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Le Stade Français prudent : « On sait d’où on vient ; le Top 14, c’est un championnat très long »


Paul Gustard, entraîneur principal anglais du Stade Français, avant le match de Top 14 entre Perpignan (USAP) et le Stade Français Paris au stade Aimé-Giral de Perpignan, dans le sud-ouest de la France, le 4 octobre 2025. (Photo : Matthieu Rondel / AFP via Getty Images)
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La victoire sur Perpignan lors de la 5e journée a sonné comme un coup de tonnerre pour le Stade Français. Première victoire à l’extérieur en 18 mois et une deuxième place au classement général provisoire. Il n’en fallait pas plus pour qu’on s’enflamme, qu’on parle de tournant dans la saison, de bond en avant. Jusqu’à ce que Morgan Parra prenne la parole.

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Et lui, il est pas du genre à s’enflammer. « Il faut rester lucide, on n’en est qu’à la sixième journée, donc il n’y a rien, vraiment rien de fait », dit-il. « Peut-être que je vous reverrai à la onzième et qu’on sera en train de jouer le maintien, qui sait. On verra. »

Ce n’est pas tant que l’ancienne charnière du XV de France (71 sélections), de Bourgoin-Jaillieu, de l’ASM et du Stade Français reconverti entraîneur de l’attaque du Stade Français est devenu quelqu’un de froid. Non. Ce qui le caractérise c’est qu’il est très réaliste. Et il a raison.

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« On fait tout pour être dans le haut du tableau, mais on sait d’où on vient. On sait que c’est compliqué, que c’est dur chaque week-end. Le Top 14, c’est un championnat très exigeant, très long. Et ce qui est vrai aujourd’hui, jusqu’à novembre, sur un bloc, ne le sera peut-être plus sur le suivant. C’est comme ça, ça change vite », dit-il.

Alors, au moment de recevoir le Stade Rochelais samedi 11 octobre à Jean-Bouin, club qui traverse une mauvaise passe et qui se classe à la 11e position après deux victoires et deux défaites, Morgan Parra sait exactement ce qui attend son équipe.

« On sait que quand on reçoit La Rochelle, il faut vite basculer. Bien sûr, on était contents parce que ça valide le travail fait tout au long de la semaine, les choses qu’on a vues et travaillées ensemble. Mais aujourd’hui, il faut passer à autre chose, car La Rochelle, c’est un gros morceau. Même s’ils ont perdu à Montpellier la semaine dernière, c’est encore plus dangereux pour nous », prévient-il.

Entraînement du Stade Français en prévision de la 6e journée du Top 14 2025 contre le Stade Rochelais. Photo : @SFParisRugby

Le staff emmené par Paul Gustard se défend d’avoir complètement révolutionné son jeu. « Comme toutes les équipes, on travaille chaque semaine sur les mêmes bases. On n’a rien inventé de nouveau, rappelle Parra avant de concéder : « On essaie déjà de se faire un peu plus de passes, de garder le ballon, d’enchaîner. Il y a des choses intéressantes, c’est sûr. Après, quand on est entraîneur de l’attaque, on veut toujours plus. La perfection, le jeu offensif idéal, on y court toujours. Mais on avance étape par étape.

« Il y a une évolution, ça oui. Les joueurs s’impliquent, c’est leur projet aussi. Ce sont eux qui sont sur le terrain, qui prennent les choses en main, qui prennent du plaisir. À eux de continuer. On sait que c’est fragile, toujours. Mais on est dans le bon tempo, surtout avec la victoire à l’extérieur qui nous a fait du bien. Maintenant, le plus important, c’est de garder cette stabilité, de continuer à faire ce qu’on fait, tout en essayant de perfectionner encore un peu plus chaque semaine. »

S’il confirme que cette victoire à Perpignan a été un déclic pour certains joueurs il remarque un changement chez eux. « Aujourd’hui, on voit de l’application, on sent des joueurs concernés, impliqués, avec un autre état d’esprit. Il y a beaucoup de choses qui bougent dans le bon sens », dit-il.

Pas vraiment de changement de méthode, mais quelques ajustements avec un nouveau manager global, un renfort en défense et sur le jeu au pied, une méthodologie un peu différente, mais rien d’extraordinaire ni de révolutionnaire, à en croire l’entraîneur adjoint.

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Malgré tout, face à un Stade Rochelais blessé et toujours amoindri, Parra se méfie. « Je mets en garde, parce que je connais La Rochelle, je connais les joueurs, je connais aussi le staff », prévient-il. « C’est une équipe avec beaucoup d’expérience, qui connaît les grands rendez-vous, qui sait réagir quand elle est en difficulté. C’est une équipe double championne d’Europe, et ce qu’ils ont fait, ce n’est pas anodin. Ce n’est pas quelque chose qui se perd du jour au lendemain.

« Je mets en garde, parce que je connais La Rochelle, je connais les joueurs, je connais aussi le staff »

« Donc aujourd’hui, quand il leur arrive ce genre de début de saison, on sait très bien qu’il y a toujours un réveil derrière. On espère simplement être présents ce week-end, parce qu’il va y avoir un gros combat, beaucoup d’intensité, dans tous les secteurs. C’est quelque chose qu’ils maîtrisent, et ils savent s’y engager. On reste très prudents. On ne s’enflamme pas, loin de là. Même si on a gagné à Perpignan, on est contents parce que ça valide notre travail, mais on sait d’où on vient. Il faut continuer à bosser, à avancer, et surtout confirmer cette victoire à Perpignan. »

Confirmer, c’est le maître-mot des Stadistes cette semaine. Confirmer, consolider pour avancer. « Quand tu reçois un gros, et que tu valides derrière, ça compte, rappelle Parra, conscient des forces et faiblesses de son groupe : du mieux en attaque comme en défense par rapport à la saison passée, mais d’autres secteurs moins performants. Ce match-ci contre le Stade Rochelais, plus encore peut-être que la victoire sur l’Usap de la semaine dernière, pourrait bien être un vrai tournant si tant est qu’il se termine par une victoire pour les soldats roses.

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NoLongerARuck 17 minutes ago
The data shows Dave Rennie's All Blacks can test the all-conquering Springboks to the max

I think many writers talk about the way the game should be played and the problems with playing this way or that and are very biased in one way or the other. Many pundits clearly have agendas like Ben Smith (All Blacks biased and Bok Bashing), Jake White ( pro South Africa but also biased in terms of his own coaching experience) and TV pundits like Matt Williams, Jeff Wilson, Nick Mallett, Schalk Burger or even the Stan Sport crew. I would say that NB is clearly an example of a writer who may have his own opinions but who does not let that get in the way of the facts. He presents them methodically and scientifically and leaves his own preferences for the game out of the equation. He presents arguments for and against and lets us decide for ourselves in the comments section. This is quality jounalism at its best which presents an unrivalled deep dive statistical rugby analysis from a professional analyst that you are unlikely to find anywhere else. When you add the level of engagement the writer endeavours to provide then it becomes quickly apparent that this man is a treasure to rugby fans on this site and rightfully so. I truly do not see the anti bok narrative some fans see, not when the writer presents facts about why the AB’s could challenge the Boks and why the Boks could remain on top after the encounter by explaining where they are strong. Two sides of the arguments presented, we draw our own conclusions. The facts explained, both sides of the argument explored, it sounds like unbiased writing to me.

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