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Leo Cullen (Leinster) : les leçons qu'il tire de la défaite face à l'UBB en finale de Champions Cup

Bilbao, Espagne – 23 mai 2026 ; Noel McNamara, entraîneur de l'attaque de l'Union Bordeaux Bégles, et Leo Cullen, entraîneur principal du Leinster, après la finale de l'Investec Champions Cup opposant le Leinster à l'Union Bordeaux Bégles au stade San Mamés de Bilbao, en Espagne. (Photo : Brendan Moran/Sportsfile via Getty Images)
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L’entraîneur du Leinster Leo Cullen avait un sentiment partagé au soir de la défaite face à l’Union Bordeaux-Bègles – 41-19 – en finale de la Champions Cup à Bilbao. D’un côté la déception légitime, de l’autre le sentiment d’avoir vécu un moment fort. Et c’est plus cet aspect qu’il a souhaité mettre en avant en début de conférence de presse d’après-match.

Une défaite dans une ambiance de fête

« Il y a tellement de supporters du Leinster dans le nord de l’Espagne pour un événement comme celui-là. L’ambiance là-bas était incroyable, genre quand on arrive au stade et même pendant les deux derniers jours, on voit des drapeaux bleus et des maillots partout », a-t-il remarqué.

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BILBAO, ESPAGNE - 23 MAI : Des supporters du Leinster Rugby agitent des drapeaux pour encourager leur équipe avant la finale de l'Investec Champions Cup opposant le Leinster Rugby à l'Union Bordeaux-Bègles au stade San Mamés, le 23 mai 2026 à Bilbao, en Espagne. (Photo de David Rogers/Getty Images)

« Il y a donc d’un côté le fait que c’est incroyable d’en faire partie, mais d’un autre côté, c’est décevant. Il y a de la frustration car on s’est créé beaucoup d’occasions dans le match, mais on n’a pas été aussi efficaces qu’on l’aurait voulu. Il faut vraiment féliciter Bordeaux, car ils ont été incroyablement efficaces dans tout ce qu’ils ont fait. Alors qu’ils ont marqué cinq essais en première mi-temps, nous n’en avons marqué que trois dans le match.

VIDEO

Attaque

248
Passes
128
162
Courses avec ballon
104
418m
Mètres après contact
283m
6
Franchissements
6

« Nous avons eu beaucoup de possession (55%) et beaucoup d’occupation du terrain (68%) tout au long du match, mais nous sommes loin d’avoir été efficaces avec ce que nous avions et nous avons concédé des occasions un peu trop facilement. »

La première mi-temps et tout s’effondre

Tout avait pourtant bien commencé pour le Leinster, qui avait dominé une longue séquence d’une vingtaine de temps de jeu pour ouvrir le score par O’Brien (7-0, 9e), mais les erreurs individuelles avaient ensuite brisé toute ambition irlandaise : un effleurement malheureux de Keenan sur un dégagement avait offert une mêlée à cinq mètres conclue par Uberti (14-7, 19e), Gibson-Park avait été mystifié puis dépossédé du ballon par Penaud pour offrir le doublé à Bielle-Biarrey, et une passe interceptée par Moefana avait commencé à transformer la demi-finale en désastre (35-7 à la pause).

En seconde période, le carton jaune de Lucu avait ouvert une fenêtre que les Irlandais n’étaient parvenus qu’à moitié à exploiter (35-12), avant que la défense bordelaise ne referme définitivement le couvercle sur ce qui ressemblait cruellement à une sixième finale perdue consécutive pour une équipe qui, malgré quatre titres à son palmarès, n’était plus arrivée à franchir la dernière marche.

Une remontée avortée, un couvercle définitivement fermé

« C’est un match malheureux, ça nous a un peu échappé en première mi-temps. Il y a eu beaucoup de bonnes choses pour tenter de revenir dans le match, on a marqué quelques beaux essais en deuxième mi-temps, mais on a quand même laissé filer tellement d’occasions », regrettait Leo Cullen qui se promet de bien débriefer avec son staff pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. « On veut avoir cet état d’esprit impitoyable dans l’exécution, mais on n’y est pas tout à fait. »

Jacques Nienaber
BILBAO, ESPAGNE - 23 MAI : Dan Sheehan et Andrew Porter, du Leinster, affichent un air abattu après la finale de l'Investec Champions Cup qui a opposé le Leinster Rugby à l'Union Bordeaux-Bègles au stade San Mamés, le 23 mai 2026 à Bilbao, en Espagne. (Photo de David Rogers/Getty Images)

Selon lui, la suprématie de Bordeaux n’est pas usurpée. « Ils nous ont bloqués, ils ont eu de nombreuses occasions, ils ont gratté beaucoup de ballons et ils ont attaqué sur plusieurs fronts. Et encore une fois, ils ont simplement montré la qualité de l’équipe qu’ils ont probablement été toute l’année. Ils n’ont pas eu un parcours facile jusqu’à la finale, ils ont dû battre des adversaires pour y arriver et gagner en cours de route. Ils l’ont encore montré à certains moments. Et nous avons simplement laissé le score nous échapper en première mi-temps, ce qui est probablement trop », assurait Cullen.

