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Carlü Sadie (UBB) : « Je suis passé à 2 mm de la mort, pareil que Kitshoff »

Carlu Sadie XV

« S’il vous plaît. » Le médecin n’a pas haussé le ton, mais tout était dans le regard, déterminé : « Remettez la minerve immédiatement. »

Carlü Sadie a frémi. En quelques secondes, tout s’est emballé. Son futur en rugby s’est fissuré. Sa vie à Bordeaux, au cœur d’un club européen en pleine dynamique, s’est évaporée dans son esprit. Le contrat signé avec les Bulls, de retour en Afrique du Sud, pareil. À Pretoria, son épouse, Niritha, était déjà en train d’aménager la maison qu’ils venaient d’acheter pour la saison suivante.

 Deux jours plus tôt, en janvier 2025, Bordeaux-Bègles recevait Lyon à Chaban-Delmas, leur citadelle. En mêlée fermée, Sadie, près de 140 kg, sent un choc dans la nuque. Pas de douleur, pas de symptômes. « C’est un truc de pilier… continue », se dit-il. À la mêlée suivante, les craquements reviennent. Trois cette fois. Plus forts. De ceux qui vous glacent le sang. Il tente de se relever, mais impossible de lever la tête. Il a l’impression que son crâne flotte, comme un bouchon de bouteille mal revissé, qui ballotte au sommet de sa colonne. Ce n’est plus un « truc de pilier ».

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Le pilier sud-africain de Bordeaux, Carlu Sadie, se dirige vers le stade avant le match de Top 14 de rugby entre l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et le Stade Toulousain, au Matmut Atlantique de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, le 24 mars 2024. (Photo : ROMAIN PERROCHEAU / AFP) (Photo : ROMAIN PERROCHEAU / AFP via Getty Images)

« Je devais prendre l’avion pour l’Afrique du Sud le lendemain pour rejoindre ma femme. Le match était à 21h, et quand je suis rentré, je l’ai appelée à une heure du matin en lui disant “écoute, je ne peux pas voyager, quelque chose ne va pas, je dois faire des examens – annule le vol”. »

« On m’a renvoyé chez moi avec une minerve, et en sortant de la douche, en voulant me sécher la tête, j’ai ressenti la même sensation, tat-tat-tat dans la nuque. J’ai appelé le médecin à deux heures moins le quart du matin. Cette nuit-là, tout m’a traversé l’esprit. Ma femme m’a appelé et, ça je ne l’oublierai jamais, elle est restée avec moi en appel WhatsApp toute la nuit alors que j’étais seul à la maison. »

Le lendemain, Sadie est envoyé dans un hôpital militaire. La fracture est écartée. Mais aucun diagnostic précis ne tombe. Il insiste, refuse les zones d’ombre. Il retourne à l’hôpital le jour suivant pour un IRM et une radio. C’est à ce moment-là que l’humeur change.

« Le médecin a reçu les résultats et m’a dit que j’allais voir le spécialiste du cou au plus vite », se souvient-il. « À ce moment-là, vous sentez le froid qui vous traverse le corps. Ce spécialiste est tellement demandé qu’il faut des mois pour avoir un rendez-vous ; je suis resté quatre heures devant son bureau pour qu’il m’intercale entre deux rendez-vous. »

« Écoute, ça ne va pas repousser. Tu es passé à 2 mm de la mort. »

« Il m’a regardé avec un air sérieux et m’a demandé : « Ça va ? » Oui, pas de problème, je peux porter des sacs, faire tout ce que je veux. J’avais retiré ma minerve pour lui montrer que je pouvais bouger la tête, et c’est là qu’il m’a dit de la remettre tout de suite. »

En haut de la colonne, les vertèbres C1 et C2 s’emboîtent comme des pièces de puzzle. Elles supportent la tête, permettent la rotation, la flexion, tout ce qui semble si naturel jusqu’au jour où ça casse. Sadie entremêle ses doigts massifs pour expliquer ce qu’il a appris en accéléré sur l’anatomie cervicale. Des ligaments retiennent ces vertèbres, les sanglent en place. Comme pour le Springbok Steven Kitshoff avant lui, l’un de ces ligaments a été arraché net.

