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« Si Dave Rennie ne peut pas ramener les All Blacks au sommet, alors personne ne le pourra »


Dave Rennie
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Pour les All Blacks, seule une place est acceptable, celle de n°1. Et Dave Rennie est l’homme qui a été désigné pour la rude tâche de ramener les hommes en noir au sommet du rugby mondial, d’où ils ont été détrônés par les Springboks sud-africains.

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La pression est énorme pour le coach néo-zélandais, 62 ans, à quelques heures d’une victoire obligatoire contre le XV de France samedi 4 juillet, au « Te Kaha » de Christchurch, pour l’ouverture du Championnat des nations. Car l’image du mythique maillot noir a été ternie sous l’ère Scott Robertson, avec cette défaite humiliante (43-10) à domicile en septembre contre les Boks, la pire de l’histoire du rugby néo-zélandais, et ces deux années consécutives sans remporter le Rugby Championship, devancé à chaque fois par les doubles champions du monde en titre sud-africains.

Dave Rennie le choix du renouveau

Alors un grand ménage a été fait. Et c’est donc vers Dave Rennie, parti entraîner le club japonais des Kobe Steelers, après trois ans à la tête des Wallabies australiens (2020-2023), que le choix de la fédération néo-zélandaise s’est porté, en mars. Pour Brad Weber, ex-demi de mêlée All Black, c’est certain, « si Dave Rennie ne peut pas ramener les All Blacks au sommet, alors personne ne le pourra ».

« Il est de loin le meilleur coach avec qui j’ai été chanceux de travailler », a insisté auprès de l’AFP l’ancien joueur du Stade français, soulignant « sa capacité à penser hors des cadres établis ». Arrivé il y a dix jours à peine à la tête des Blacks, après avoir décroché le titre de champion du Japon avec les Steelers et un certain Ardie Savea, qu’il a désigné comme capitaine et n°8 samedi contre les Bleus, Dave Rennie sait en tous cas s’entourer.

Un staff d’expérience pour rebondir

Et il n’a pas peur des grands anciens, comme Graham Henry, coach des Blacks champions du monde 2011 (NDLR: 8-7 en finale contre la France), appelé dans le comité de sélection, ou Steve Hansen, sélectionneur des Néo-Zélandais titrés en 2015, aperçu jeudi au bord de la pelouse du « Te Kaha », devisant tranquillement avec les joueurs.

VIDEO

Mais il y a un pas entre les succès que Dave Rennie a pu décrocher avec ses différentes équipes – deux couronnes en Super Rugby avec les Waikato Chiefs en 2012 et 2013, une finale de Pro 14 avec les Glasgow Warriors en 2019, pendant ses trois ans en Ecosse, et donc un titre au Japon avec les Steelers -, et ceux qui sont forcément attendus pour les Blacks.

Trois fois champion du monde U20 d’affilée de 2008 à 2010 à la tête des Baby Blacks, il est désormais revenu à l’échelon au-dessus, celui d’une sélection nationale. Même si son passage chez les Wallabies ne s’était pas bien terminé, avec son éviction au profit d’Eddie Jones juste avant la Coupe du Monde de Rugby 2023 en France, son message semble cette fois porter auprès des joueurs.

Le test immédiat contre la France

« Il n’a pas peur d’être le patron, il occupe clairement l’espace quand il parle, mais d’une façon qui n’est pas intimidante », a témoigné le talonneur Codie Taylor. « C’est une façon de se faire respecter, et tu sais tout de suite ce qu’il veut que tu fasses sur le terrain », a détaillé le joueur aux 106 sélections.

Premier coach des All Blacks avec du sang océanien dans les veines, par sa mère des Iles Cook, Dave Rennie a aussi trouvé l’oreille du nouveau capitaine Ardie Savea, successeur du deuxième ligne Scott Barrett, blessé: « Je suis heureux d’avoir des coaches avec qui nous pouvons marcher ensemble et relever le défi », a relevé le troisième ligne, dans un semblant de pique pour « Razor » Robertson, licencié en mars après 20 victoires et sept défaites.

Pour Dave Rennie, l’objectif est clair : redonner un jeu « optimiste » à son équipe. « Que l’on porte le ballon ou que l’on défende, il faut une certaine brutalité. Nous jouerons au pied, mais nous le ferons intelligemment, avec un équilibre dans notre jeu. Nous ne pouvons pas jouer uniquement à la main, nous deviendrions trop faciles à défendre. Mais oui, nous voulons faire du jeu », a-t-il affirmé. Première réponse samedi, contre les Bleus.

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