Le Top 14 indétrônable en Champions Cup ? « J'espère que la suprématie française ne durera pas trop longtemps »
La Champions Cup est restée entre des mains françaises. Samedi à Bilbao, l’Union Bordeaux-Bègles a corrigé le Leinster (41-19) lors d’une finale déjà pliée à la mi-temps (35-7). Un deuxième sacre d’affilée pour l’UBB et un sixième consécutif pour un club du Top 14. Forcément, la question de l’hégémonie de ce championnat sur cette compétition se pose, ainsi que la capacité des autres à changer la donne.
Interrogé sur le sujet après la rencontre, l’adjoint de Yannick Bru à l’UBB Christophe Laussucq n’a pu que confirmer cet état de fait. Cette domination sans partage pourrait-elle affaiblir à terme la Champions Cup ?
« C’est possible mais on n’y est pour rien, a répondu Laussucq. On ne va pas refaire l’histoire du rugby mais beaucoup de choses ont fait que le rugby anglais, qui était un rugby de très haut niveau, pour ma génération, peut-être plus riche que nous, s’est un peu cassé la gueule économiquement. »
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Les Bordelais s’imposent en Finale et décrochent un deuxième titre d’#InvestecChampionsCup en deux ans 🍇 pic.twitter.com/OpIWCjschT
VIDEO— Investec Champions Cup France (@ChampionsCup_FR) May 23, 2026
« C’est un peu triste mais ce n’est pas notre faute si le rugby français se porte bien »
Et Laussucq de poursuivre : « Avant, l’Irlande avait aussi trois provinces compétitives alors qu’aujourd’hui, il y a le Leinster et même en y regroupant tous les meilleurs joueurs, on arrive à les battre, que ce soit nous, Toulouse ou La Rochelle. Les Gallois sont largués, les Écossais sont en difficulté… Il y a une hégémonie, c’est un peu triste mais ce n’est pas notre faute si le rugby français se porte bien. »
Quant à savoir si les autres grosses écuries européennes seront en mesure de contester cette hégémonie à plus ou moins court terme ? « J’espère que cela ne durera pas trop longtemps, a soupiré le directeur du rugby du Leinster Leo Cullen. On voit la vitesse à laquelle Toulouse et Bordeaux jouent. On est impressionnés par cette vitesse de jeu. C’est dans cet aspect qu’on doit s’adapter. J’espère que cette suprématie ne va pas trop durer. Mais c’est aussi à nous de faire en sorte que cela ne dure pas trop en étant meilleurs. » Il le faudra nécessairement pour espérer déloger le Top 14 du toit de l’Europe.