La désillusion : surclassé par une Écosse en feu, le XV de France tombe de haut
Quelle claque ! Impérial depuis le début du Tournoi des Six Nations 2026, le XV de France a vécu un samedi infernal à Murrayfield (50-40). Encore au contact à la pause (19-14), les Bleus ont explosé en deuxième mi-temps mais ont tout de même pu arracher un bonus offensif grâce à six essais marqués et demeurent encore maîtres de leur destin pour gagner le Tournoi.
Le soleil flamboyant incrusté dans le ciel bleu immaculé, aussi rare à Édimbourg un 7 mars qu’un jour de neige au Sahara, laissait augurer un jour spécial. Et il le fut, avec un Écosse – France des plus agréables malgré l’enjeu. Pas au point sur les plaquages, la faute aussi à l’animation offensive écossaise, capable de mettre beaucoup de cohérence et de vitesse dans le jeu, les Bleus se sont rapidement fait surprendre par l’ailier Darcy Graham (5e).
Ils ont néanmoins répondu avec à propos, d’abord après une relance osée du capitaine adverse Sione Tuipulotu devant son en-but, sanctionnée quelques secondes plus tard par l’inévitable Louis Bielle-Biarrey en bout de ligne après un arrachage costaud d’Antoine Dupont (18e). LBB marqueur puis passeur dans la foulée pour son binôme des ailes tricolores Théo Attissogbe, arrivé le premier sur un petit rasant de la fusée au casque rouge (22e).
Mais loin de se désunir, les partenaires de Finn Russell ont suivi leur fil conducteur, continué à mettre ce mouvement qui crée de l’avancée et ont poussé les Bleus à la faute. Matthieu Jalibert en a fait les frais (32e), écopant d’un carton jaune pour fautes répétées sans pouvoir éviter le deuxième essai écossais, en force par le pilier Pierre Schoeman. Dominés, près de craquer une quatrième fois, les Français étaient heureux de rentrer au vestiaire avec un retard de cinq points (19-14).
Une réaction d’orgueil en fin de partie
Ce n’était que reculer pour mieux sauter. Poussés à l’asphyxie par des Écossais dans un jour exceptionnel, les Bleus ont explosé dans un intervalle de vingt minutes où ils encaisseront quatre essais. Même Antoine Dupont a été dans le dur, se faisant intercepter sur l’essai de Kyle Steyn (53e) et se perdant dans une relance kamikaze dans son en-but qui a été à l’origine du sixième essai écossais marqué par Graham (62e).
Menée 47-14, proche de subir la plus lourde défaite de son histoire à Murrayfield, l’équipe de France a tout de même eu le mérite de se focaliser sur le dernier objectif à sa portée, aller chercher le bonus offensif. Une mission accomplie avec quatre essais marqués dans le dernier quart d’heure dont deux pour Thomas Ramos qui viennent adoucir cette défaite et redonne aux hommes de Galthié les cartes en mains pour le dernier match contre l’Angleterre.
🇫🇷 Le bonus offensif pour les Bleus ! Un point qui pourrait compter à la fin du Tournoi 👀
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— Six Nations (FR) (@SixNations_FR) March 7, 2026
Une rencontre où ils devront se remettre la tête à l’endroit et analyser tout ce qui n’a pas fonctionné dans ce drôle de déplacement. Et peut-être, aussi, bâtir sur la réaction d’orgueil du dernier quart d’heure pour repartir de l’avant et soulever le trophée.
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*Disponible en live dans certaines régions.

A team that has figured out how to play against France. France loves having balls to run back… you have to avoid giving them free ones by making poor kicks. Actually, you have to play their own game. Lots of movement, rhythm, make them run…