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De Brisbane aux Bleus, le pari gagnant de Manny Meafou


BRISBANE, AUSTRALIE - 11 JUILLET : Le Français Emmanuel Meafou exulte à la fin du match du Nations Championship opposant les Wallabies australiens à la France au Suncorp Stadium, le 11 juillet 2026 à Brisbane, en Australie. (Photo de Graham Denholm - Nations Championship/Nations Championship via Getty Images)
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Emmanuel Meafou aurait pu jouer pour l’Australie, ce pays où il a vécu jusqu’à ses 20 ans. Mais nul n’est prophète en son pays, comme dit le dicton, et c’est avec le XV de France que le colosse toulousain a participé à la démolition des Wallabies samedi 11 juillet à Brisbane.

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Un essai, des charges monstrueuses, mais aussi un carton jaune, pour un plaquage trop appuyé et trop haut : le n°5 a été dans tous les coups samedi lors de la démonstration bleue (42-26). Juste avant la Coupe du Monde de Rugby 2023 en France, Eddie Jones, revenu à la tête de l’équipe d’Australie, avait bien tenté de le récupérer, alors qu’il était arrivé en décembre 2018 en France après avoir été raté par recruteurs des Reds du Queensland et des Rebels de Melbourne.

Mais « Manny » Meafou avait décliné l’invitation, préférant attendre quelques mois pour enfiler ce maillot bleu qui lui tendait les bras. Né en Nouvelle-Zélande de parents Samoans, avant de partir pour l’Australie à deux ans, Meafou aurait pu porter les maillots de ces trois pays.

Un destin entre trois pays

Mais quand on a vu le jour un certain 12 juillet 1998, le jour où Zidane et l’équipe de France de football gagnaient leur première coupe du monde, c’est le bleu qui lui a paru le plus logique. Et c’est donc sous cette tunique, pour sa 17e sélection, à 27 ans, que le gentil géant toulousain a fait parler ses 142 kgs pour 2,03 m samedi, dès la troisième minute, pour inscrire le premier des six essais français.

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« Quand j’ai regardé le tableau d’affichage, je n’en croyais pas mes yeux, je croyais qu’on jouait depuis un quart d’heure », a raconté en zone mixte le pilier gauche des Bleus, Moses Alo-Emile, lui aussi enfant de Brisbane récupéré par l’équipe de France après son arrivée au Stade français, à 18 ans.

Mais même dans ce rythme fou, face à des Wallabies très joueurs, Meafou a répondu présent, multipliant les charges et surtout des passes soyeuses pour ses partenaires décalés. Jusqu’à la 23e minute donc, et ce plaquage trop haut sur Rob Valetini, quelques actions après une autre intervention à la limite. Carton jaune, bunker et dix minutes de suspense. Mais le jaune ne s’est pas transformé en un rouge de 20 minutes, et le Toulousain est revenu pour achever son travail de bulldozer.

Avant de céder sa place, à la 53e minute, au troisième « Australien » du XV de France, le Castrais Tom Staniforth. L’apport du banc a été décisif sur le tableau d’affichage, mais le travail de sape de Meafou et des titulaires n’y est pas pour rien.

Un profil unique dans le pack français

Meafou aurait sans doute pu continuer plus longtemps, comme il l’avait montré lors du dernier Tournoi des Six Nations en restant 80 minutes sur la pelouse contre l’Italie, où il avait marqué son premier essai en bleu. Doté d’un gabarit peu commun sur les terrains du Top 14, où seul l’Australien Skelton ou le Perpignanais Posolo Tuilagi peuvent rivaliser, Emmanuel Meafou est désormais incontournable au poste de n°5 des Bleus, dans le rôle de la poutre du pack, derrière le pilier droit.

Héritier de l’emblématique Iosefa Tekori sous le maillot toulousain, où il est titulaire indiscutable, admirateur du All Black Sam Whitelock, une autre référence en deuxième ligne, Meafou a succédé au sein du XV de France à un autre joueur au gabarit impressionnant, Paul Willemse, d’origine sud-africaine lui.

La montée en puissance

L’ancien champion du monde springbok des moins de 20 ans avait vu le potentiel de « Manny », estimant en 2025 qu’il avait « définitivement les bases pour être un grand joueur et devenir l’exécuteur » du XV de France. « Mais c’est aussi une question de mentalité, il faut accepter d’être le méchant sur le terrain », avait-il ajouté.

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Meafou est-il devenu plus méchant ? C’est sans doute aux Wallabies qu’il faudrait le demander. En attendant, le géant a d’autres qualités: « Dans les cinq derniers mètres, il est quasiment impossible à arrêter », témoignait fin 2024 Antoine Dupont, le demi de mêlée des Bleus, forfait sur blessure pour ce Championnat des nations. Et ça, les Australiens l’ont bien constaté samedi.


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S
SB 31 days ago

The yellow card hurt the team but aside from that he was strong.

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R
Red and White Dynamight 1 hour ago
'Bit unfair': Bulls boss Johan Ackermann's vow before All Blacks clash

“kicked out”. Safas clutch so desperately to their string of victim pearls that excuses are always at the ready to explain away their own poor management decisions. SARU threatened their SANZAR partners for years that ‘because of viewership numbers’ that they were owed a bigger slice of the broadcasting rights pie. Aus and NZ quite rightly told them to FO, SANZAR was an equal partnership. Notwithstanding that each partner brought their own strengths and weaknesses, certainly a winning record completely escaped SA teams as part of their ‘package’. OFS were chopped, and early, despite being 1 of the more attractive SA teams to watch. Still the concentration of SA players from 5 teams to 4 had little discernible improvement on teams performance. In fact, SA teams were - by far - the least successful partner. Only 1 Champion SA club whereas all 3 origin Aus teams won and all 5 NZ teams have won. SA teams had a 22% win rate in NZ - so noone was turning up to watch them - whilst NZ teams had a 50% win rate in SA. When Covid pandemic hit the entire World and, NZ for 1 closed borders in and out, obviously this impacted an International competition and whilst a trans-Tasman lite-Super comp returned eventually, SARU used this opportunity to scream “we’ve been kicked out”. The reality was a temporary solution that would have soon corrected itself. Of course everyone knows the Safas innately clutch desperately to being a victim - ‘noone likes us, we dont care’ - and everyone outside of SA knows that the truth is found elsewhere. After only a few seasons of turning up to matches with teams full of development players in the URC/Champions Cup, those partner nations and their fans are already sick of the moaning and whinging that inherently accompanies all things Sth African. SARU are probably still kidding themselves that they will enter the 6Nations and that they will be “kicked out” of the Rugby Championship. What a bunch of big babies.

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