L'internationale Romane Ménager prend sa retraite à 29 ans et 68 sélections
La troisième ligne aux 68 sélections avec le XV de France Romane Ménager a annoncé mercredi 15 juillet sur son compte Instagram prendre sa retraite sportive « afin de préserver [sa] santé » après de multiples commotions cérébrales qui l’ont régulièrement empêchée de jouer ces deux dernières années.
Sa soeur jumelle Marine, co-capitaine du XV de France pendant la Coupe du Monde de Rugby 2025, avait choisi de mettre fin à sa carrière après la compétition.
Premier ballon à 7 ans
« Au fil des années, j’ai eu la chance de porter les couleurs de Montpellier et, surtout, de réaliser mon rêve de petite fille : porter le maillot de l’équipe de France et représenter mon pays », écrit la jeune femme de 29 ans qui a commencé le rugby il y a 22 ans à Villeneuve-d’Asq.
« J’ai surtout eu la chance de croiser la route de femmes exceptionnelles, passionnées, engagées et inspirantes. C’est sans doute la plus belle richesse que le rugby m’aura offerte. Après deux saisons à tout mettre en œuvre pour retrouver les terrains dans les meilleures conditions possibles, et grâce à l’accompagnement de personnes compétentes, bienveillantes et investies, je dois aujourd’hui me rendre à l’évidence. Il est temps d’écouter mon corps. »
Triste mais consciente de sa situation, Romane Ménager a pris la décision, en accord avec le corps médical, « de mettre un terme à mon parcours de joueuse afin de préserver ma santé ».
Une carrière marquée par l’excellence
Sa série de commotions lui avait fait manquer la Coupe du Monde de Rugby 2025 en Angleterre, après en avoir subi une nouvelle pour son match de retour lors du Tournoi des Six Nations, contre l’Italie.
« Le rugby a occupé une immense place dans ma vie. Il m’a fait grandir, vibrer et apprendre. Il m’a offert des émotions difficiles à égaler et des rencontres inoubliables », raconte la joueuse qui a disputé la Coupe du Monde de Rugby en 2017 et en 2022, avec deux troisièmes places à la clé, et figurait aussi dans le groupe qui a décroché le dernier Tournoi des Six Nations remporté par les Bleues, en 2018. Elle a remporté deux fois le championnat de France, avec Villeneuve d’Ascq (2016) puis Montpellier (2019).
« Si je referme aujourd’hui ce chapitre, je le fais avec la certitude que l’histoire, elle, est loin d’être terminée. Les plus belles pages restent encore à écrire. Je suis fière de voir l’évolution du rugby féminin et, surtout, l’engagement, la passion et l’investissement de toutes les femmes qui le font vivre et progresser chaque jour », promet-elle.