Pour l'UBB, un statut de champion à assumer : « La pression est décuplée une fois que tu as gagné un trophée »
Arriver au sommet est une chose, y rester en est une autre. La saison dernière, l’Union Bordeaux-Bègles a franchi une marche capitale dans son évolution en remportant son premier trophée majeur de l’ère professionnelle : la Champions Cup. Une prouesse à une époque où le Stade toulousain et sa génération dorée fait figure d’épouvantail, à la fois en Top 14 et sur la scène européenne.
Comme nouveau grand, l’UBB était attendue cette année, celle de la confirmation avec ce statut d’équipe à battre sur les épaules. Force est de constater qu’elle l’a parfaitement endossé avec une phase de poules parfaite et un 20/20 qui lui assure de recevoir jusqu’en demi-finale.
« Ça met encore plus de pression, assure son président Laurent Marti. Nous l’avons découvert depuis qu’on a eu la chance de gagner un trophée majeur. Au début de notre histoire, on a eu la pression pour monter, puis la pression pour se maintenir, pour se qualifier, pour aller en finale, pour gagner un trophée. La pression est décuplée une fois que tu as gagné un trophée majeur. C’est beaucoup de responsabilité mais c’est une pression positive. Le club dans son entièreté n’a pas envie de rendre la coupe à quelqu’un d’autre »
Leicester, un adversaire à ne pas sous-estimer
Une nouvelle phase démarre pour l’UBB dimanche à Chaban-Delmas contre Leicester (16 heures). Celle où le faux-pas est synonyme d’élimination et de fin de saison moins savoureuse. Une étape qu’elle aborde avec confiance contre une équipe qui s’est qualifiée en n’ayant obtenu qu’une seule victoire en quatre rencontres.
En président qui a connu beaucoup d’échecs avant d’aller toucher la gloire, Laurent Marti préfère néanmoins se montrer prudent pour cette opposition face au troisième du championnat anglais.
« Je me souviens que Leicester était venu nous battre chez nous (16-13 en décembre 2021, ndlr). Ça fait partie des grands clubs d’Angleterre, qui sont plutôt durs devant. Ils se comportent plutôt bien en Champions Cup et le match contre la France durant le Tournoi a prouvé qu’à tout moment, les Anglais peuvent sortir un très grand match. Il y a de très gros joueurs, ils ont des internationaux devant, donc on s’attend tout simplement à un gros match de Top 14. »
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Éviter de trop penser à Toulouse
En Top 14, justement, l’UBB s’est bien refaite la cerise après avoir connu quelques couacs durant les fenêtres internationales. À égalité de points avec Pau, deuxième, elle est engagée dans une lutte au couteau pour décrocher cette deuxième place qui lui éviterait la case barrage.
Mais à l’inverse des Béarnais, en lice pour les huitièmes de finale de la Challenge Cup mais vraiment focalisés sur l’opportunité d’accrocher une qualification historique pour la phase finale du Top 14, les partenaires de Matthieu Jalibert entendent mener un combat total sur les deux fronts sans trop se projeter, même si l’hypothèse d’un quart de finale contre le Stade toulousain est impossible à occulter.
« Tout le monde nous en parle mais on le refuse totalement sinon on va faire la même bêtise que face aux Harlequins (défaite 42-41 à Bordeaux en quart de finale en 2024), prévient l’homme fort de l’UBB. Le grand danger est toujours là. Mais j’ai confiance en Yannick Bru et nos leaders pour bien faire réaliser aux joueurs qu’on a un match très dur à jouer contre une équipe anglaise très rude et on ne pense pas au prochain match. » Une progression marche après marche sans brûler d’étape pour espérer lever un nouveau trophée dans les prochaines semaines.