« Ok, » demande-t-il au spécialiste. « Combien de temps ça met à repousser ?»

Le médecin ouvre grand les yeux. « Écoute, ça ne va pas repousser. Tu es passé à 2 mm de la mort. »

« J’étais sous le choc », raconte Sadie. « La seule chose à laquelle je pensais, c’était : “c’est la même chose que Kitshoff ?” C’était exactement pareil. Deux semaines plus tôt, on était au centre d’entraînement et les gars me demandaient, parce que je suis sud-africain, ce qui était arrivé à Kitshoff. Je leur avais dit que ses chances de rejouer n’étaient pas bonnes. Deux semaines plus tard, j’entends le même diagnostic. »

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Springboks Steven Kitshoff injury
Le Sud-Africain Steven Kitshoff après la victoire en quart de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2023 contre la France (Photo : Ramsey Cardy/Sportsfile via Getty Images).

« Le spécialiste m’a dit que je devrais subir une opération, prélever un morceau d’os de ma hanche, le greffer dans mon cou et y insérer deux vis. Il m’a dit : “À l’heure actuelle, si vous recevez un choc violent, vous êtes mort ; un coup du lapin, vous êtes mort.” Je lui ai demandé quand nous allions procéder à l’opération. Je devais conduire ma voiture… tout pouvait arriver, quelqu’un pouvait me percuter par derrière.

« Et là, il me dit : “Je pars en vacances trois semaines et je te verrai à mon retour.” Quoi ? Mec, tu viens de me dire que ma vie est en danger, et maintenant tu me dis que tu me reverras dans trois semaines ? Là, j’ai vraiment pris la mesure de ce qu’est la vie. »

Dans le parking de l’hôpital, couché sur son volant, le pilier appelle Niritha. Elle est seule dans cette maison encore vide, qui n’est peut-être plus leur futur. Et les larmes ne s’arrêtent plus de couler.

« Je suis sous le choc, en train de pleurer dans la voiture. Ma carrière est finie. J’ai appelé Yannick Bru tout de suite après, je lui ai dit que j’appréciais tout ce qu’il avait fait pour moi, qu’il m’avait donné cette énorme opportunité de jouer pour Bordeaux et de m’intégrer dans un groupe dont je n’aurais jamais pensé faire partie. »

À Pretoria, Jake White ne croit pas un mot de ce qu’il entend. Sadie envoie les images médicales au médecin des Bulls. La probabilité d’un retour est faible.

C’est là que l’histoire bascule dans quelque chose de rare dans le rugby professionnel. Bru se tourne vers le président de l’UBB, Laurent Marti, l’homme qui tient les rênes sportives et financières. À Bordeaux, on aime le travail de Sadie. Et, malgré ses ligaments détruits, ils veulent le garder. Ils vont donc imaginer l’impensable : racheter le contrat d’un pilier au cou sévèrement endommagé.

À Pretoria, Jake White, le boss des Bulls, ne croit pas un mot de ce qu’il entend. Pour lui, quelque chose cloche. Aucun club n’investit autant pour récupérer un droitier en péril et en fin de carrière. Sadie envoie les images médicales au médecin des Bulls. Le verdict est sans concession : le risque est énorme, la probabilité d’un retour est faible. Pourtant, à Bordeaux, Bru et son staff restent persuadés que Sadie rejouera.

