Ce duel face aux All Blacks à Baltimore qui rapporte 5,4 millions à l'Afrique du Sud
L’Afrique du Sud peut enfoncer le clou et la Nouvelle-Zélande peut égaliser deux victoires partout. Pour les deux géants du rugby mondial, il sera question d’honneur, samedi 12 septembre sur la pelouse américaine de Baltimore, mais aussi de marquer les esprits à un an de la Coupe du Monde de Rugby 2027 en Australie.
En tête 2-1 dans cette tournée autoproclamée Rugby’s Greatest Rivalry, après un échec inaugural à Johannesbourg, les joueurs de Rassie Erasmus considéreraient comme un échec de devoir partager le trophée avec les hommes en noir de Dave Rennie.
Mais surtout, une défaite donnerait un peu d’espoir à la concurrence, face aux doubles champions du monde en titre sud-africains. Et elle épicerait encore un peu plus la rivalité entre les deux équipes, qui pourraient se retrouver dès les quarts de finale en Australie.
Des critiques qui ne passent pas
Largement supérieurs au niveau du paquet d’avants lors des trois premières rencontres, les Boks n’ont pas apprécié les critiques de leurs adversaires, selon qui ils pousseraient de travers en mêlée. Et ils vont vouloir démontrer une nouvelle fois leur savoir faire en la matière.
Mais si les All Blacks ont été beaucoup pénalisés face au monstrueux pack sud-africain, ils n’ont jamais craqué. Et ce sont eux, avec leurs trois quarts et notamment leur ailier Will Jordan, plus que jamais meilleur marqueur d’essais du rugby néo-zélandais (54 réalisations), qui ont le plus souvent visité l’enbut adverse (13 fois, contre huit pour les Springboks).
Le pactole pour la fédération sud-africaine
33-16 pour les Blacks à l’Ellis Park, puis 33-26 et 29-24 pour les Boks au Cap et à Soweto : après trois matchs en Afrique du Sud, c’est Baltimore qui va accueillir le choc final entre les deux équipes. Une délocalisation, sur le terrain de l’équipe de football américain des Ravens, qui va permettre à la fédération sud-africaine d’empocher 100 millions de rands de recettes (5,4 millions d’euros).
Pour ce dernier choc avant d’éventuelles retrouvailles australiennes, les deux équipes compteront des absents de marque. Les All Blacks vont devoir faire sans Ardie Savea, leur capitaine, et les Springboks seront privés de leur ailier et buteur Cheslin Kolbe, mâchoire cassée.
Du côté des hommes en noir, c’est le talonneur Codie Taylor, de retour comme titulaire, qui endossera le rôle de capitaine, alors que Peter Lakai remplacera Savea au coeur de la troisième ligne. Chez les Sud-Africains, l’ancien Toulousain et Toulonnais sera suppléé par Damian Willemse.
Le retour de Richie Mo’unga
Mais la grosse surprise au coup d’envoi sera la présence d’un certain Richie Mo’unga au poste de 10, à la place de Ruben Love, trois ans après un long séjour au Japon et sa dernière apparition en noir, lors de la défaite en finale du Mondial 2023 en France, contre les Boks.
A noter aussi la réapparition sur le banc des remplaçants néo-zélandais de Beauden Barrett et ses 144 sélections, retenu pour la première fois après avoir été écarté des six feuilles de match précédentes.