Répartition financière de la LNR : pourquoi Toulouse touche le pactole
8,6 millions d’euros. C’est la somme que va toucher le Stade toulousain sur les 126,5 millions que la Ligue nationale de rugby (LNR) s’apprête à redistribuer aux 30 clubs professionnels pour la saison 2025-2026. Un montant sans équivalent chez la concurrence, et pas vraiment une surprise au vu du palmarès du club.
La Ligue répartit cette enveloppe selon trois critères : la solidarité, le mérite sportif, et le soutien à la formation ou aux infrastructures. Le Top 14 récupère 70% du total, la Pro D2 les 30% restants. « En garantissant une base solide à chaque club, […] nous construisons le rugby professionnel français de demain », justifie Yann Roubert, président de la Ligue, dans le communiqué diffusé mardi 25 août.
Le mérite sportif, moteur de l’écart
Toulouse doit avant tout son avance à ses résultats. Quadruple champion de France en titre, en lice pour un cinquième Brennus d’affilée, performance qu’aucun club n’a encore jamais réalisée, le club récupère à lui seul 2,3 millions d’euros au titre du seul critère sportif. L’UBB suit avec 2,2 millions, puis Montpellier et le Stade français, à égalité avec 1,9 million.
Ce critère prend en compte les performances de la saison en cours, championnat comme Coupe d’Europe, demi-finales pour la Champions Cup, finale pour la Challenge Cup, ainsi que le classement sur les cinq dernières saisons. La LNR a dévoilé mardi, pour la première fois, le détail complet de cette grille, validée en assemblée générale le 8 juillet et encore susceptible d’ajustements avant l’arrêté définitif des comptes en décembre.
Un XV de France qui pèse dans la balance
Second levier qui gonfle la cagnotte toulousaine : le nombre de ses internationaux. Chaque club touche 1 900 euros par jour de mise à disposition d’un joueur pour l’équipe de France. Résultat, 1,7 million d’euros pour Toulouse sur ce seul critère, contre 0,9 million pour l’UBB et 0,8 million pour Pau.
L’écart devient frappant avec le Stade français. Le club parisien, qui n’a compté que deux sélections tricolores la saison passée, via Noah Nene et Moses Alo-Emile, ne touche que 100 000 euros à ce titre, soit dix-sept fois moins que Toulouse.
Le reste du classement
Derrière Toulouse, l’Union Bordeaux-Bègles, double championne d’Europe en titre, perçoit 7,4 millions d’euros, suivie par la Section paloise avec 6,8 millions. Huit clubs se situent sous la moyenne du Top 14, fixée à 6,1 millions. Le LOU (5,3 millions) et Montauban (5,2 millions), relégué en Pro D2 et remplacé cette saison par le RC Vannes, ferment la marche.
En Pro D2, la moyenne s’établit à 2,4 millions d’euros par club. Le RC Vannes, sacré champion l’an passé, arrive en tête avec 3 millions, devant Biarritz, moins bien doté avec 2,1 millions.
Cette manne provient des 190 millions d’euros de revenus enregistrés par la LNR sur la saison, issus principalement des droits audiovisuels, du marketing, des recettes de matches et des versements de l’EPCR liés aux compétitions européennes. Une très large part de ce total repart directement vers les clubs.
Répartition par club du Top 14 pour la saison 2025-2026
| Club | Montant (M€) |
|---|---|
| Toulouse | 8,6 |
| Bordeaux-Bègles | 7,4 |
| Pau | 6,8 |
| La Rochelle | 6,5 |
| Toulon | 6,3 |
| Clermont | 6,1 |
| Stade français | 6 |
| Racing 92 | 6 |
| Montpellier | 5,8 |
| Bayonne | 5,5 |
| Lyon | 5,3 |
| Castres | 5,2 |
| Montauban | 5,2 |
| Perpignan | 4,9 |
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