« Yannick m’a demandé de rester. Je lui ai dit : “mon cou est cassé, comme celui de Kitshoff, mes chances de revenir sont minces”. Yannick s’en moquait. Le même spécialiste avait déjà opéré un autre pilier de Bordeaux, un Géorgien dont ils disent qu’il est revenu encore plus fort, comme un monstre. »

Le coach lui demande alors de partir en Afrique du Sud pour discuter avec le CEO des Bulls. Sadie, lui, est terrorisé. Il porte encore la minerve, se demande même si la turbulence en avion peut le mettre en danger. « Jake White ne croyait pas un mot de ce que je disais. Son médecin lui disait que mes chances étaient minces. Mais en France, tout le monde me disait que j’allais m’en sortir, les kinés avaient déjà vécu ça, le spécialiste et les gars de la rééducation étaient à Bordeaux. »

La bataille contractuelle s’installe. « Laurent Marti s’implique : “Si tu veux rester, on va le faire.” Je n’avais aucun doute. Les Bulls voulaient que je me fasse opérer en France et que je fasse ma rééducation à Pretoria. Finalement, Laurent m’a demandé : “Qu’est-ce que tu veux ?”. Ils lui ont dit le montant et il l’a payé. Et j’ai été libéré de mon contrat. »

Antrim, Royaume-Uni – 15 octobre 2021 ; Carlu Sadie des Emirates Lions lors du match de United Rugby Championship entre Ulster et les Emirates Lions au Kingspan Stadium, à Belfast. (Photo : Ramsey Cardy/Sportsfile via Getty Images)

Cette épreuve scelle un lien rare entre un joueur et un club, entre un pilier et son staff. Dans le rugby moderne, on parle souvent de « famille », de valeurs, de culture de club. Des mots parfois galvaudés. Pour Carlü Sadie, ils prennent un sens concret, lourd, presque sacré.

« Quand vous savez ce qu’ils ont fait pour vous, vous allez au bout pour eux », dit-il. « Vous savez que quand vous vous réveillez le matin, le club est là où vous voulez aller, là où vous avez envie d’être. C’est exactement ce que je ressens pour Bordeaux. »

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2 mm de la mort, 50% de chances sur la table d’opération

Au rendez-vous préopératoire, le ton a changé. Le spécialiste, cette fois, est presque euphorique. Il a déjà opéré 16 rugbymen avec la même lésion ; 14 sont revenus sur le terrain. Les statistiques ne garantissent rien, mais elles ouvrent une porte. « Je lui ai dit que je ferais tout ce qu’il me demande, » se souvient Sadie. « Je dormirai sur le canapé ici, je m’en fous complètement. »

La première barrière, la plus dangereuse, reste l’opération. Et le chirurgien ne lui édulcore rien.

« Il m’a dit qu’il y avait une chance sur deux que je meure sur la table. “Tu as deux artères qui envoient le sang au cerveau, et tu as ensuite la moelle épinière. Quand je mets les deux vis dans ton cou, si je touche la moelle, c’est fini. Si je touche les artères, tu te vides de ton sang sur la table.” »

« Il m’a dit qu’il y avait une chance sur deux que je meure sur la table. “Tu as deux artères qui envoient le sang au cerveau, et tu as ensuite la moelle épinière. Quand je mets les deux vis dans ton cou, si je touche la moelle, c’est fini. Si je touche les artères, tu te vides de ton sang sur la table.” C’était la première fois que ma femme voyait ce docteur, et elle s’est mise à pleurer. On savait que c’était une grosse opération. »

« Au départ, l’opération devait durer 80 à 90 minutes. Quatre heures et demie plus tard, je n’étais toujours pas sortie et personne ne lui parle. Elle ne parlait pas beaucoup français. En France, vous pouvez prendre rendez-vous à l’hôpital et obtenir votre propre chambre. Ils lui ont dit de sortir de la chambre car je ne viendrais pas dans cette chambre.

