Tyson Beukeboom, une « icône canadienne »

Par Maryke Elgoran
CHRISTCHURCH, NOUVELLE-ZÉLANDE - 19 MAI : Tyson Beukeboom (Canada), après avoir remporté les Pacific Four Series 2024et le match entre les Black Ferns de Nouvelle-Zélande et le Canada à l'Apollo Projects Stadium le 19 mai 2024 à Christchurch, Nouvelle-Zélande. (Photo par Joe Allison - World Rugby/World Rugby via Getty Images)

Tyson Beukeboom a fêté son accession au rang de joueuse la plus capée du Canada en contribuant à la victoire historique de son pays contre la Nouvelle-Zélande.

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Le match du dimanche 19 mai contre les Black Ferns à Christchurch était le 68e test de Beukeboom sous le célèbre maillot rouge et blanc. Elle devance Gillian Florence d’une sélection sur la liste historique.

Rencontre
Pacific Four Series
New Zealand Women's
19 - 22
Temps complet
Canada Women's
Toutes les stats et les données

La deuxième-ligne a joué l’intégralité des 80 minutes et le Canada a mis fin à sa sécheresse face aux Black Ferns en s’imposant 22-19, décrochant au passage le titre de champion des World Rugby Pacific Four Series 2024 devant près de 5 000 supporters réunis à l’Apollo Projects Stadium.

Fierté

Juste après le match, Tyson Beukeboom a confié la difficulté d’expliquer ce que cette victoire représentait pour toute l’équipe.

« Je n’ai pas encore les mots pour le dire, je n’ai pas encore réalisé. Nous avons franchi tellement d’étapes et c’est tellement excitant de pouvoir dire cela et, honnêtement, nous savions que nous pouvions le faire », a-t-elle tenté d’expliquer.

« Il nous suffisait d’aller sur le terrain et de jouer notre jeu, ce que nous avons fait. Je pense que le mot fierté est probablement le plus approprié pour l’instant – c’était tellement génial d’être sur le terrain. »

Avant le match de dimanche, le Canada n’avait jamais été aussi proche de battre les Black Ferns qu’avec une défaite 16-8 en 2014, la seule fois où la Nouvelle-Zélande n’avait pas réussi à marquer 20 points contre elles.

Penser au moment présent

La capitaine Sophie de Goede a raconté que la victoire avait d’autant plus de sens qu’elle avait été obtenue le soir où Beukeboom avait franchi un cap dans sa carrière.

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« C’est vraiment spécial de réaliser quelque chose d’historique pour la première fois », dit-elle.

« Je pense que nous avons fait du bon travail en ne pensant pas trop à l’exploit que nous pouvions créer, mais en pensant simplement au moment présent et à la prochaine action.

« Un grand coup de chapeau à Tyson pour avoir marqué l’histoire en plus de cette victoire historique. Je suis vraiment fière d’elle, elle a été une icône du rugby féminin canadien et continuera de l’être. »

Le coaching épanoui de Kevin Rouet

Cette victoire a porté le Canada à la deuxième place du classement mondial féminin de World Rugby, égalant sa meilleure position de tous les temps, faisant gliser la Nouvelle-Zélande à la troisième place – son ranking le plus bas depuis que le classement a été introduit en 2016.

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Ce n’était pas la première victoire historique à laquelle Beukeboom participait. En fait, elle a commencé sa carrière internationale pour le Canada avec une autre première, une victoire 29-25 contre les Red Roses d’Angleterre à Denver en 2013.

Depuis, elle a vu l’équipe s’épanouir et développer un style unique sous la direction de l’entraîneur Kevin Rouet.

« Je pense que nous avons suivi une belle ascension, surtout depuis l’arrivée de Kev », explique Beukeboom.

« Il nous a donné la liberté de nous exprimer et de développer le style que nous avions déjà en tant que Canadiennes, c’est-à-dire d’être rapides, de faire circuler le ballon rapidement et d’être vraiment dynamiques.

« Il nous a donné une plateforme pour développer cela et nous amuser, et je pense que c’est ce qui s’est passé ce soir. »

Objectif : être numéro un mondial

Avec un tournoi WXV 1 à domicile au programme en Colombie-Britannique de septembre à octobre et seulement 15 mois avant la Coupe du Monde de Rugby Féminin 2025 en Angleterre, qui serait sa quatrième, Beukeboom assure que la confiance de l’équipe est à son plus haut niveau.

