLean et Israel Leota arrivent aux ailes, Ihaia West de La Rochelle à l’ouverture, Alivereti Duguivalu de Perpignan au centre. Devant, Tomasi Maka renforce le talon, Petero Mailulu la deuxième ligne et Thomas Bué la première. Les départs touchent surtout des joueurs de rotation, avec Joe Marchant et Zack Henry de retour en Angleterre, Baptiste Pesenti à Pau et Andy Timo à La Rochelle.
Arrivées :
- Rufus McLean (SCO), ailier, de Seattle (États-Unis)
- Israel Leota (AUS), ailier, de North Harbour (Nouvelle-Zélande)
- Ihaia West (NZL), demi d’ouverture, de La Rochelle
- Alivereti Duguivalu (FIJ), centre, de Perpignan
- Tomasi Maka (AUS), talonneur, de Tasman Mako (Nouvelle-Zélande)
- Petero Mailulu (FIJ), deuxième ligne, de Béziers (Pro D2)
- Thomas Bué, pilier, de Montauban (Pro D2)
Départs :
- Joe Marchant (ENG), à Sale (Premiership)
- Zack Henry (ENG), à Newcastle (Premiership)
- Baptiste Pesenti, deuxième ligne, à Pau
- Andy Timo, troisième ligne, à La Rochelle
- Iakopo Mapu (SAM), troisième ligne, à Nice (Pro D2)
- Joe Jonas (RSA), à Vannes
- Charles Laloi, à Agen (Pro D2)
- Yanis Lux, à Bourgoin-Jallieu (Nationale), en prêt
L’effectif du Stade français Paris 2026-2027, ligne par ligne
Arrières-ailiers : Léo Barré, Peniasi Dakuwaqa (FIJ), Lester Etien, Samuel Ezeala (ESP), Mathis Ibo, Israel Leota (AUS), Yannick Lodjro, Rufus McLean (SCO), Léo Monin
Centres : Julien Delbouis, Alivereti Duguivalu (FIJ), Noah Nene, Tani Vili, Jeremy Ward (RSA)
Demis d’ouverture : Louis Carbonel, Louis Foursans, Ihaia West (NZL)
Demis de mêlée : Paul Abadie, Martin Blum, Tawera Kerr-Barlow (NZL), Thibaut Motassi
Troisièmes lignes : Romain Briatte, Ryan Chapuis, Tanginoa Halaifonua (TGA), Mathieu Hirigoyen, Pierre Huguet, Sekou Macalou, Juan Martin Scelzo (ARG), Yoan Tanga
Deuxièmes lignes : Pierre-Henri Azagoh, Jacques Botha (RSA), Paul Gabrillagues, Petero Mailulu (FIJ), Setareki Turagacoke (FIJ)
Talonneurs : Alvaro Garcia (ESP), Tomasi Maka (AUS), Giacomo Nicotera (ITA), Lucas Peyresblanques, Ethan Tia
Piliers : Sergo Abramishvili (GEO), Moses Alo-Emile (SAM), Paul Alo-Emile (SAM), Braxton Asi (AUS), Thomas Bué, Jack Iscaro (USA), Giorgi Melikidze (GEO), Thierry Paiva
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