Édition du Nord
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Le petit coup de pression d'Erasmus avant la sortie du calendrier de la RWC 2027

Rassie Erasmus, sélectionneur des Springboks, lors de l'échauffement avant France-Afrique du Sud (Autumn Nations Series 2025), Stade de France, 8 novembre 2025. (Jean Catuffe/Getty Images)

Évoquant la Coupe du Monde de Rugby 2027 en Australie, Rassie Erasmus, sélectionneur des doubles champions du monde en titre sud-africains, a expliqué jeudi être plus « inquiet » des distances à effectuer entre les différents stades et de la météo que d’un potentiel quart de finale contre la Nouvelle-Zélande.

« Ce qui me préoccupe le plus, ce sont les déplacements et l’endroit où nous serons basés. Beaucoup de choses ne sont pas encore fixées. Notre directeur général, Charles Wessels, travaille dessus », a-t-il évoqué en conférence de presse jeudi 4 décembre, au lendemain du tirage au sort des poules de la Coupe du Monde de Rugby 2027.

L’Afrique du Sud se retrouve dans la poule de l’Italie, de la Géorgie et de la Roumanie, sans que l’on sache encore où ni quand les matchs de poule seront joués à partir du 1er octobre 2027.

 

Ce propos semble d’autant plus étonnant que chacun sait que l’Australie est un grand pays, qui plus est qui peut afficher de fortes températures (c’est une nouveauté pour personne) et que les Springboks ont l’habitude d’y faire des déplacements, ne serait-ce que pour le Rugby Championship, de même qu’en Argentine et en Nouvelle-Zélande.

La sortie d’Erasmus peut donc s’apparenter à un moyen de pression sur les organisateurs, qui sont actuellement en train de concocter le calendrier des matchs qui ne sera dévoilé que le 3 février 2026, en prenant soin de grouper les matchs d’une même poule dans un même secteur géographique pour le bien-être aussi bien des joueurs que des supporters.

« Si vous jouez un match à Perth puis que vous devez voler jusqu’à Sydney, par exemple, ce sera physiquement très éprouvant. C’est probablement là que se situe la vraie difficulté du tirage. Il faudra que nos joueurs soient prêts à encaisser », affirme-t-il.

ADVERTISEMENT

Un quart de finale monstrueux

Mais au vu du nouveau format de la compétition, étendue à 24 équipes, la pression se fait aussi sur le plan sportif. Car il se pourrait que, dès les quarts de finale, un des favoris soit éliminé. Dans le cas d’Erasmus, c’est un quart de finale monstrueux qui se profile entre les Springboks, quatre fois champions du monde, et les All Blacks, couronnés trois fois, si les deux équipes terminent premières de leur groupe respectif et franchissent les huitièmes de finale.

« J’ai déjà participé à quatre Coupes du monde avec cette équipe, mais je n’ai encore jamais connu cette configuration. Désormais, on peut être éliminé dès ce stade-là », constate-t-il. « C’est probablement une bonne chose pour les nations de niveau intermédiaire, qui auront une chance supplémentaire de poursuivre leur aventure. Si c’est bénéfique pour le rugby, alors cela met aussi davantage de pression sur toutes les équipes engagées. »

« Avant, il y avait un gros match de poule, puis les quarts, les demies et la finale. Désormais, la Coupe du monde enchaîne quasiment cinq matchs très difficiles. C’est presque plus éprouvant que le Rugby Championship ! »

Interrogé de son côté en Nouvelle-Zélande, le sélectionneur des All Blacks, Scott « Razor » Robertson, a estimé, lui, que si ses joueurs devaient rencontrer les Boks en quart de finale au Mondial australien, ce serait « juste une nouvelle occasion de se donner à fond ».

« En Coupe du monde, il faut bien rencontrer des équipes en forme pour gagner, alors si ça doit être en quart de finale, eh bien ce sera le tirage au sort, et il faudra juste l’accepter », a-t-il ajouté.

