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Singapour Sevens : l'Argentine et Team GB au bout du suspense

L'Argentine, vainqueur de la saison, et la Nouvelle-Zélande, célèbrent avec leur trophée respectif lors de la troisième journée du HSBC SVNS 2024 de Singapour au National Stadium, le 05 mai 2024 à Singapour (Photo par Yong Teck Lim/Getty Images).

A Singapour, pour le dernier tournoi des Sevens World Series, la Nouvelle-Zélande a raflé la mise aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Mais l’événement du week-end a été le sacre des Argentins, qui remportent le circuit pour la première fois.

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Notre consultant Jean-Baptiste Gobelet, 44 tournois disputés à VII, 256 sélections au compteur, double champion d’Europe, revient sur le Singapour Sevens tout en se projetant sur la Grande Finale de Madrid et les Jeux Olympiques de Paris.

Une saison à la Messi ?

L’Argentine décroche le titre suprême des SVNS League World Series 2024 pour la première fois de son histoire. Les Sud-Américains continuent d’écrire leur histoire, signant un début de saison de rêve avec trois titres d’affilée sur quatre finales (Le Cap, Perth, Vancouver). Le Messi du Sevens argentin Santiago Gomez Corra a marché sur l’eau lors de ce World Series avec un ratio de points monumental : plus de 300 points au bout de cinq tournois. Les joueurs argentins écrasent tout sur leur passage, inscrivant avec des essais incroyables via leurs stars Rodrigo Isgro ou Marco Moneta. Avec 142 essais et plus de 900 points inscrits, les Pumas possèdent l’attaque la plus prolifique du SVNS World Series, et pourraient même dépasser la barre des 1000 points sur cette saison…

Malheureusement lors du Hong Kong Sevens, la machine s’est grippée avec la blessure de Moneta. Conséquence, leurs concurrents sont revenus dans les rétroviseurs au classement à un tournoi de la fin. La question, après cet échec, était de savoir si l’équipe était vraiment Moneta-dépendante. Il leur débloque énormément de situations grâce à sa vitesse et sa vision du jeu.

La réaction argentine ne s’est pas fait attendre lors du Singapour 7s avec un 33-5 assené en poule à l’équipe en forme du moment, la Nouvelle-Zélande. Les Argentins sont les seuls qui posent de nombreux problèmes aux All Blacks cette saison. Malgré tout, l’Argentine branchée sur courant alternatif va perdre son quart de finale face à l’Irlande dans un match à fort enjeu. On remarque une fragilité dans la maison Ciel et Blanc avec la blessure de leur match-winner. Malgré tout, il reste quelques mois afin de recharger les batteries pour aller chercher une médaille d’or aux JO et finir cette saison de rêve.

Mano a mano entre Irlande et Argentine

Un duel à distance pour la victoire finale des SVNS World Series se jouait lors du Singapour 7s entre Irlande (86 pts) et Argentine (94 pts). La dramaturgie atteignait son paroxysme en quart de finale. L’équipe du Trèfle battaient les Pumas 21-5, mettant les hommes de Santiago Gomez dos au mur : les Pumas se sont retrouvés dans l’obligation d’arracher la 5e place, synonyme du nombre de points nécessaires afin d’être champion 2024.

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L’Irlande, le trouble-fête

Dans l’ombre des Argentins, les Irlandais réalisent une saison incroyable, affichant une régularité d’orfèvre (aucun résultat hors du Top 8) qui leur permet de gratter des points à chaque tournoi, jusqu’à pouvoir jouer le titre à Singapour ! Qui l’aurait cru ? Les Irlandais terminent à deux petits points des Argentins au classement général (104 pts). On sent cette équipe sans limites. Depuis leur intégration aux World Series, les coéquipiers de Harry McNulty ne finissent pas d’impressionner. Avec dans leur effectif des joueurs hors nomes comme Jordan Conroy et surtout Terry Kennedy, le meilleur marqueur sur le SVNS World Series (155 points, juste devant un certain Moneta avec 145 points).
Dans le sillage d’un Terry Kennedy virevoltant, les joueurs irlandais dégagent une sérénité hors du commun dans les matchs clefs. La finale du Singapour 7s en est la preuve : malgré deux essais précoces des Blacks (1re, 5e), les Irlandais sont restés au contact et se sont procuré quelques bonnes occasions de scorer.

