Henry Pollock : un salaire multiplié par trois, mais loin des sept chiffres réclamés par son agent
Selon toute vraisemblance,Henry Pollock va prolonger demain (mardi 22 septembre) son contrat avec les Northampton Saints. Une officialisation précipitée par une publication Instagram de son agent, le promoteur de boxe Eddie Hearn, qui a vendu posté une courte vidéo en taguant le joueur avec un simple « demain ».
Le nouvel accord, prévu sur deux ans, devrait porter son salaire à environ 400 000 livres par an, contre 150 000 livres actuellement ; une hausse substantielle, mais qui reste très en deçà du seuil des sept chiffres publiquement réclamé par Hearn pour son client.
« Une carrière est si courte… »
Le flanker anglais, également courtisé par Newcastle Red Bulls, avait entretenu le flou ces dernières semaines sur son avenir, expliquant vouloir explorer toutes les options : « Je dois être un peu égoïste et faire ce qui est bon pour moi ; une carrière est si courte qu’on regrette de ne pas avoir exploré d’autres voies. »
VIDEO
Voir cette publication sur Instagram
Cette tension autour de son salaire tient beaucoup à l’arrivée d’Eddie Hearn dans son entourage. Signé à l’agence Matchroom Talent en mars 2026 – devenant le premier rugbyman à intégrer cette structure jusque-là tournée vers la boxe -, Pollock a vu Hearn affirmer publiquement, dès le mois d’août, qu’il méritait un joueur à sept chiffres, soit plus d’un million de livres annuelles.
Pourquoi ce ne sera pas à 7 chiffres
« Northampton doit prendre conscience de ce dont il dispose », avait alors plaidé Hearn. « Henry Pollock fait grimper les abonnements. Henry Pollock remplit les gradins. Henry Pollock attire les téléspectateurs. Henry Pollock fait vendre des maillots, n’est-ce pas ? C’est ça, la différence. On peut donc réellement attribuer une valeur économique à la présence d’Henry Pollock dans l’équipe, et ça doit être pris en compte, indépendamment de ce que souhaite Henry. Il ne peut pas rester dans ce club avec le salaire qu’il touche actuellement. »
Un tel montant se heurte cependant à la réalité du championnat anglais. Le Gallagher Premiership impose un plafond salarial fixé à 6,4 millions de livres par club pour l’ensemble de l’effectif, et chaque équipe ne dispose que d’un seul « joueur marquee » exempté de ce calcul – un statut qu’occuperait déjà, selon Sky Sports, l’ouvreur Fin Smith à Northampton. Un salaire à sept chiffres pour Pollock représenterait ainsi près d’un sixième du plafond total du club, ce qui explique en grande partie l’écart entre la revendication de Hearn et l’offre effectivement mise sur la table.
D’autres prolongations en vue
Le dossier s’inscrit par ailleurs dans un contexte de renouvellement plus large chez les champions en titre du Premiership : les Saints ont laissé partir leur capitaine George Furbank vers les Harlequins cet été pour dégager de la marge salariale, tandis que l’ailier Tommy Freeman, le demi de mêlée Archie McParland et le pilier Emmanuel Iyogun figurent également parmi les priorités de prolongation du club.
Reste que, sept chiffres ou non, l’augmentation représente un tournant pour le joueur de 21 ans, dont la cote n’a cessé de grimper depuis sa tournée avec les Lions britanniques et irlandais l’été dernier et le sacre de Northampton en Premiership.
Actus, exclus, stats, matchs en direct et plus encore ! Téléchargez dès maintenant la nouvelle application RugbyPass sur l'App Store (iOS) et Google Play (Android) !