La leçon du Top 14 : vitesse et état d’esprit

Un peu plus rapides, c’est sans doute l’une des principales leçons que le Leinster veut retenir de cet adversaire, mais aussi des autres de Top 14 qu’il a dû affronter. « En termes de compétition, c’est clairement la vitesse à laquelle les équipes jouent qui fait toute la différence », affirmait-il. « Si vous vous souvenez du début de saison, quand Toulouse a marqué, je ne sais plus, une soixantaine de points, voire 70. Je me souviens qu’à la sortie de ce match ils disaient que tout tenait à la vitesse à laquelle Toulouse jouait à ce moment-là. Et bien sûr, Toulouse est en tête du Top 14.

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« Nous avons livré de nombreuses grandes batailles contre Toulouse dans cette compétition au fil des ans – parfois nous avons gagné, parfois c’est eux qui ont gagné. Mais oui, lors de ce match, je pense que tout le monde pensait à la vitesse avec laquelle Toulouse jouait. Ce sont des actions menées à grande vitesse. Et c’est probablement ce qui me frappe le plus : la vitesse avec laquelle ils font les choses. C’est un état d’esprit que nous devons adopter dans notre championnat également.

Louis Bielle-Biarrey
Louis Bielle-Biarrey, de l'Union Bordeaux-Bègles, exulte après avoir percé la défense pour marquer le quatrième essai de son équipe lors de la finale de l'Investec Champions Cup opposant le Leinster Rugby à l'Union Bordeaux-Bègles au stade San Mamés, le 23 mai 2026 à Bilbao, en Espagne. (Photo : Juan Manuel Serrano Arce/Getty Images)

« Bien sûr, il y a différentes variables, différents défis et tout le reste, mais c’est probablement la seule chose que je retiendrais du Top 14 en ce moment. La vitesse et la qualité. Et vous savez, les équipes du Top 14 fonctionnent selon des modèles différents du nôtre. Elles ont accès à certains talents étrangers auxquels le Top 14 peut faire appel – ce n’est pas pour dire ce qui est bien ou ce qui est mal, ce sont simplement les cartes que nous avons en main. Alors on investit beaucoup dans nos jeunes joueurs, le système de l’académie, on fait progresser des gars à travers Leinster, des gars qui veulent jouer pour Leinster. On doit faire en sorte que ça change, parce qu’on doit progresser. »

Bordeaux, meilleure équipe d’Europe, tout simplement

Les Bordelais ont débordé les Irlandais et Cullen tenait à leur rendre hommage. « Mais ils ont fait ça à beaucoup d’équipes au cours des deux dernières saisons. On savait donc que ça allait être un défi difficile. On savait qu’on partait en position d’outsiders aujourd’hui », rappelait l’entraîneur du Leinster.

« Ils étaient favoris pour une bonne raison : parce qu’ils ont été très performants ces deux dernières saisons. Et ils ont beaucoup de joueurs de qualité.

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« Et oui, ils ont été juste meilleurs que nous aujourd’hui. Mais c’est quelque chose sur lequel nous devons réfléchir et essayer de nous améliorer. Est-ce qu’on peut s’améliorer pour atteindre une autre finale et remporter une autre finale dans cette compétition la saison prochaine ? C’est encore loin, n’est-ce pas ? Mais c’est ce que tout le monde vise, tout le temps. Rien ne reste éternellement dans le sport, n’est-ce pas ? Alors oui, tout le monde reviendra l’année prochaine. Et les champions, qui ont remporté deux titres d’affilée, vont maintenant tenter d’en remporter un troisième. Tout le monde sera à leurs trousses, car ils sont clairement la meilleure équipe de la compétition en ce moment. »

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G
GodOfFriedChicken 37 minutes ago
Jamie Joseph pinpoints where Highlanders repeatedly fell short in 2026

I’m not saying to have them rely exclusively on high school talent but teams should be able to retain their top local talent rather than lose them to more regularly successful unions on a regular basis. Look at what’s happened to the Manawatu region, who lost the entire Whitelock family and Codie Taylor to Canterbury before any of them could even play a game there. Imports are part of the game but if it’s a top talent that was either raised in your region or already plays in your region at a position that’s not of surplus, you should have more ability to have their rights. Also on the note of Tupou-Ta’eiloa, he moved to Moana because he wants to play for Tonga i.e. the actual purpose of the team.

The salary cap in SRP is very poorly enforced, especially when you compare it to leagues like the NRL or most of American sport. There’s no salary floor, so a team like the Highlanders is regularly spending much less than their other NZ teams and the whole AB top-up system means that you can essentially pay a bunch of good players much less for their SR salary than they’re worth because the players get enough of an AB top-up that their SR salary doesn’t matter. Given that the ABs have eligibility rules that require them to play SR anyway, it shouldn’t be a massive stretch to slightly increase the salary cap but include AB salaries in there. It’s not being “penalised for doing things right”, it’s keeping teams from hoarding talent and making sure the competition stays fair. Happens in the NRL every time but if their systems are as good as advertised (like Penrith, who’ve had to let go of a star every year to a lesser team since their title runs), then they should be able to rebuild. There’s a reason why the NRL’s had nearly every team (except the Warriors, Dolphins and Titans) win a premiership while SR has become top heavy with a lot of one sided results - one competition lets you hoard talent and essentially lets you pay them with hidden money legally, the other makes sure players are paid what they’re worth for the team.



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