Ireland’s Terry Kennedy (R) runs with the ball to score a try despite New Zealand’s Leroy Carter (L) during the men’s Cup final between Ireland and New Zealand at the HSBC Rugby Sevens Singapore tournament at the National Stadium in Singapore on May 5, 2024. (Photo by Roslan RAHMAN / AFP) (Photo by ROSLAN RAHMAN/AFP via Getty Images)

La remontada de Team GB jusqu’à une médaille olympique ?

Team GB a dû réaliser une formidable remontada afin de se qualifier pour les playoffs de Madrid. Avec neuf points au compteur au terme des trois premiers tournois, Team GB réalisait le pire départ de la saison. Sans structure ni projet, l’équipe s’enfonçait de plus en plus bas. Mais les arrivées de Harry Glover, Ferguson ont permis de redynamiser l’équipe, devenue plus performante d’un point de vue comptable. Team GB coiffe sur le fil Team USA pour cette place en playoff et envoie les Américains dans la « Roulette Relegation » comme Mike Friday aime dire.

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Cette remontada donne un peu d’air à Team GB, qui peut préparer plus sereinement leur tournoi de qualification olympique le 21 juin à Monaco.
Team GB et l’Afrique du Sud seront au coude à coude pour rafler le dernier ticket de repêchage, et devront prendre en compte un 3e larron, les Samoa. Cela s’annonce électrique. mais Team GB a l’expérience des tournois sous pression et leur retour en boulet de canon présage de bonnes perspectives pour les Britanniques.

Même si nous sommes ravis de revoir performer Team GB, je suis personnellement sceptique sur l’apport de Team GB au sein des World Series. Il faut comprendre que l’Angleterre, le pays de Galles et l’Écosse n’ont pas de comité olympique respectif. Ils sont unis sous la même bannière, Team GB, lors des JO, et ont décidé de s’unir aussi sur les World Series et les Coupes du Monde, faute de financement de leur fédération respective. La disparition de ces trois pays sur le circuit a un impact énorme à la fois sur le niveau sportif pour le moment, mais aussi sur l’aspect marketing.

La marque Team GB n’est pas aussi forte que la marque des Lions britanniques ou de l’équipe d’Angleterre. Il n’y a pas le même engouement sur une finale avec Team GB qu’avec l’Angleterre. Autre conséquence, on nous a enlevé la rivalité historique entre l’Angleterre et les différents pays. L’émulation et la ferveur lors des tournois ne sont plus la même dans les tribunes.

 Les Blacks voient double

Le réveil des équipes néo-zélandaises, masculine comme féminine, envoie un message fort à l’approche des JO de Paris. Ce double succès à Hong Kong et Singapour montre l’envie forte de la délégation néo-zélandaise de décrocher cette médaille d’or olympique qui manque tant à son palmarès.
Les hommes de Dylan Collier ont enchainé une 2e victoire coup sur coup et finissent fort leur saison pour finir sur le podium du SVNS World Series 2024.

Comme lors de la finale de Hong Kong, les Blacks ont exercé une forte pression défensive sur leurs adversaires et ont vite mené au score par Carter (1re) et Fehi (5e). Une fois le score pris, les joueurs de la fougère sont difficilement maniables notamment grâce a leur défense agressive ( 2e défense du circuit).

