Romane Ménager révèle ce qu'elle compte faire après le rugby
Si Romane Ménager (30 ans, 68 sélections) a souhaité mettre définitivement un terme à sa carrière à la mi-juillet, c’est clairement pour envisager la suite dans les meilleures conditions possibles. « L’hésitation a duré deux saisons quand même », explique-t-elle dans une interview à nos confrères du Midi Libre.
Une décision mûrie pendant deux saisons
« Je pense que je me suis beaucoup menti aussi parce que j’aime profondément le rugby. J’essayais de me raccrocher au maximum et de tout tenter. Il faut être lucide. Il y a une vie derrière et j’ai l’ambition de bien la réussir aussi. »
Cette vie derrière, l’ancienne troisième ligne internationale la dévoile en avant-première : « Là, je reprends une formation pour être préparatrice physique », révèle-t-elle.
« J’aimerais continuer dans le domaine du rugby parce que ça me passionne. Et j’adorerais rester pleinement sur Montpellier. Mais parfois, les opportunités viennent aussi ailleurs. »
Lille, puis le basculement à Montpellier
Passée par le LMRC Villeneuve d’Ascq dès l’enfance, elle apprend vite, très vite. À sept ans, déjà sur les terrains du Nord, elle progresse aux côtés de sa sœur jumelle Marine avec qui elle vient de fêter son 30e anniversaire (le 26 juillet). Jusqu’à ce premier basculement, à 18 ans, lorsqu’elle découvre l’élite sous les couleurs de Lille MRCV.
La sélection arrive dans la foulée ; en novembre 2015, face à l’Angleterre, un premier cap avec le XV de France où elle ne tarde pas à s’installer durablement. Deux Coupes du monde suivent, en 2017 en Irlande puis en 2022, et une place qui ne se discute plus vraiment. Avec les Bleues, elle soulève deux Tournois des Six Nations, en 2016 puis en 2018, année d’un Grand Chelem historique.
En 2018, les sœurs Ménager quittent Lille pour Montpellier. Romane y ajoute une ligne à son palmarès avec un titre de championne de France en 2019, après celui déjà conquis en 2016 avec Lille.
Un profil explosif devenu référence mondiale
Numéro 8 dense, explosive, elle imposait un style direct, de l’impact, des prises d’intervalle tranchantes, une capacité à faire basculer une séquence mais qui lui vaudront quelques commotions. Pendant plusieurs saisons, son nom circulait parmi les références mondiales au poste. Mais le corps a fini par rappeler ses limites, si bien qu’à la mi-juillet 2026, à 29 ans, elle met un terme à sa carrière.
« Peut-être que le plus beau match de ma carrière, c’est le titre de championne de France avec Lille », raconte-t-elle à nos confrères. « Ma première sélection (7 novembre 2015), c’était incroyable. La Coupe du monde (2022), je pense que c’est peut-être le meilleur tournoi que j’ai fait, je l’ai apprécié avec tellement d’insouciance.
« Mais ce qui me manque le plus, ce sont les moments de victoire en fait. Ce collectif, cette attache, ce partage de moments qui sont vraiment complètement à part. Et ça, c’est ce qui manque le plus quand ça s’arrête.
« J’ai accompli beaucoup de choses. J’aurais aimé avoir encore plus de chances de pouvoir porter le maillot de l’équipe de France, jouer plus de Coupes du monde. Mais en étant pleinement objective, je pense que j’ai déjà fait une super carrière et je l’ai vécue avec beaucoup de passion et de plaisir. »
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