Les Bleues ont montré leur meilleur visage mais cela n’a pas suffi contre les impitoyables Red Roses
La montagne anglaise était encore un peu trop haute pour l’équipe de France féminine. Malgré un match de très bonne facture, notamment dans le jeu courant, les Bleues n’ont pas pu éviter la défaite samedi au Matmut Atlantique de Bordeaux (28-43) et laissent le gain du Tournoi des Six Nations à l’Angleterre pour la huitième année consécutive.
Tout avait pourtant démarré pour le mieux pour les Bleues. Portées par l’ambiance très sonore du Matmut Atlantique, les filles de François Ratier ont attaqué fort. Présentes dans les zones d’affrontement, elles ont tiré les premières avec un contre de feu permis par un arrachage d’Ambre Mwayembe et conclu 90 mètres et quelques secondes plus tard par Pauline Bourdon (14e).
Mais l’Angleterre n’est pas la première équipe mondiale pour rien et l’a encore démontrée aux dépens des Françaises, il est vrai freinées dans leurs velléités par une touche en souffrance. Sans s’affoler, les Red Roses ont repris confiance grâce à leurs avants, avec un premier essai en force de la pilier Sarah Bern (22e), puis ont profité d’un ballon tombé par Madoussou Fall Raclot pour piquer elles aussi en contre (29e) et reprendre l’avantage, et ont ensuite pris le large grâce à deux lancements de jeu cliniques qui ont touché les extérieurs beaucoup trop rapidement pour les Françaises (36e, 40e+1).
Une vitesse incarnée par l’arrière Ellie Kildunne, démoniaque et élue joueuse du match samedi à Bordeaux avec un doublé dès le premier acte (29e, 40e+1) et une passe décisive (36e).
#GreatnessW6N | 🏴 Jess Breach aplatit et redonne 15 points d’avance à l’Angleterre !
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— francetvsport (@francetvsport) May 17, 2026
Dix minutes de feu
Comme en première période, les partenaires de Manae Feleu ont déployé beaucoup d’énergie pendant vingt minutes en seconde période, avec une précision qu’on avait rarement vu jusque-là de leur côté ballon en mains, et leurs efforts ont payé. Anaïs Grando, qui a manqué une première balle d’essai (50e), a pu aller au bout peu après (54e). Le point de départ de la meilleure période tricolore de la partie, avec des Anglaises dominées par le jeu propre et incisif des Bleues. Elles ont même senti le souffle chaud du retour lorsque Pauline Bourdon Sansus, sur un départ de mêlée tonitruant a rapproché son équipe à huit points (59e).
Mais comme dans le premier acte, les Red Roses n’ont pas succombé à la panique, l’équipe de France a relâché un peu la pression après dix minutes de feu, et elles ont su se remettre à flot sur un lancement de jeu en première main parfaitement récité avec une seconde fois Breach pour conclure (64e). L’essai de trop pour les tricolores, qui ont tout de même eu le mérite de s’accrocher jusqu’au bout et de frapper les dernières, à l’orgueil, à quatorze contre quinze, avec un ultime essai de la pilière Rose Bernadou (80e+1).
Une dernière note positive dans un match qui n’en a pas manqué, loin s’en faut. Il en aurait fallu juste un peu plus, avec plus de régularité encore et une meilleure gestion des temps faible, pour faire tanguer un peu plus encore l’insubmersible navire anglais.
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