Le Stade français battu en demi-finale : « Montpellier a fait le match parfait contre nous »
« On n’a pas eu un ballon… » Dépité, Perry Freshwater, entraîneur des avants du Stade français, ne pouvait que constater l’écart qui le séparait de son adversaire du soir, Montpellier, lors de la demi-finale perdu 15-25 à Marseille samedi 20 juin.
Le Stade Français a longtemps espéré, avant de céder face à un MHR plus tranchant, plus rigoureux. Malgré une entame vive et deux essais rapides qui avaient un temps inversé la pression, les Soldats roses ont progressivement perdu le fil.
« On a eu énormément de difficultés en touche, chose qui n’est pas trop arrivée cette année. Il faut féliciter Montpellier », a reconnu Freshwater. « On était dominés parce qu’on n’a pas eu trop de ballons, on n’a pas pu lancer notre jeu, on est tombé dans leur style de jeu. On voulait déplacer le ballon, jouer vite. On a eu beaucoup de pénalités contre nous dû à la qualité de Montpellier en face. »
Domination en conquête, discipline et précision
Le contraste est apparu au fil du match. Là où Paris a multiplié les fautes et perdu trop de ballons en touche, Montpellier a resserré son jeu, imposé son rythme et étouffé les initiatives adverses. Après le premier quart d’heure, les Parisiens n’ont plus inscrit le moindre point.
La domination en conquête, la discipline et la précision ont fini par user un collectif parisien courageux mais trop souvent pénalisé pour espérer tenir sur la durée. Pourtant, la rencontre n’avait rien d’un match à sens unique. Les Parisiens ont répondu du tac au tac après l’essai initial de Banks, avec Tawera Kerr-Barlow puis Peniasi Dakuwaqa, opportuniste sur une touche mal négociée par Montpellier. À cet instant, le match semblait ouvert.
Mais la seconde période a progressivement fermé cette porte. Miotti a sanctionné, encore et encore, pendant que les Héraultais prenaient le contrôle territorial et mental. « On a été très dominants toute l’année, malheureusement le jour J on n’a pas pu trouver les clés et on est très déçus par rapport à ça. J’ai vu beaucoup de mecs très déçus dans le vestiaire, ça va nous donner un peu d’essence pour l’année prochaine parce qu’on fait de très bonnes choses mais pour x raisons ce soir, on n’a pas pu mettre notre jeu en place », a poursuivi Freshwater.
Un match de plus dans les jambes
« Ici c’est Paris ! », avait lancé le speaker avant le coup d’envoi. L’écho final fut plus cruel : « Ici, c’est Montpellier ! » L’arrière parisien Léo Barré avait du mal à garder du positif à la fin, préférant se concentrer sur la saison qui « a été belle. Elle a été compliquée aussi, on a mangé pas mal de merde les mois avant ce début de saison. Mais il y a de la frustration forcément de s’arrêter là », disait-il, en reconnaissant que « Montpellier a fait un très gros match, le match parfait contre nous ».
Avec un match de plus dans les jambes – le barrage remporté 45-5 contre La Rochelle une semaine avant – Barré admettait qu’il « manquait aussi un peu d’énergie. On va bien profiter des vacances parce que je pense que les mecs sont bien fatigués de cette longue saison. »
« Je pense qu’on a su apprendre de la demi-finale il y a deux ans, et il ne faut pas qu’on revive la même saison que l’an dernier. On va se donner les moyens de laisser le club là où il doit être, c’est-à-dire en haut du top 14. »
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