« Elle m’a raconté qu’elle s’est mise à prier – “s’il te plaît mon Dieu, fais que je puisse juste le revoir” – et au moment même où elle a fini, je suis revenu par les portes de la salle d’urgence, et le médecin lui a dit que tout s’était bien passé. »

100 heures pour rebâtir un pilier

Après la convalescence, commence une autre forme de combat : la rééducation. Bordeaux l’envoie chez un kiné réputé, figure locale de la rééducation de la colonne : Luc Senegas, spécialiste du rachis cervical et lombaire, ancien militaire, méthodes parfois déroutantes mais quasi mythiques dans le milieu des joueurs blessés.

« C’est un type incroyable, » glisse Sadie. « J’arrivais à 8 heures, il me faisait m’allonger sur un tapis, la tête sur un coussin, et il me ‘soulevait’ tout le corps par la tête, je devais tenir six secondes et relâcher. Dix répétitions, huit séries. Ok, parfait. »

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« Mais à la fin j’étais crevé. Je n’ai pas pu m’entraîner du tout et j’ai pris beaucoup de poids. J’avais pris 15 kg, je pesais plus de 150 kg. On commence à transpirer, tout le monde nous regarde comme si on était en difficulté, on se sent inutile, on est tellement loin de pouvoir reprendre le rugby.

« Je fais les 80 répétitions et je pense que j’ai fini pour la journée. Il me dit que ça, c’était juste l’échauffement ! Puis il a commencé à augmenter la difficulté.

« Il tournait à 400-500 répétitions par séance, et j’allais le voir cinq fois par semaine pendant neuf semaines. Ma femme venait pour m’aider à compter, parce que parfois tu en fais tellement que tu oublies, et tu commences à t’énerver. Elle me poussait sans cesse. C’est la raison pour laquelle je suis de retour sur le terrain. »

« Luc me faisait pencher la tête en arrière, prendre appui sur ma nuque en position de mêlée et me faisait faire des ponts latéraux contre le mur. Le nombre de répétitions augmentait et les poids devenaient plus lourds. Je pouvais facilement soulever 70 à 80 kg avec ma nuque. Luc mesurait ma nuque chaque semaine et pouvait voir qu’elle grossissait. Je suis passé d’un tour de cou de 51 cm à 60 cm. »

Après neuf semaines et plus de 100 heures de rééducation, Senegas le prend à part. Il reste un dernier test. S’il le réussit, la porte du rugby se rouvre. Le cœur du pilier cogne un peu plus fort.

« Luc m’a dit : “tu vas te mettre à l’envers, faire le poirier, et tu vas lâcher les mains.” J’ai regardé ma femme et je lui ai dit que ce type était fou. Six mois après l’opération, il n’y avait aucune chance que je fasse ça. »

 

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Sadie est lourd, « vraiment lourd », comme il le dit lui-même. « Je ne pouvais pas courir, le club voulait que je fasse de la musculation pour renforcer autant que possible mes épaules et mon cou, mais je n’arrivais vraiment pas à perdre du poids. Je devenais de plus en plus négatif.

« Je me suis mis en position, j’ai fait le poirier et j’ai levé les mains. Il m’a regardé et m’a dit “c’est bon. Ta rééducation est terminée, tu peux rejouer.” Il me restait deux mois de programme. “Tu es prêt, mec, je te le promets. Si tu peux équilibrer 150 kg sur ta tête, tu n’as plus de problème.” Je lui serai reconnaissant à vie. Même aujourd’hui, il m’envoie des messages, des programmes, et il a commencé à travailler avec l’entraîneur de la mêlée à Bordeaux. »

Reprise, poids perdu et chaos magnifique de l’UBB

Sadie a manqué la conquête européenne de l’UBB. Il est revenu en août, huit mois après les premiers craquements dans sa nuque. Il a perdu près de 15 kg, retrouve un gabarit qu’il n’avait plus connu depuis le lycée. Pour survivre dans le chaos organisé de Bordeaux, il faut un moteur. Encore plus quand Matthieu Jalibert multiplie les inspirations, et que Damian Penaud ou Louis Bielle-Biarrey transpercent les défenses au large.

