La méthode Robertson : dialogue, franchise, humilité

Par Ned Lester
Scott Robertson, sélectionneur des All Blacks, et Jason Ryan, l'un de ses adjoints, au camp des All Blacks (Photo par Hannah Peters/Getty Images).

L’arrivée de Scott Robertson à la tête des All Blacks a mis du temps à se concrétiser et maintenant qu’elle est effective, les attentes autour de cette nomination sont aussi grandes que l’attente a été longue. Comme on pouvait s’y attendre, l’entraîneur sept fois vainqueur du Super Rugby n’a pas tardé à se mettre en route, comme l’a rappelé l’un de ses adjoints.

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Jason Ryan a révélé la semaine dernière le contenu des premières conversations entre les nouveaux membres du staff, et comment Robertson a fixé la marche à suivre pour ces All Blacks nouvelle génération.

Le pays peut s’enorgueillir de sa riche histoire rugbystique et de son style de jeu unique et reconnaissable entre tous. C’est d’ailleurs ce qui rend cette équipe si populaire aux quatre coins du monde, et aussi ce qui rend plus difficile l’adhésion à un rugby plus « mainstream ».

 

Comme l’explique Ryan, Robertson n’a pas perdu la moindre seconde pour s’attaquer de front à ce problème.

« Je pense qu’une des grandes choses que ‘Razor’ a faites, et il a fait la même chose avec le groupe de leaders, c’est de se demander de qu’il fallait conserver, et ce qu’il fallait faire évoluer », avance l’entraîneur en charge des avants dans le podcast All Blacks.

« Et c’est simplement génial, c’est une occasion pour les cadres de se dire ‘Ok ça, ç’a bien marché, on le garde, tandis que ça, je pense qu’on peut faire beaucoup mieux’.

« Il y a eu beaucoup d’exemples d’amélioration, et c’est exactement la raison d’être des All Blacks : s’efforcer d’être les meilleurs.

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« C’est enthousiasmant, mais cela reste uniquement prometteur pour le moment car on n’a rien fait pour l’instant, on n’a pas encore joué notre premier match », qui aura lieu le 6 juillet prochain lors de la réception de l’Angleterre.

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« Mais on sera prêts, et d’autant plus prêts si tout le monde a la possibilité de s’exprimer. »

Robertson a souvent insisté sur l’importance du choix du bon staff technique, celui qui va venir compléter son style de jeu et sa palette de compétences. Le sélectionneur a fait preuve d’une honnêteté remarquable quant à ses faiblesses, reconnaissant la nécessité d’avoir autour de lui des personnes aux forces variées.

Le débat sur les choix des joueurs s’intensifie, à une semaine de la divulgation de la première équipe All Black de Robertson, et Ryan admet qu’il est particulièrement ardu de trancher qui jouera en troisième ligne, tant de joueurs ayant brillé à ce poste tout au long de la saison de Super Rugby.

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Il ne reste qu’un match à jouer dans la compétition, entre Blues et Chiefs. Les deux équipes possèdent une dernière chance d’apporter un titre chez elles, et de pousser leurs joueurs vers une sélection chez les All Blacks. Ryan sous-entend que l’accent sera mis sur l’état d’esprit.

« Nous voulons avoir une équipe qui soit très souple dans sa façon de jouer et qui cherche constamment à faire évoluer son jeu. Je pense que c’est un élément important. » Réponse dans peu de temps.

Cet article a été publié à l’origine en anglais sur RugbyPass.com et adapté en français par Jérémy Fahner

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