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Stade français et Montpellier : deux outsiders à un match de la finale


Le pilier américain de Montpellier Titi Lamositele (d) avec le talonneur français du Stade Français Lucas Peyresblanques (g) lors d’un match de Top 14 entre Montpellier Hérault Rugby (MHR) et le Stade Français Paris au stade GGL de Montpellier, dans le sud-ouest de la France, le 30 mars 2024. (Photo Pascal Guyot / AFP)
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Peu attendaient Montpellier et le Stade français sur le podium du Top 14 cette saison, mais les deux clubs, s’appuyant sur un pack surpuissant et une stabilité retrouvée, s’affrontent pourtant samedi 20 juin pour une place en finale du Top 14.

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Depuis 2017, c’est seulement la deuxième fois que ces deux équipes atteignent le dernier carré de la compétition. Respectivement neuvième et douzième l’an passé, elles en étaient bien loin.

Le Stade français, la renaissance par la stabilité

La trajectoire la plus surprenante revient au Stade français : demi-finaliste en 2023-2024 pour la première fois depuis son dernier titre de champion de France en 2015, le club avait plongé l’année suivante, malgré un recrutement prometteur (Carbonel, Tanga…), avant de montrer une bien meilleure image cette saison, avec presque le même effectif.

La raison de ce nouveau visage ? « On la pose tout le temps cette question », souriait après la démonstration contre La Rochelle en barrage (45-5), le capitaine parisien Paul Gabrillagues. « C’est une somme de détails (…). L’énergie est très positive depuis le début de l’année », a-t-il simplement éludé.

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Face à face

5 dernières rencontres

Victoires
2
Nuls
0
Victoires
3
Moyenne de points marqués
25
23
Le premier essai gagne
40%
L'équipe recevante gagne
80%

Le retour comme leader du staff de l’Anglais Paul Gustard, comme en début de saison 2023, a permis la remise à plat des directives données aux joueurs. Louis Carbonel a retrouvé de la stabilité et de la confiance, tout comme Yoan Tanga, et les avants ont été relativement épargnés par les blessures, contrairement à l’année passée.

Et la machine s’est lancée, au gré de belles performances à l’extérieur (victoire à Perpignan, Bordeaux, Toulon, Montauban) et d’une solidité retrouvée à domicile, avec une seule défaite à Paris cette saison, contre Toulouse. Et, comme Montpellier, le peu d’internationaux présents dans l’effectif a permis de bien gérer les corps et les esprits.

« On a cette confiance-là depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C’est ce qui permet après d’être plus serein ». Au point de remporter un match à élimination directe pour la première fois depuis… 2015 dimanche contre La Rochelle.

Montpellier, une machine lancée depuis l’hiver

A Montpellier, le déclic a eu lieu en novembre, alors que le jeune entraîneur Joan Caudullo était sur la sellette après la défaite à domicile contre Clermont, juste avant la fenêtre internationale. 25 matchs plus tard, dont… 22 victoires, plus personne ne le remet en cause, et certains de ses adjoints sont même courtisés par le staff du XV de France, selon plusieurs médias.

Preuve de ces deux visages, si le MHR avait été balayé au Stade français dans un de ses plus mauvais matchs de la saison le 25 octobre (35-12), il a pris une revanche éclatante chez lui le 31 janvier (44-7), aidé aussi par l’une des pires performances parisiennes. Cette saison, le MHR a brillé en Top 14 mais aussi en Europe, avec le titre en Challenge Cup obtenu fin mai, au terme d’un parcours parfait avec sept victoires.

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Etat de forme de l'équipe

5 derniers matchs

5
Victoires
4
5
Série
1
28
Essais marqués
35
99
Différence de points
142
2/5
Premier essai
4/5
2/5
Premiers points
3/5
4/5
Course aux 10 points
5/5

« Après la finale à Bilbao, les gars avaient moyen de faire la bringue une semaine et finalement ils se sont mis au boulot dès le lundi, frais comme des gardons. Ca montre qu’ils n’avaient pas envie de s’arrêter là », a expliqué Joan Caudullo vendredi.

Le tournant Caudullo et une série impressionnante

Lancée, cette nouvelle génération est loin de l’effectif vieillissant sacré champion de France en 2022 puis barragiste en 2024. Marseille se prête à cette renaissance, puisque c’est déjà au Vélodrome qu’avait eu lieu la première demi-finale de Top 14 de l’histoire du club, en 2011.

A l’époque, l’équipe menée par l’actuel sélectionneur du XV de France Fabien Galthié, avait surpris (26-25) le Racing 92, avant de s’incliner en finale contre Toulouse. Dans cette saison, considérée comme l’acte de naissance du MHR au plus haut niveau, figurait alors comme talonneur remplaçant… Joan Caudullo et le demi de mêlée Benoît Paillaugue, lui aussi dans le staff désormais.

« C’est le meilleur souvenir que j’ai eu dans ma carrière de joueur de rugby à Montpellier, parce que le stade était plein, en bleu et blanc, on n’avait pas les moyens et les joueurs pour y être mais on y était », a souligné Caudullo, avant d’ajouter: « Ce n’est pas le cas cette année, parce qu’on a des joueurs de grande qualité qui font qu’on est là aujourd’hui ».

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