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Stade français : leur arme secrète pour le barrage


Le demi de mêlée français du Stade Français, Thibaut Motassi (2e à gauche), se tient aux côtés de ses coéquipiers lors d'une mêlée, pendant le match de Top 14 entre le Stade Français Paris et l'Olympique de Castres, au stade Jean-Bouin à Paris, le 3 janvier 2026. (Photo de Blanca CRUZ / AFP via Getty Images)
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Symbole depuis des années du Stade français, la mêlée rose s’est montré la plus performante cette saison en Top 14 et sera encore un des principaux atouts parisiens lors du barrage contre La Rochelle dimanche 14 juin.

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« Pas de mêlée, pas de victoire » : l’adage classique du rugby a trouvé une parfaite illustration le 11 octobre en Top 14. A l’approche de la sirène, les Parisiens sont menés 23-24 par… La Rochelle, à qui il ne reste plus qu’une mêlée à négocier, dans son propre camp mais introduite par Nolann Le Garrec, pour gagner le match.

Les ordres de l’arbitre sont donnés mais la confrontation des deux packs vire à la démonstration des Parisiens, qui avancent de deux mètres avant d’obtenir une pénalité. Louis Carbonel la convertit et donne une précieuse victoire aux siens pour éloigner les démons de la saison précédente et se donner beaucoup de confiance pour lui-même (26-24).

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Une saison bâtie sur la conquête

L’action est symbolique de cette saison, où le Stade français a obtenu en moyenne trois pénalités à chaque match sur mêlée, bien plus que tout autre équipe. Et de la Rochelle, mêlée la plus pénalisée du Top 14.

« Je suis très fier de ce groupe, il y a tout le monde qui est concerné dans la mêlée, donc je suis fier de voir les mecs qui ont progressé », a salué vendredi en conférence de presse le pilier Paul Alo-Emile.

« Pour nous, la conquête c’est quelque chose qui a toujours été dans notre identité. C’est quelque chose dont on est vraiment fier aussi, depuis quand je suis arrivé ici au Stade français. On a vraiment bossé dur », avait assuré un mois plus tôt son frère Moses Alo-Emile.

Outre la mêlée, le Stade français est aussi redoutable en touche, avec le deuxième taux de réussite de l’élite cette saison.

Le tournant : moins de blessures, plus de cohésion

Déjà un des rares secteurs à surnager lors de la saison passée, terminée à une piteuse 12e place, la mêlée a notamment été renforcée par l’arrivée à l’intersaison de l’Anglais et ancien pilier Perry Freshwater dans le staff.

Le secteur a été bien moins touché par les blessures, alors que la saison passée, Paul Alo-Emile, Giorgi Melikidze, auteur de huit essais en Top 14 cette édition, et Sergo Abramishvili avaient tous été blessés dès la première journée, manquant une bonne partie de la saison.

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La Rochelle fragilisée, mais jamais hors-jeu

Les blessures ont cette saison beaucoup plus touché la Rochelle. Connus pour leur pack d’avants dominant pendant des années, les Rochelais n’ont presque jamais pu jouer avec leur pilier droit chouchou Uini Atonio, qui a pris sa retraite après un problème cardiaque. Les blessures ont particulièrement fait rage chez les avants et si plusieurs ont pu revenir à temps en fin de saison, ce n’est pas le cas de leur massif deuxième ligne australien Will Skelton.

Les Rochelais ont aussi davantage tourné leur recrutement vers les lignes arrière pour faire évoluer leur jeu, avec notamment une grande influence du demi de mêlée Nolann Le Garrec et du virevoltant ailier ou arrière Davit Niniashvili.

Dimanche, le vrai test

Signe positif pour eux, la bataille en mêlée a été féroce la semaine passée, lors de la dernière journée de championnat qui opposait les deux équipes par le hasard du calendrier : chacune a obtenu trois pénalités en mêlée. Mais le Stade français avait le loisir de faire souffler quelques cadres alors que La Rochelle jouait sa qualification avec ses meilleures forces disponibles.

« Leurs entraîneurs vont essayer de nous prendre sur certaines facettes du jeu », notamment « la touche, la mêlée », a prévenu vendredi l’entraîneur adjoint parisien Rory Kockott. « En mêlée, on a été capable d’être dominants, et dans les règles. On va avoir quelques défis dans les secteurs où l’on veut appuyer », anticipe-t-il.

De quoi rendre encore plus alléchant le combat qui se profile dimanche à Jean-Bouin, pour décrocher une place en demi-finales à Marseille et y affronter Montpellier.

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