New Zealand’s women (R) and men (R) players celebrate together on stage their respective victory after the men’s Cup final between Ireland and New Zealand at the HSBC Rugby Sevens Singapore tournament at the National Stadium in Singapore on May 5, 2024. (Photo by Roslan RAHMAN / AFP) (Photo by ROSLAN RAHMAN/AFP via Getty Images)

La France stoppée à Singapour

La France n’avait pas grand-chose à jouer sur cette étape du Singapour Sevens, un tournoi de fin de saison où beaucoup d’équipes en général font l’impasse en vue des compétitions estivales. L’équipe de France a fait tourner notamment ses playmakers au milieu du terrain (exit Riva, Parez, Dupont…). Même si je pense qu’il y avait une volonté de performer initialement dans la cité-état, on remarque que les esprits sont tournés vers la préparation olympique.

L’équipe de France a fait le boulot en sortant de poule face à l’Espagne, les Samoa et l’Afrique du Sud, malgré un manque de maitrise en fin de match face au Blitzboks. Malheureusement en quart de finale, elle n’a pas existé face à un Team GB surmotivé et large vainqueur à l’arrivée (7-35).

Le tournoi se termine pour les Bleus par une défaite face aux USA (17-19). Il faut vite tourner la page et les esprits vers Madrid, où l’équipe de France aura l’opportunité de briller à quelques semaines des JO de Paris. Avec le retour d’un certain Antoine Dupont pour la Grande Finale, on rentre dans la dernière ligne droite de la préparation olympique.

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Tim 5 hours ago
'It’s a mental thing': Joe Schmidt on the Wallabies' flyhalf issues

Ben Donaldson had not played Super Rugby for the past eight weeks. Surely, he was playing Shute Shield for Randwick in that time to keep up the fitness…?? Eight weeks is a long break to be thrust in against a hungry skillful side like Georgia who deserve to be in the “7 Nations”. (Italy, Wales & Scotland v Georgia, can’t wait to see those ones). In the second test against Wales, Donaldson was put on for nine minutes. That was a mistake from the coaching team, who already knew he was starting the following week against Georgia. They should have put him on for 20-25 minutes, with Nick Whyte at halfback, and their combination from the Force would have flowed. Donaldsons first 20 minutes against Georgia was a shocker. However, well done to Joe Schmidt for keeping him out there because Donaldsons game improved as the rust came off, he was hammered a few times and handled it and he came into his groove. He made mistakes which they will all learn from. Ben Donaldson is a naturally talented rugby player who the Wallabies have to stick with at no.10. “Over the black Dot-aldson” is a good nick name for him with his awesome goal kicking style. It looks as though, off the boot, it’s going to hit the post. Then it just curves in beautifully every time, once he is in the groove. Donaldsons play this season for the Force, with Kurtley and co., was amazing to watch. Kurtley making one of the best comebacks in history. Donaldson has to be played consistently with Flash Gordon, Big LEN, McReight, Tupou, Kellaway. Oh, that’s right, there is Bell, Kerevi, Petaia (This list does go on a bit). Donaldson will be slotting these weapons into gaps, and into the clear, before we know it… One more thing which I will just assume is happening, just include JOC in the Wallabies squad. He is a rugby genius. His skills, wisdom and experience would be infectious around the Wallabies relatively inexperienced backline. JOC has mastered the art of all the positions long ago. JOC is so skilled and match fit atm taking THE REDS, at no.10, within a point of beating Wales. He can come off the bench and slot into the backline for the Wallabies at 10, 12, 13 or 15 at any stage of a test match. Ummm yeah, not bad… I am assuming that BIG JOE, Laurie “Gandalf” Fischer, Mike “The scrum Doctor” Cron and the team obviously already know all this. I am just a passionate rugby union supporter, and I am very happy that these guys are in charge of the coaching duties, what a coaching team the Wallabies have been blessed with. (Good luck with selecting the match day 23 when Will Skelton, who was playing amazing rugby for La Rochelle, and the boys return from Europe/Japan, Samu Kerevi…???) Now just imagine having Bernie Larkham, Toutai Kefu, Nathan Grey and John “Nobody” Eales as your coaching apprentices… GO AUSTRALIAN RUGBY… Doing a great job Phil Waugh, Joe Roff, Dan Herbert and the team. An amazing three years ahead. GO THE WALLABIES… GO THE WALLAROOS… GO THE 7’s in Paris…

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