O'Gara : « Mais à la fin, beaucoup d’esprit rochelais »
En pleine interrogation sur son avenir à la tête du Stade Rochelais, le manager Ronan O’Gara a voulu balayer cette question pour se concentrer sur le résultat de l’exploit du soir : battre les champions de France en ouverture d’une nouvelle saison de Top 14 qu’il voit prometteuse et finir dans le top 6.
« Je peux parler de ça pendant 30 minutes, j’espère qu’on le fera à l’avenir, mais ce n’est pas le moment », a-t-il indiqué d’entrée de jeu. « Ce n’est pas ma décision non plus, j’ai une super femme et cinq magnifiques enfants, ce sont des décisions à prendre ensemble. Mais c’est un club spécial. Si ce n’était pas le cas, je pense que ce serait fini pour moi ici, mais je ne sens pas du tout ça, j’ai beaucoup de travail à faire. La ville m’a pris avec beaucoup d’amour, c’est important pour moi et pour ma famille, aussi, parce que ce n’est pas juste un boulot. C’est beaucoup plus que ça, c’est ce pourquoi on est ici, dans une région qui apprécie le rugby, qui m’apprécie. Peut-être que demain matin, je vais faire une réunion avec Vincent Merling, mais il y a un match samedi (à Toulon, ndlr) et ça, c’est le plus important. »
Une première période catastrophique
Passées ces formalités, O’Gara a vite recentré le débat sur l’info du soir et ce que ça implique. Car là où d’aucuns voient un exploit face à Toulouse qui avait aligné son armada, lui semble voir le verre à moitié vide. « Pendant quarante minutes, on était vraiment dans le dur. J’avais beaucoup d’attentes ce soir. Les premières quarante minutes, c’était catastrophique. Comment tu peux payer pour aller voir ça, on représente quoi, c’est quoi notre but ? Je suis désolé pour les supporters du Stade rochelais car ce n’était pas nous, une performance bizarre », a-t-il regretté.
« Mais à la fin, beaucoup de caractère, d’envie, de volonté, d’esprit rochelais. C’est la journée un, il y a beaucoup de choses à travailler. Il y a énormément de fierté. À la mi-temps, je dois féliciter mes joueurs de ne pas avoir perdu l’esprit pour rester dans le match. C’est la plus grande satisfaction ce soir. »
Revenant sur les essais concédés, l’ancien ouvreur irlandais a reconnu certaines largesses défensives. « Le premier essai concédé, c’est un cadeau, les deux autres sont assez simples. Normalement si tu donnes plus de vingt points, tu perds. Mais la seconde mi-temps a été fantastique. Je trouve qu’on a bien plus joué chez eux, on a forcé les choses. On a eu une mêlée forte ce soir.
« Le marathon ne fait que commencer…»
« C’était un match avec beaucoup d’erreurs de notre part. Les joueurs ont changé d’état d’esprit pendant la mi-temps pour aller chercher une victoire. Il y a des moments où, peut-être, on a un peu de chance, mais à d’autres, je pense à la fin, on a bien mérité le match nul, peut-être. Mais c’était bien, ils ont cherché une pénalité en mêlée, Antoine (Hastoy) a tapé un super ballon en touche, puis, ballon porté… Ça me plaît énormément de voir le public comme ça parce que sans lui, on n’est pas intéressant. »
La deuxième m-temps, c’est ça qu’il faut garder en tête, comme le confiait le deuxième ou troisième-ligne Paul Boudehent. « Il y a une deuxième période vraiment aboutie de notre côté, c’est le moins qu’on puisse dire », assurait-il. « Personnellement, je suis content qu’ils soient venus avec une bonne équipe. Parce que c’est toujours un bon challenge. C’est, aujourd’hui, quoi qu’on puisse dire, la meilleure équipe, elle le prouve depuis longtemps maintenant. Ça nous apporte pas mal de confiance parce que gagner les deux matchs amicaux et perdre sur la J1, ça n’a aucun intérêt. On est sur une bonne dynamique mais le marathon ne fait que commencer, il va falloir continuer. »
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