Les droits TV du Top 14 multipliés par 5 en 20 ans

Par Willy Billiard
L'importance de l'accord TV avec Canal+ en France avait permis aux clubs du Top 14 de résister à la pandémie (Photo par Jean Catuffe/Getty Images).

Alors que le précédent contrat entamé en 2023 et courant jusqu’en 2027 est encore loin d’être terminé, la Ligue Nationale du Rugby (LNR) a décidé de lancer dès ce début avril son appel d’offres pour les quatre ans qui suivront, 2027-2031.

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Personne ne pourra accuser la LNR d’être ultra prévoyante. Au moins, elle ne sera pas prise au dépourvu à devoir négocier les droits en dernière minute comme c’est souvent le cas avec la Ligue 1.

Ce n’est pas une nouveauté car les droits de la saison 2019-2023 s’étaient négociés en 2016, permettant à toutes les parties prenantes de bien anticiper les rentrées d’argent (et les dépenses) à venir. Et force est de constater que le montant des droits TV a quintuplé en vingt ans.

Lors du contrat 2002-2007, le Top 14 était diffusé pour un montant global de 19,5 millions d’euros. Le montant est passé à 30 millions pour 2001-2011, puis 31,7 millions jusqu’en 2015 avant de s’envoler par la suite : 71 millions (2015-2019), 97 millions (2019-2023) et 113,6 millions (2023-2027).

Les observateurs tablent même sur un montant de 130 millions d’euros minimum pour la prochaine session 2027-2031.

« Il y a quatre ans, 113 millions c’était un pari mais aujourd’hui 130 millions pour le Top 14 oui, c’est jouable », assure Vincent Chaudel, fondateur de l’Observatoire du sport business dans les colonnes de Sud-Ouest.

Certes c’est loin du foot – un milliard d’euros par saison espéré – mais la hausse est constante et la LNR espère réaliser une plus-value de 15% par rapport au contrat actuel, comme le précisait le Midol dans son édition du 22 mars.

Au moins quatre candidats sur les rangs

Comme pour le contrat actuel, la Pro D2 fait partie du package avec le Top 14, soit une prévision attendue de 140 millions d’euros tout compris si plusieurs acteurs se livrent une concurrence féroce.

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On trouve sur les rangs Canal +, le diffuseur et partenaire historique, mais aussi beIN Sports, Amazon et l’Anglais DAZN qui veut s’ouvrir les portes du marché français. Pourtant, au Royaume-Uni, les droits de retransmission TV ne sont pas aussi élevés : 42 millions d’euros pour le Gallagher Premiership (2021-2024) et 64 millions pour le United Rugby Championship (2021-224). On connaîtra le nom du prochain diffuseur à la fin du mois de mai.

« Si demain le Top 14 n’était plus sur Canal + mais sur un média qui n’a pas la même visibilité, peut-être que le sponsoring maillot n’aura pas la même valeur. La télé est donc un acteur important de l’écosystème et il est légitime de vouloir anticiper », précise Vincent Chaudel.

Malgré l’échec de la France en quart de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2023, le rugby a plus que jamais la côte. Sud-Ouest rappelle d’ailleurs l’audience de la brillante affiche Union Bordeaux-Bègles vs Stade Toulousain du dimanche 24 mars : 42 000 supporters dans les tribunes, 723 000 branchés sur Canal. La chaîne cryptée avant battu son record d’audience.

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Commentaires

1 Comment
T
Trajiko 102 days ago

Pourquoi Canal+ et la LNR ne font pas comme la URC/RTé et ne lancent pas une chaine OTT accessible partout dans le monde, à moins que les droits de diffusion ne soient négociés dans tel ou tel pays ? À moins de vivre en France, Italie, Royaume Uni ou Irlande, il est impossible de regarder légalement un match de Top14 en Europe!

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