Elle a ajouté : « Je dirais honnêtement que nous avons abordé chaque Coupe du monde en disant et en pensant que nous avions la capacité d’aller en finale.

« Évidemment, certaines ont mieux marché que d’autres, mais je pense que nous croyons toujours en nous-mêmes et que, parfois, c’est notre entourage qui ne le voit pas.

« Nous avons l’intention de construire à partir de tout ça, match après match. Nous avons l’intention de gagner, nous voulons gagner, nous voulons être numéro un mondial. Je veux être numéro un mondial et c’est notre objectif. »

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L’idée d’un championnat féminin au Canada

À 33 ans, Tyson Beukeboom n’a pas encore l’intention de prendre sa retraite et espère contribuer au développement du rugby féminin au Canada avant de raccrocher les crampons.

« Nous aimerions voir un championnat professionnel au Canada. Je pense que nous avons prouvé que nous pouvions le faire », espère-t-elle.

« Pour l’instant, nous devons nous exporter ailleurs dans le monde, mais je pense que nous méritons un championnat national. Si nous l’avions, nous pourrions passer beaucoup plus de temps ensemble, on serait plus compétitives, même si ça fait cliché de le dire.

« Imaginez ce que nous pourrions faire si nous étions pleinement professionnelles et si nous étions beaucoup plus souvent ensemble que nous ne le sommes déjà.

« Je pense que nous serions une équipe puissante, encore plus que nous ne le sommes déjà. L’ambition serait donc d’atteindre cet objectif au niveau national. »

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Mzilikazi 2 hours ago
Is Ireland versus South Africa a battle for the title of ‘world champions’?

Very good article, Nic, and I find agreement with what you write virtually 100%. I think this two mach series has increasingly become one which will be very difficult for Ireland to win. After the first game of the last 6N, I would have been very full of confidence taking on the Boks in SA. France beaten by a big margin in France, it looked as if Ireland had emerged in fine form from the World Cup, despite the very narrow loss to the AB’s. But after that game, a slide began, ending with the defeat to England. Ireland were very fortunate to win this years 6N ! And as you so fully expose, this has not been a good season for Leinster, or indeed, in my view, for any Irish province. The Leinster loos to the Bulls, and then Munster letting a glorious chance slip to the Glasgow Warriors down at Thomond. Man, that one will really hurt. And both Connacht and Ulster have at times looked very poor this seaso, bith heavily beaten on occassion. The loss of both Gibson Park and Keenan are huge blows, especially Gibson Park. And there is really only one clear class 10 in the touring party, Jack Crowley, and he is still a very young player learning his trade. If he goes down, heaven help Ireland. And in my view, Ireland do not have a good scrummaging front row, SA do, and in great depth too. But despite all this doom and gloom, I always believe my team can win. Not that they will win, just can ! Ireland will still field what is the best and most talented team overall that I have seen in my lifetime. But the coaching group will really have to step up, no awful decisions like the one made against the AB’s in the QF….keeping the totally spent and poorly performing(on the day) Sexton on for the full 80mins, leaving Crowley on the sidelines. Ireland should never have lost that game !

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S
Shaylen 5 hours ago
Is Ireland versus South Africa a battle for the title of ‘world champions’?

Ireland have all the tools required to hurt SA. They develop quick ball, hold onto the ball for long periods, stretch the game when its on, have powerful mobile forwards, a good kicking game and they can hold their own in the scrum. They also can force turnovers regularly and in general do well at the breakdown. When Munster, the Ospreys and Glasgow all won games in SA this year against the Bulls and Stormers they did just that and won. It is also the reason why Ireland won the game at the world cup last year. The problem for Ireland is that SA have all the tools required to hurt them as well and hurt them a great deal more than England did in the Six Nations. They are physical and powerful at the set piece, they rush up and counter the Irish attacking system and they can really attack the breakdown and slow your ball down. Their counterattacking threat is also a big weapon and they score many tries from turnover turning defence into offence in a second. Toulouse and the Bulls nailed Leinster in this way and Glasgow did the same thing to Munster. So the series will be really interesting because both sides are so good at countering each other. Interested to see what kind of surprises Tony Brown springs and how the SA game develops. Feel like SA have more potential to surprise Ireland but then a new coaching set up as well as the fact that Japanese and foreign based players tend to take about 5 to 6 weeks to get up to speed might work in Irelands favour. SA have shipped at least one game in 4 of the last 5 June/July test windows going back to 2018 for this exact reason.

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