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Urios en furie : « on avait parlé de finale de bloc ; à la sortie, on fait une belle m... »

L’entraîneur français de Clermont, Christophe Urios, marche sur la pelouse avant le match de rugby de Top 14 entre le Castres Olympique et l’ASM Clermont Auvergne au stade Pierre-Fabre, à Castres, le 31 janvier 2026. (Photo Matthieu RONDEL / AFP via Getty Images)

Clermont est tombé sur un os à Pierre-Fabre samedi 31 janvier lors de la 16e journée de Top 14. Équipe de ce début d’année, avec une victoire au Munster pour décrocher une qualification en huitièmes de finale de la Champions Cup puis en faisant tomber Bayonne chez eux en Top 14, Castres a confirmé sa forme à domicile contre Clermont (28-23).

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Sous une forte pluie, le match n’a pas été facile pour les Castrais, mais les hommes de Xavier Sadourny ont petit à petit pris le dessus et reviennent proches des six premières places, sans réussir toutefois à dépasser au classement leurs adversaires après un essai de Dzmanashvili.

Rencontre
Top 14
Castres
28 - 23
Temps complet
Clermont
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Malgré le bonus défensif décroché dans les ultimes instants, Clermont perd gros sur ce match : du Top 5, voilà l’ASM descendue à la 8e place avec 41 points, soit autant que son adversaire du soir. Croisé à la fin du match, le coach Christophe Urios n’était pas à prendre avec des pincettes.

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« Je ne peux pas exprimer mon ressenti parce que je serais assez violent. Non, ça me satisfait pas, et j’espère que ça ne satisfait personne », confiait-il. Masquant mal une colère froide, il reprenait le fil de la rencontre : « Alors ok, on a pris un point. Sur le plan comptable c’est bien, mais qu’est-ce qui s’est passé dans le match ? On n’est pas venus pour un point, on est venus pour gagner le match !

« Il y a le comportement qu’on a sur la première mi-temps où on est battus, sur des choses aussi simples que le travail. On arrive à marquer sur un contre un peu miraculeusement et on tourne à la mi-temps à 11 à 10 de mémoire, ce qui n’est pas du tout mérité. En deuxième mi-temps, quand on prend le score devant, on arrive plus à se sortir du camp, on prend des essais sur des mêlées qui avancent. Le mec, il est capable de passer à travers tout le monde. J’arrive pas à comprendre comment on prend cet essai…

« Et le dernier, c’est pareil, on a une touche pour nous, on la perd comme les quatre dernières touches du match ; c’est un peu chiant, quoi. Donc non, je suis pas satisfait du match. Enfin, je me suis fait chier sur le match, voilà, ce n’est pas du tout le match qu’on avait préparé. Si les joueurs sont satisfaits de prendre un point, tant mieux pour eux, mais en tout cas moi ça me va pas, et c’est pas pour ça qu’on est venus, et c’est pas le contenu qu’on voulait mettre en place. »

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Christophe Urios n’a pas attendu la fin de la rencontre pour partager sa colère avec ses joueurs : « Dans ma causerie, j’ai pas parlé fort, je pensais qu’ils avaient compris. Mais à la mi-temps, j’ai parlé un peu plus fort, hein, parce que quand je ne m’entends pas, faut que je hausse le ton », expliquait-il. « Aujourd’hui, on avait parlé de finale, de finale de bloc, derrière on est tranquilles avec les vacances, et à la sortie, on fait une belle merde. Je suis pas dans le bilan, je suis dans l’amertume. »

« Aujourd’hui, on avait parlé de finale, de finale de bloc, derrière on est tranquilles avec les vacances, et à la sortie, on fait une belle merde… »

Il l’assure, il n’avait pas vu venir le contenu de cette rencontre – « une première m-temps minable » – même s’il y avait eu des signes avant-coureurs : « On a fait un mauvais entraînement mardi, mais c’était sûrement lié au fait qu’on ait joué dimanche tard, c’est pas facile sur la semaine. Après, mercredi, par contre, on était bien, on avait fait une bonne mise en place. Mais à l’échauffement, j’ai vite vu qu’on était laborieux, et physiquement je les ai trouvés nuls. Nuls, lents, on perd les collisions, on se déplace pas vite… »

Relancé par un journaliste sur le fait que cette rencontre était la onzième du bloc, il n’en fallait pas plus pour faire sortir Urios de ses gonds : « Non mais ça c’est des histoires, arrêtez avec vos conneries, là », lançait-il sur un ton empreint d’irritation et de lassitude.

« Je nous ai trouvés faibles dans l’agressivité, physiquement. On n’est pas capables collectivement de faire un grand match à la maison, puis un autre à l’extérieur. On est toujours comme ça : un coup en haut, un coup en bas. C’est décevant, très décevant… »

« Les mecs n’ont pas fait onze matchs. La semaine dernière, il y a quasiment pas un joueur qui était du voyage ou qui a joué. On a fait très peu de semaines d’entraînement, à Noël on a fait un jour d’entraînement. Alors je veux bien qu’il y ait de la pression, qu’on parle de santé mentale, oui c’est important, mais aujourd’hui c’est pas une excuse. On n’était pas mobilisés pour faire le match qu’on voulait faire. Voilà ce que je pense.

« Je nous ai trouvés faibles dans l’agressivité, physiquement, peut-être un peu hétérogènes aussi. Il y avait des joueurs qui étaient là, des joueurs qui étaient un peu moins là. On n’est pas capables collectivement de faire un grand match à la maison, puis un autre à l’extérieur. On est toujours comme ça : un coup en haut, un coup en bas. C’est décevant, très décevant. Le bonus offensif, il m’apporte rien à moi. Franchement, il m’apporte rien. Si à la fin de saison il compte, tant mieux, mais aujourd’hui, non. La semaine dernière déjà, on en a perdu un contre La Rochelle, qu’il fallait prendre aussi. »

L’ASM entame une période de repos avant la reprise fixée au 14 février à Toulon.

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