« Tu ne sais jamais ce qui va arriver avec ‘Jalib’, et quand ils font une percée, tu peux déjà commencer à reculer jusqu’à la ligne médiane, » lâche-t-il avec un sourire.

« On ne parle jamais de notre pack, c’est toujours la ligne de trois-quarts dans les médias. Si tu fais ton boulot, tu donnes la possibilité à Louis ou à ‘Dams’ ou à n’importe qui – eux feront les dégâts. »

Les projecteurs braqués sur la ligne de trois-quarts masquent pourtant le travail de sape devant. Ce qui a fait la différence chez le jeune pilier venu d’une petite ville peu cotée du Western Cape n’a pas disparu : une mêlée destructrice, qui l’a porté au Sharks, aux Lions, puis jusqu’à la noria infernale du rugby français.

Sur les deux matchs de Champions Cup face à Northampton et Bristol, le mois dernier, Sadie n’a touché le ballon qu’une seule fois. Le compteur des pénalités de mêlée, lui, est très parlant : 6-1 en faveur de Bordeaux lorsqu’il est sur le terrain. Il a même envoyé Danilo Fischetti, référence italienne au poste de pilier gauche, sur la chaise au bout de vingt minutes lors de la revanche de la finale 2025.

« Tu dois être en forme si tu veux jouer le style de l’UBB parce qu’à l’entraînement, ils poussent sur des séquences de trois à quatre minutes de jeu continu et tu dois parcourir un certain nombre de mètres.

« Tu ne verras pas beaucoup les piliers toucher le ballon parce que les combinaisons sont pensées pour que les stars le reçoivent. Tu sais que sur certains lancements, tu dois être au déblayage, quoi qu’il arrive, et le faire vite. Alors quand le ballon arrive jusqu’à toi, c’est presque un moment à part pour un pilier. »

« Les avants se sont dit avant Northampton, “on sait qu’on a des arrières avec de l’x-factor, et nous alors ? On peut le faire aussi. On n’est pas là seulement pour nettoyer les rucks et mettre en place leurs actions.”

« Si tu mets en place une mêlée et une touche solides avec les gars qu’on a derrière, c’est une combinaison spéciale. C’est ce qui nous manquait en début de saison. Maintenant, le système se met en place. On ne parle jamais de notre pack, c’est toujours la ligne de trois-quarts dans les médias. Si tu fais ton boulot, tu donnes la possibilité à Louis ou à ‘Dams’ ou à n’importe qui – eux feront les dégâts. »

L’histoire de Kitshoff en miroir

Il y a dans cette histoire une étrange ressemblance avec celle de Steven Kitshoff. Sadie, accro à la musculation, avait décroché un contrat aux Stormers à la fin de l’adolescence. En face de lui, le « Spicy Plum » l’attendait. Il salivait.

« Je suis arrivé à une séance de mêlée et j’avais Kitshoff et Bongi Mbonambi en face de moi. J’avais l’habitude de pousser contre des U19. On se met en mêlée… flexion, liez, et sur “jeu” il me tape tellement fort que j’en ai le souffle coupé, je n’arrive plus à respirer, je vois des étoiles. Il se relève, me regarde et me dit : “bienvenue dans le grand bain”. »

Et dans ce grand bain, Carlü Sadie y est toujours. Dix-neuf matchs déjà cette saison, un calendrier français qu’il ne subit plus comme un tunnel sans fin. Avec Niritha, il a bâti une vie épanouie dans le sud-ouest, dans cette Aquitaine où le rugby est presque une langue maternelle. Il est plus léger, plus serein, et s’épanouit au sein d’une équipe qui ne semble pas pressée de rendre sa couronne européenne.

« J’ai toujours dit par le passé qu’à partir du moment où la saison avançait ou que les entraînements devenaient longs, j’avais envie que ça s’arrête. On se plaint tellement vite et tout peut vous être retiré en un instant. Je ne me plaindrai plus jamais. »

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