Six Nations : la chance de l'Italie, le danger pour l'Irlande
Pour l’Irlande, ce sera victoire obligatoire ce vendredi soir contre les Gallois à Dublin, si le XV du Trèfle veut entretenir l’espoir de remporter le Tournoi des Six Nations, alors que l’Italie visera l’exploit le lendemain, la première victoire de son histoire contre l’Angleterre.
En attendant le déplacement de la France (15 pts) en Ecosse (11 pts) samedi en début d’après-midi, les hommes d’Andy Farrell (9 pts) auront l’occasion de revenir à une longueur des Bleus, en cas de victoire bonifiée contre un Pays de Galles très fragile sur leur pelouse de l’Aviva Stadium.
Il ne leur resterait alors plus qu’à espérer une victoire écossaise samedi contre le XV de France pour pouvoir toujours espérer remporter ce Tournoi 2026 lors de la dernière journée, le 14 mars, en accueillant le XV du Chardon.
Avant ça il leur faudra donc éviter de trébucher contre de très faibles Gallois, après avoir signé une victoire record contre l’Angleterre à Twickenham (21-42). Mais on imagine difficilement le XV du Poireau, déjà battu trois fois cette année, et cuillère de bois lors des deux derniers tournois, venir s’imposer à Dublin, où leur dernière victoire remonte à 2015, en test match, et même à 2012 dans le Tournoi.
Privés certes de leur ailier James Lowe, blessé jusqu’à la fin du Tournoi, les Irlandais semblent trop forts pour les hommes de Steve Tandy, à la recherche de leur première victoire dans le Tournoi depuis 2023. Lors de leurs 26 derniers matchs, toutes compétitions confondues, ceux-ci se sont imposés deux fois seulement, contre le Japon à chaque fois.
Si une victoire galloise à Dublin serait une grosse cote pour les parieurs, un succès de l’Italie contre l’Angleterre samedi serait un exploit et même une première pour la Nazionale, après 32 défaites d’affilée contre le XV de Rose.
L’Angleterre semble prenable
Mais toute série a une fin et l’Angleterre semble prenable cette année, après deux cuisantes défaites en Ecosse (31-20) puis à domicile contre l’Irlande. C’est en tout cas un XV anglais très remanié qui se présentera à Rome, avec un bouleversement de la totalité de sa ligne arrière et notamment une charnière Ben Spencer – Fin Smith en remplacement d’Alex Mitchell, blessé, et de l’ouvreur George Ford, complètement à côté de ses crampons contre les Irlandais.
Titulaire pour la première fois de sa jeune carrière contre le XV du Trèfle, le troisième ligne Henry Pollock va lui retrouver le banc, alors que Jamie George revient au coeur de la première ligne, à la place de Luke Cowan-Dickie.
Côté italien, le sélectionneur argentin Gonzalo Quesada sera lui privé d’Ange Capuozzo, son détonateur, blessé contre la France et absent jusqu’à la fin du Tournoi. Le Toulousain sera remplacé par Lorenzo Pani au poste de 15, alors que le Toulonnais Ignacio Brex retrouvera sa place au centre, après avoir raté les matches en Irlande et en France pour raisons personnelles.
Fort d’une belle victoire contre l’Ecosse (18-15) en ouverture du Tournoi et après avoir bien résisté en Irlande (20-13) et en France (33-8, mais seulement 19-8 à la 72e minute), le XV italien entrerait dans l’histoire en s’imposant contre l’Angleterre, la seule équipe qu’il n’a toujours pas battue depuis son entrée dans le Tournoi en 2000.
Il n’était pas passé loin il y a deux ans à Rome, lors de la première journée du Tournoi 2024, en s’inclinant 24-27, sa plus courte défaite face à l’Angleterre, après avoir pourtant marqué trois essais contre deux seulement pour les hommes de Steve Borthwick. Ford avait marqué cinq pénalités, mais il ne sera pas sur la pelouse samedi.
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