Une certitude : All Blacks et Springboks se connaîtront par cœur à l’heure de cet éventuel choc en quart de finale au Mondial australien (1er octobre – 13 novembre), après s’être affrontés deux fois en 2025, en Nouvelle-Zélande, et quatre fois en 2026, dans le cadre d’une tournée des hommes en noir en Afrique du Sud, du 7 août au 12 septembre prochains.

Lors de cette tournée, baptisée « The greatest rivalry » (La plus grande des rivalités, NDLR), les All Blacks joueront huit matchs contre des provinces ou équipes sud-africaines, et quatre test matchs contre les Springboks. Jamais une telle tournée n’avait réuni les deux formations dominantes du rugby mondial depuis trente ans.

Related


Vous souhaitez être parmi les premiers à vous procurer des billets pour la Coupe du Monde de Rugby 2027 en Australie ? Inscrivez-vous ici.




ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

U
Utiku Old Boy 1 hour ago
It'll take a brave individual to coach these All Blacks

This is an over-dramatization of the AB HC role IMO. I agree something has been “off” since before the 2019 RWC - even the last Lion’s series and it has not all been down to “improvements” by other teams (although that is definitely a reality). I think Rassie (again) shows how a strong coach manages both the locker room and the public perceptions by earning public and team trust through his strength of character, team innovations and improvement, decisiveness, fairness and owning mistakes. A strong NZ coach should have nothing to fear coming in to this environment. Much as I had hopes for Razor after Hanson II and Foster, I think Kirk’s decision is the right one as it was obvious to many of us, the “trajectory” was not there. Same mistakes, confusion under pressure, lack of progress and worst, capitulation. The key is not who will take on the role, but who is selected for the role. I think the leading candidates are JJ, Rennie, Mitchell and somewhere a role for Schmidt and/or Wayne Smith. Razor’s biggest “failure” was his hesitancy, persisting with failing selections, being positive at the cost of being real and the aura he gave off of not knowing where the “fixes” were. The job came too soon for him but he can learn from it and grow. Hopefully, the new guy is bold and strong and has a good team around him because the other big failure of Razor’s tenure was his coaching team was also not ready for the big leagues.

48 Go to comments
H
Hellhound 1 hour ago
It'll take a brave individual to coach these All Blacks

This reminds of the Wallabies and the road down for them. This firing was harsh, rash and not thought through. Just like NZRU jumped the gun with Foster, even announcing his replacement before the biggest tournament in rugby, the World Cup. There is a lot of speculation as to why he was fired or let go, none substantiated facts. For those who go through life with open eyes and follow the logical path, it will be clear from where the rot comes from. The NZRU board itself. The Union itself. Players and coaches change, but results don't. From the man in charge down is rotten. The AB's is still 2nd in the rankings list, still manage to beat the best teams. Maybe not as flashy as in the past, but definitely trending upwards. All of that momentum is now lost…AGAIN. Same mistakes from the board. The NZRU is busy making the AB's a joke now. The fans follow like blind bats and gobble up all the excuses for a decade now. The media report what the board wants people to know, not the facts. They are not very transparent. After Super Rugby, the Wallabies crashed and became almost none existent, a shadow of its former self, running through coaches and players. The same is starting to happen to the AB's. NZRU destroy everything they touch. When will the public address the real problem at hand? When the AB's are as bad as Wales and the Wallabies? Just when the AB's start to trend upwards, they shoot themselves in the foot once again. Firing a coach, before the biggest series NZ have had in many many years, the biggest rivalry. Before the Nation's Cup and the WC. 3 of arguably the biggest competitions in world rugby right now for 2026 and 2027. Fans can drop all expectations for winning any of the 3 competitions. New coach, new strategies, new everything. It takes time to settle a group of players. Even if the same crop of players gets used(which aren't good enough), it won't amount to sudden magical success. Winning percentages isn't everything, but filling the trophy cabinet is. Sack the board, not the coaches. The players and fans also need to realise that.

48 Go to comments
Close
ADVERTISEMENT