La Rochelle miraculeusement dans le top 6 : « On est là et ça m'excite », dit O'Gara
La Rochelle, en ballottage défavorable au coup d’envoi de cette ultime journée de Top 14, a su renverser samedi 6 juin le Stade Français (27-22) et bénéficier du succès pour l’honneur de Clermont à Bordeaux, pour arracher le dernier billet pour les barrages.
Un scénario à se jeter tout habillé dans le port maritime, comme à l’époque des deux titres européens. Les hommes de Ronan O’Gara ont cru en leur destin en ce printemps de rêve (7 victoires en 8 matchs), bien aidés par un stade Deflandre qui a joué son rôle de 16e homme mais aussi d’alerte de ce qui se passait sur l’autre pelouse à enjeu du soir pour eux, Chaban qui a souri, en vain, à Clermont.
« Je vais dormir très bien ce soir parce que ce club m’a donné beaucoup plus que j’ai donné à ce club », confiait Ronan O’Gara après la rencontre, alors qu’il refusait de se reconnaître soulagé. « Soulagé, c’est pour les faibles », prétendait-il alors. « Moi je suis un compétiteur, j’adore ce club. Je suis content pour les joueurs, je les ai poussés à essayer de faire quelque chose. Je suis hyper content que le club soit dans les six, parce que je pense beaucoup de personnes pensaient qu’on était fous. Mais on est là et ça m’excite et ça m’inspire. »
« Après toute la merde qu’on a mangée… »
Absents des phases finales la saison dernière, les Maritimes seront cette fois-ci présents, avec des arguments physiques – malgré les pertes de Will Skelton et Uini Atonio en cours de saison – de la dureté, de la férocité et dans le sillage d’un patron, Nolann Le Garrec d’une efficacité rare (19,8 points inscrits de moyenne sur les six dernières journées) dont huit essais.
Le Stade Français, longtemps en tête au score, a espéré une demi-finale directe mais Montpellier a fini par la lui ravir en s’imposant à Lyon. Hasard du calendrier, la Rochelle se déplacera dimanche prochain à Jean-Bouin défier de nouveau les Soldats roses.
« Ce qui est bien avec ce groupe, je pense, c’est qu’ils ont décidé de rester ensemble, qu’ils sont soudés pour faire quelque chose. C’est pas une réussite d’être dans les six, mais je pense, après toute la merde qu’on a mangée, nous sommes dans les six. Donc je vois le verre à moitié plein, pas à moitié vide. C’est miraculeux d’être qualifié. C’est une victoire importante pour le club. Maintenant, tout est possible. »